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CONGRÈS
MÉDICAL INTERNATIONAL
DE PARIS
Paris. — Imprimerie de B. Martinet, rue Iti^noo, S.
CONGRES
MÉDICAL INTERNATIONAL
DE PARIS
AOVT t8«9
PARIS
VICTOR MASSON ET FILS | P. ASSELIN, S' DE LABÉ
FULCB DK L'tGOU^B-IltMCDIE 1868
1
CONGRÈS
MÉDICAL INTERNATIONAL DE PARIS
INTRODUCTION
Dans la dernière séance du Congrès médical réuni à Bordeaux en 1865> M. le professeur Henri Gintrac formulait la proposition suivante : « Notre hono- rable confère M. Willemain vient de nous proposer de choisir Strasbourg pour siège du Congrès médical de 1866^ et nous acceptons avec empressement la gra- cieuse hospitalité qui nous est offerte. Permettez-moi de porter mes regards plus loin. Le succès des assises médicales^ inauguré en 1863 par la ville de Rouen, confirmé à Lyon Fan dernier^ n'est peut-être pas moins éclatant à Bordeaux. Des qaestions importantes ont été l'objet d'études approfondies ; un grand nombre de travaux en dehors du programme ont été présentés par les hommes les plus com- pétents ; les discussions qui ont suivi les lectures ont jeté de vives lumières sur des sujets d'un haut intérêt. Eh bien ! messieurs, cette somme considérable d'utilité scientifique et d'avantages sérieux qu'a pu produire le Congrès médical de Bordeaux, je viens vous proposer de les centupler en demandant pour l'année 1867 la réunion à Paris d'un Congrès médical, plus que français, d'un Congrès in- ternational des médecins de tous les pays. En 1867, vous le savez, une Exposi- tion universelle doit faire converger à Paris les inteUigences de tous les pays civi- lisés. N'est-ce pas une admii*able occasion d'interroger les représentants de la science médicale de toutes les contrées, de former comme un faisceau des connais- sances acquises en lieux si divers, de s'assimiler les découvertes et les progrès obtenus ailleurs, de préparer la solution des plus hautes questions d'hygiène pu- blique et humanitaire ? C'est de Bordeaux qu'est partie l'initiative de la grande association confraternelle des médecins de France ; j'ai à cœur que notre ville ait encore l'honneur de faire entendre au nom de la science un appel aux méde- cins de tous les pays. Je propose donc que le Congrès de Bordeaux émette le vœu qu'un Congrès international de médecins soit tenu à Paris en 1867. »
La proposition de M. Henri Gintrac, appuyée par M. Linas, fut accueillie par l'unanimité de l'assemblée. De là est issu le Congrès international de Paris, dont le caractère a été irrévocablement fixé par cette origine même; directement émané du Congrès de Bordeaux, remplaçant pour 1867 la session annuelle ordi- naire du Congrès médical de France, le Congrès de Paris dut comme ses aines se maintenir rigoureusement sur le terrain de la science ; les conditions de sa nais- sance et de sa filiation en faisaient une loi ; il n'y avait pas de déviation possible. Le Comité d'organisation est demeuré fidèle à cette obligation qui était un de- voir, et suivant en cela l'exemple donné par les Commissions executives qui l'a-
1
2 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
vaient précédé, il a défini et limité nettement par un article des statuts le domaine du futur Congrès.
Aussitôt après son retour à Paris, fil. le professeur Bouillaud, président d'hon- neur du Congrès de Bordeaux, procéda à la formation d'une commission execu- tive, chargée de préparer l'organisation du Congrès international, et le 7 décem- bre 1865, cette Commission se constitua déflnitiTement par la nomination de son Bureau.
Elle était ainsi composée :
MM. Barthez (E.), médecin de l'hôpital Sainte-Eugénie, médecin du prince im- périal. Béclaid (J.), agrégé de la Faculté, secrétaire de l'Académie de médecine. Béhier, professeur à la Faculté, médecin de l'hôpital de la Pitié. Bouchardat, professeur à la Faculté.
Bouillaud, professeur à la Faculté, médecin consultant de l'Empereur. Broça, professeur à la Faculté, chirurgien de l'hôpital Saint-'Aotoiae. Decbambre, rédacteur en chef de la Gazette hebdomacMre, membre du Co- mité des Sociétés savantes au Mmistère de l'instruction publique. Denonvilliers , inspecteur général de l' Université, professeur à la Faculté. FoUin, agrégé de la Faoulté, chirurgien de l'hôpital Cochin (1). Gavarret, professeur ii la Faculté.
Gosselin, professeur à la Faculté, chirurgien de l'hôpital de la Pitié. Jaccoud, agrégé de la Faculté, médecin de l'hôpital Samt-Autoine, Lasègue, professeur à la Faculté, médecin de l'hôpital ISecker. Longet, professeur à la Faculté. Robin (Ch.), professeur à la Faculté, membre de l'Institut. Tardieu, professeur à la Faculté, médecin consultant de r£mp«reur. VerneuU, agrégé de la Faculté, chirurgien de l'hôpital Lariboisière. Vidal (E.), médecin de l'hôpital Saint-Louis. Wurtx, doyen de la Faculté,
BUREAU DE LA GOllIftaSION.
Président : M. Bouillaud.
Vice-PrésidenU : MM. PenonviUiers^ Gavarret, Tardieu-
Secrétaire général : M. Jaccoud.
Secrétaire trésorier : M. Vidal.
Le Comité s'est alors mis à l'œuvre, et le 20 mars 1866, il a reçu de M. le mi- tiistre de l'intérieur l'autorisation néeessaire pour la réunion du Congrès. Le bu- reau s'est aussitôt mis en rapport avec M. le ministre de l'instruction publique qui, non content de donner son entière approbation à cette œuvre scientifique, a bien voulu en accepter le haut patronage. M» le ministre de l'agriculture et du com- merce aceueiUit avec la même faveur le projet qui lui fût présenté, et M. le mi- nistre des affaiMs étrangères promit de signaler et de recommander le Congrès aux représentant! de la France à l'étranger»
Après ces démarches préliminaires, nous avons adressé aux journaux médicaux
(i) Ce savant oonflpère m devait pas voir la réaliiatioB de celle «envrt; il a nuMOttMà une douloureuse maladie, «t tandis que le Cemité perdait en'hii ua de tee vembrea lee phis dévoués, la science pleurait ua de lea promoteurs les plus ferve^ksi
INTHÛDUGTION. S
btnçaU et étrangers une circulaire destinée à faire connaître le projet en lui- même, et ce qui avait été fait déjà pour en assurer la réussite. Cette pièce fut in- sérée avec un bienveillant empressement dont le Comité a été sincèrement tou- ché, et U est heureux d'offrir ici à la presse médicale le témoignage public de sa reconnaissance.
Après la publication de cette circulaire qui porte la date du 1"^ juin 1866, la Commission organisatrice s'est occupée de l'élaboration des statuts et du pro- granmie, et à la suite de nombreuses délibérations, elle s'est arrêtée aux disposi- tions suivantes :
STATUTS ET PROGRAMME DU CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL
DE PARIS.
Le Comité d'organisation, composé de MM. Barthez (E.), Bëclârd, Béhier,
BOCCHARDAT, BoUlLLAUD, BROCA, DECHAMBRE, DenO^VILLIERS , FoLLIN, GaVARRET,
GoflSEUN, Jaccoud, Laségue, Longet, Robin (Ch.), Tardieu,e Vrneuil, Vidal, Wurtz, a airêtë les Statuts et le Programme suivants :
Art. 1*'. — Un Congrès médical international sera ouvert à Paris, le 16 août 1867, sous les auspices de S. Exe. le ministre de l'instruction publique.
Art. 2. — Le Congrès, exclusivement scientifique, aura une durée de deux semaines.
Art. s. — Le Congrès se composera de membres fondateurs nationaux et de membres adhérents étrangers.
Seront membres fondateurs les médecins français qui en feront la demande au Comité d'organisation ; le prix de la souscription a été fixé à 20 francs.
Seront membres alihérents les médecins étrangers qui enverront leur adhé- sion à M. le Secrétaire général (M. le docteur Jaccoud, 4, rue Drouot, à Paris). Ils seront exonérés de toute contribution pécuniaire.
Art. 6. — Les membres du Congrès, fondateurs ou adhérents, auront seuls droit de prendre part aux discussions.
Art. 5. — Les travaux du Congrès se composeront :
a. -^ De communications sur les questions proposées par le Comité;
b, -^ De communications sur des si;gets étrangers au programme.
Art. 6. — Le Comité a arrêté le programme suivant :
L — Anatomie et physiologie pathologiques du tubercule. — De la tuber* cuiisation dans les difiérents pays, et de son influence sur la mortalité générale.
U. — Des accidents généraux qui entraînent la mort après les opérations chirurgicales.
m. — Est-il possible de proposer aux divers gouvernements quelques mesures efficaces pour resteindre la propagation des maladies véné- • riennest
IV. — De l'influence de l'alimentation usitée dans les différents pays sur U production de certaines maladies.
Y. -^ De l'influence des climats, des races et des différentes conditions de la vie sur la menstruation dans les diverses contrées.
\1. -- De l'acclimatement des races d'Europe dans les pays chauds*
& CONGRÈS MÉDICAL INTEUMATIONAL.
VII. — Des entozoaires et des entophytes qui peuvent se dërelopper chez l'homme.
Art. 7. — Les membres fondateurs ou adhérents qui désireront faire une com- munication sur une des questions du programme ou sur un autre sujets sont priés d'adresser leur travail à M. le Secrétaire général^ trois semaines au moins (26 juillet) avant l'ouverture du Congrès. Le Comité décidera de l'opportunité des communi- cations et de l'ordre suivant lequel elles seront faites.
Art. 8. — Les séances du Congrès auront lieu tous les jours., le dimanche excepté. Elles se feront alternativement le jour et le soir. Les séances du jour dureront de deux à six heures; les séances du soir auront lieu de huit à dix heures.
Art. 9. — Chaque question n'occupera qu'une séance^ et l'ordre du jour sera ainsi réglé : 1° lecture sur les questions du programme; 2*^ discussion; 3** si le temps le permet, communication des travaux laissés à l'initiative individuelle. Les séances du soir leur seront exclusivement consacrées.
Art. 10. — Un maximum de vingt minutes sera accordé pour chaque lecture.
Art. 11. — A la première séance, le Congrès nommera son Bureau, qui se composera d'un Président, de Vice-Présidents, d'un Secrétaire général, de Secré- taires des séances.
Art. 12. — Le Congrès terminé, le Comité d'organisation reprendra ses fonc- tions pour procéder à la publication des actes du Congrès.
Art. 13. — Tous les Mémoires lus au Congrès seront déposés, après chaque séance> entre les mains du Secrétaire général. Us sont la propriété du Congrès.
Art. 1&. — Les élèves en médecine recevront des cartes d'entrée, mais ils ne pourront être admis à prendre la parole.
Pour le Comité,
Le Président,
BOUILLAUD.
le Secrétaire général^ Jaccoud.
Dans le but de limiter et de préciser les questions de son programme, le Comité a consigné dans les commentaires suivants l'indication des points sur lesquels 11 désire que les études soient spécialement dirigées.
QUESTION PHEMIËRE.
AKATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES DU TUBERCULE. — DE LA TUBERCUUSATION DANS LES DIFFERENTS PATS ET DE SON INFLUENCE SUR LA MORTALITÉ GÉNÉRALE.
Il y a peu d'années encore, il semblait que l'histoire anatomo-pathologique de l'altération que l'on est convenu de désigner sous le nom de tubercule, était com- plètement terminée : le mode de développement, le siège anatomique et les con- séquences de cette altération paraissaient bien établis.
Des assertions émises plus récemment, et qui sont loin d'être confimnas aiit données généralement acceptées, ont soulevé des doutes, et ont fait naître des
INTBODUCTIOU. 5
këiitatMms relativemeiit à ranatomie et à la physiologie pathologiques du tuber- cule.
n serait utile de savoir si les divergences assez tranchées qui existent à cet égard eotre les observateurs peuvent tenir à quelques différences émanant des circon- stances au milieu desquelles l'altération se développe, ou si eUes ne résultent que d'une interprétation variable de faits identiques.
11 7 aurait donc à rechercher :
S'fl existe réellement une production spéciale ou même spécifique qui puisse être considérée comme caractéristique du tubercule.
Quel est exactement le mode de formation de cette altération pathologique.
Enfin, si elle a un siège anatomique exclusif, déterminé et identique dans tous les organes.
Dans ces recherches, il est à désirer que les démonstrations anatomiques et his- tologiques tiennent plus de place que les inteiprétations et les appréciations théo- riques, et que les impressions personnelles ou les déductions spéculatives ne soient (Ku substituées à l'expérimentation et à l'observation rigoureuses.
On devra préciser autant que possible la valeur exacte et le rôle de certaines altérations qui, pour pinceurs observateurs, sont de nature tuberculeuse, tandis qae pour d'autres eUes procèdent d'un mouvement véritablement phlegma- sique.
Comme on le voit, il s'agit surtout ici de la forme d'altération désignée par cer- tains auteurs sous le nom de pneumonie caséeuse.
Est-il réeUement possible d'inoculer le tubercule à la manière des maladies virulentes? Cette question, soulevée dans ces derniers temps, demande encore une solution à laquelle les travaux que sollicite le Congrès pourront concourir.
Quant à la seconde partie de la question, on devra surtout tftcher de préciser les conditions étiologiques qui, dans les différents pays, sont /considérées comme ayant une influence active et prépondérante.
L'influence de l'âge, du sexe, du climat; celle des races diverses, des habitudes sociales, des boissons, des aliments, des industries spéciales aux lieux où l'obser- vation sera faite ; enfin l'action exercée par des maladies antérieures ou coïnci- dentes, seront donc autant de points particuliers qui devront appeler l'at- tention.
En étudiant ces diverses questions à l'aide des matériaux d'observation directe dont chacun pourra disposer personnellement, on avancera certainement beau- coup plus la science qu'en accumulant à propos de ces divers sujets les citations et les hypothèses.
Les formes symptomatiques les plus habituelles dans teUe ou telle localité sont très4mportantes à bien spécifier, conmie aussi les complications les plus fré- quentes, et l'influence qu'elle» peuvent exercer sur la tubercuhsation, soit en ictifant, soit en ralentissant sa marche.
fl est également désirable que l'on puisse étudier dans les divers pays l'in- fluence que la tuberculisation peut exercer sur le développement, la forme ^imptomatique, la marche et plus spécialement la terminaison des autres ma- ladies.
Ce sera déjà un moyen de connaître « l'influence de la tuberculisation sur hi mortaUté générale dans les différents pays », question dont l'importance n'est pu douteuse, quand on considère les ravages que cette affection exerce partout nr les populations.
6 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
11 est très-important^ et Ton ne saurait trop insister sur ce points que les docu- ments mis en œuvre pour étudier ces diverses questions soient aussi exacts que possible. On deK& donc soumettre tous les renseignements, même et fpeilt-être surtout les statistiques administratives» à un contrôle rigoureux^ avant de les accepter à titre de matérfaut d'une valeur positive.
QUESTION II.
DES ACQDENTS GÉNÉRAUX QUI ENTaAINKZrr LA MORT APRÈS LIS OPtRAHONS CHIRUROICALES.
Malgré les progrès incessants de la thérapeutique chirurgicale^ la perfection croissante du manuel opératoire, la richesse de l'appareil instrumental» Tatten- tion minutieuse apportée au régime et à l'hygiène des opérés, la mort suit trop souvent encore les opérations sanglantes. Cette teiminaison fatale reconnaît un grand nombre de causes qu'il faut tout d'abord séparer en catégories.
Tantôt il en faut accuser une faute ou un accident dont le praticien est plus ou moins responsable.
Tantôt il faut attribuer la mort non plus à l'acte opératoire, mais à la maladie qui l'a nécessité, aux complications qu'elle a fait naître autour d'elle, ou auK causes générales qui l'ont engendrée.
Ces causes de mort d'une appréciation facile, la commission les rappelle, mais n'hésite pas à les éliminer du cadre de la question proposée. L'attention des obser- vateurs devra se fixer de préférence sur une troisième catégorie d'accidents dont l'étiologie est beaucoup moins connue.
Une opération a été exécutée d'une manière irréprochable, elle n'a intéressé aucun organe essentiel à la vie, les procédés réparateurs naturels convenablement dirigés, maintenus dans de justes limites et débarrassés de toute entrave, doivent réaliser sams peine une guérison qui semble assurée. Cependant on voit surgir des accidents qu'on ne peut rapporter ni à l'étendue, ni à la nature du traumatisme, ni à la négligence d'un précepte quelconque.
Ces complications formidables sont, pour ne citer que les plus communes : It phlegmon diOus, la gangrène, l'érysipèle» l'angioleucite» la phlébite, la pyohë* mie, le tétanos, etc.
Ces accidents, qui sont de tous les temps et de tous les pays, ont été depuis longtemps soigneusement étudiés. On lutte même codlre eux souvent avec plus de courage que de succès, mais les causes qui président à leur développement sont encore entourées d'obscurité. Il semblerait même qu'ils ne se montrent pas toujours et partout sous les mêmes aspects, et avec la même fréquence» Ainsi le tétanos, qui dans les pays chauds complique souvent les traumatismes les plus insigniûants> est proportionnellement fort rare sous nos latitudes tempérées. Ainsi encore, à l' infection purulente avec phlébite et abcès métastatiques, si bien dé- crite par no^ auteurs classiques, paraissent do nos jours, et dans nos grands hôpi- taux, avoir, succédé, comme cause de mortalité, les érysipèles graves et certaines formes latentes de pyohémie.
Ainsi, enfin, quelques grandes opérations : l'ovariotomîe, les résections, les amputations, donnent des résultats si dilTérenis dans noire pays et dans les con- trées d'outre-Manche, qu'on a pu se demander sérieusement si nos races et celles qui peuplent l'Angleterre n'ofTriraient pas au traumatisme une tolérance tout à (ait inégale. Opinion singulière qu'appuient, au moins en apparence, les réfuitats
INTRODUCTION. 7
consignes dans les annales de la chirurgie militaii*e après les campagnes de France et de Grimée.
Ces données encore hypothétiques, c'est-à-dire -plutôt entrevues que démon- trées, la commission les pose comme problèmes dignes de recevoir une solution.
La nosographie des affections précédemment énumérées étant suffisamment avancée, il serait superflu d'entrer dans de longs détails descriptifs. L'enquête devrait donc porter essentiellement sur les points suivants :
1* La mortalité après les opérations chirurgicales est-elle égale dans tous les pays, ou varîe-t-elle suivant la race et les climats?
2* Les affections générales qui la déterminent se montrent-elles partout avec la même fréquence relative, et sous les mêmes formes pathologiques?
3* Au cas où des différences notables seraient constatées, la part faite à la race et au climat, quel rôle conviendrait-il d'assigner au régime, aux modes de panse- ment et de traitement, à l'hygiène générale? etc.
I^s réponses à ces questions difQciles et importantes devront être basées, autant que possible, non sur des impressions ou des souvenirs, mais bien sur des docu- ments statistiques suffisamment explicites, et recueillis avec toute la Hgueur de la science contemporaine.
QUESTION m.
EST-IL POSSniLB DE PROPOSER AUX DIVERS GOUVERNEMENTS QUELQUES MESURES EFFICACES POUR RESTREINDRE LA PROPAGATION DES MALADIES VÉNÉRIENNES?
Les droits de la liberté individuelle imposent à la discussion de cette question des limites naturelles qu'elle ne peut pas franchir. La solution du problème ne sera donc pas cherchée dans une pénalité nouvelle, applicable aux individus qui îivent sous la loi civile commime. Mais, dans un autre ordre d'idées, l'examen des points suivants donnera vraisemblablement lieu à des conclusions fructueuses.
L'influence respective des diverses espèces de prostitution sur la propagation des maladies vénériennes n'est qu'imparfaitement connue. Or, c'est là une sorte de question préalable dont l'importance n'est pas douteuse. Si, en efl^et, des documents positifs de provenances diverses démontraient qu'il existe à cet égard des différences considérables entre la prostitution tolérée ou réglementée et la prostitution clandestine, ces renseignements précis pourraient être le point de départ de mesures administratives nouvelles, qui, légitimées à l'avance par l'ob- servation scientifique, seraient déjà par elles-mêmes un véritable progrès.
Quels que soient au surplus les résultats de cette enquête, un fait est dès aujourd'hui bien certain, c'est que la surveillance de la prostitution est insuffi- sante au point de vue de la santé publique. Un contrôle plus efflcace est donc nécessaire, et il y a lieu d'examiner les meilleurs moyens de Tobtenir.
U ne sera pas moins opportun de rechercher si quelques mesures spéciales peuvent être appliquées aux soldats et aux marins; car en tous pays ces grandes agglomérations d'hommes constituent des foyers de contagion, dont la puissance exceptionnelle est depuis longtemps connue.
Telles sont les principales questions que soulève cet important problème d'hygiène publique. Si quelques conclusions rigom*euses sont formulées sur l'un ou l'autre de ces points, les délibérations du Congrès pourront servir de base à des propositions motirées^ soumises à l'examen des gouvernements.
8 COKGRËS MÉDICAL INTBBNATIONAL.
QUESTION IV.
DE l'influence DE l'aUMENTAHON USXTÛE DANS LES DIFTÉRENTS PAYS SUR LA PRODCCnON
DE CZBTAINES MALADIES.
Le rôle de l'alimentation dans la production des maladies n'est pas contesté. Mais^ en raison même de l'intérêt qu'il présente et des nombreuses questions qu'il soulève, ce sujet est trop vaste pour êti*e traité fructueusement dans son ensemble; aussi la commission a-t-elle jugé utile de le circonscrii*e entre des limites plus étroites. Dans ce but, et s'attacbant de préférence aux données les moins connues, elle a .éliminé du programme l'étude des boissons et de l'alimen- tation insuffisante, dont l'action morbigène est clairement élucidée ; les recher- ches seront donc bornées à l'alimentation exclusive et à l'alimentation nuisible.
Dans le premier ordre de faits, on étudiera les maladies accidentelles, endé- miques ou épidémiques, qui peuvent résulter, soit de l'alimentation exclusive, végétale ou animale, soit de l'usage habituel et prépondérant de certaines subsis- tances, et Ton s'efforcera de saisir les raisons physiologiques des phénomènes morbides qui sont ainsi déterminés. A cette même classe de faits appartiennent aussi les accidents que produisent divers modes de préparation, la fumure, par exemple, la salaison et le boucanage. Corollaires des premiers, les faits de ce genre ne devront pas être négligés.
Sous le chef, alimentation nuisible, la commission n'entend pas comprendre les substances vénéneuses qui peuvent être accidentellement employées comme aliments; on laissera donc absolument de côté les empoisonnements produits par les champignons, par les baies de belladone, par exemple, ou par certains pois- sons constamment toxiques. On limitera l'examen aux altérations spontanées des substances végétales et animales; on élucidera, s'il se peut, la nature de ces alté- rations; on recherchera les conditions de temps et de lieu qui les favorisent, et l'on décrira, en s' appuyant sur des faits positifs, les maladies que l'aliment ainsi altéré peut amener chez l'homme. On s'efforcera, en outre, de déterminer Faction pathogénique respective de l'alimentation exclusive et de l'alimentation nuisible sur certaines maladies, la pellagre, par exemple, dont l'étiologîe n'est pas encore parfaitement ûxée.
Ainsi entendu, le programme embrasse les éléments les plus obscurs du pro- blème; aussi, bien que limité, il présente une utilité réelle et pour la science et pour la pratique.
QUESTION V.
DE l'influence DES CLIMATS, DES RACES ET DES DIFFÉRENTES CONDITIONS DE LA VIE
SUR LA MENSTRUATION DANS LES DIVERSF3 CONTRÉES.
L'âge de la première menstruation et l'époque de la ménopause varient sui- vant les climats, les races et le genre de vie. Le but de la question proposée est sur- tout de déterminer la part de ces trois ordres d'influences, à l'aide d'observations recueillies dans des conditions diverses, et ramenées cependant à des termes comparables.
Les documents qui existent jusqu'ici dans la science ne sont peut-être pas assez nombreux et assez variés pour permettre de résoudre dès maintenant cette ques- tion compliquée ; mais la solution pourra ressortir du rapprochement des mé- moires présentés au Congi'ès par les médecins des divers pays.
iinnoDucTiON.
Saut prétendre limiter en rien le cadre de leurs recherches^ k' Commission croit deToir leur signaler les principaux éléments du prohlème.
Pour apprécier l'influence du genre de vie^ il faut comparer entre elles plu- sieurs séries de femmes appartenant à la même race et résidant dans le même pays^ mais vivant dans des conditions différentes. Ces séries peuvent aisément se réduire à trois : les femmes de la classe aisée^ les ouvrières et femmes pauvres des villes, et les paysannes. Les faits connus jusqu'ici tendent à établir que l'âge moyen de la première menstruation présente dans ces trois groupes (qu'on pour- rail au besoin multiplier) des différences assez notables.
La condition de comparer entre elles des femmes de même race se réalise assez rarement, dans toute sa rigueur, dans les pays habités par les races d'Europo. La plupart des populations européennes de l'ancien et du nouveau monde sont issues du mélange de plusieurs races, plus ou moins étroitement fusionnées, mélange qui se manifeste par la variation de certains caractères extérieurs, tels que la couleur des yeux et des cheveux. U serait donc fori intéressant de noter ces caractères anthropologiques 'dans les observations, afin de pouvoir établir dans chaque groupe des groupes secondaires, composés d'éléments aussi compa- rables que possible.
L'influence des climats sur les phénomènes de la menstruation ressortira de rétttde de femmes de la même race, vivant sous des climats différents et dans des conditions sociales à peu près équivalentes.
Enfin, les observateurs fixés dans des pays habités par des races bien distinctes pourront, en établissant des groupes basés à la fois sur les conditions précédem- ment indiquées et sur les conditions anthropologiques, et sans négliger l'étude importante des femmes de sang mêlé, résoudre le problème de l'influence de la race sur la menstruation.
fl est bien entendu que l'étude des anomalies de la menstruation, considérées dans leurs rapports avec les influences sus-mentionnées, rentre directement dans le sujet proposé (1).
QUESTION VI.
DE l'aCXXIMATEMENT DES RACES d' EUROPE DANS LES PAYS CHAUDS.
Les faits relatifs à l'acclimatement de l'individu ne sont pas compris dans la
(1) Les travaux entrepris dans le but de répondre à la question ne peuvent reposer que sur des observations particulières, et ne peuvent d'ailleurs acquérir toute leur importance que par le rapproebement qu'on établira entre les recherches des divers auteurs ; il est à désirer que ces recherches, qui seront faites dans des conditions très-différentes, soient exécutées suivant un plan uniforme. Nous invitons donc les luteurs à annexer à leurs mémoires un tableau d'obsenrations individuelles, qu'ils pourront aisément disposer dans le cadre suivant :
3-*
o
Age.
Condition
«ociaie,
profewion.
Age délai'* menBtrua<
tion.
Ifenilma- lion
régulière DU irrégu- lière.
Intenrallps
des menstrua- tions.
Durée
de
l'écoulo-
ment.
Mariée
ou
non.
Nombre
d'enfants
et de
fausses
couches.
Age de la méno- pause.
I
On pourra y joindre d'autres renseignements relatifs à la taille, à la couleur des yeux et des cheveux, à la constitution^ etc.
n est biea entendu que chaque bulletin devra être accompagné de renseignements sur le liée de robsenratioa (longitude, latitude, altitude^ température, etc.).
10 CONGRÈS IfÊDICAt IMTKBNATIONAL.
question proposée. Les hommes d'Europe ne peuvent s' établir dans les pays chauds sans s'exposer à certaines maladies qui accroissent plus ou moins leurs chanees de mortalité; toutefois^ quelque grands que soient les dangers qu'ils encourent, un certain nombre d'individus peuvent y échapper, soit à la faveur d'une fiexi* bilité particulière d'organisation, soit à la faveur d'un genre de vie capable de neutraliser l'influence nuisible du climat.
On évitera de confondre ces faits individuels avec ceux qui se rapportent à l'ac- climatement d'une race. Un certain nombre, et môme un grand nombre d'indi- vidus acclimatés ne suffirait pas pour prouver racclimatement de la race à laquelle ils appartiennent, car il peut se faire que leurs descendants n'échappent pas aussi bien qu'eux à l'action du climat, et que leur postérité soit appelée à s'éteindre> comme il n'en existe que trop d'exemples» au bout de quelques gêné* rations.
Une race n'est acclimatée dans un pays que lorsqu'elle peut s'y maintenir indéOniment par elle-même, sans se croiser avec les races indigènes, et sans re- cevoir de la mère patrie des renforts plus ou moins fréquents. Le procédé qui consiste à démontrer l'acclimatement d'une race dans une colonie en se basant purement et simplement sur l'augmentation du chiffre de la population, est donc tout à fait défectueux. L'arrivée de nouveaux immigrants peut masquer entière- ment les effets meurtriers du climat, et réaliser un accroissement numérique là où la colonie, abandonnée à elle-même> serait menacée d'une extinction pro- chaine. La comparaison de la natalité avec la mortalité, qui est cependant le véritable procédé à suivre, n'échappe même pas à cette cause d'erreur, attendu que la plupart des immigrants, ayant déjà traversé l'ftge de l'enfance, qui est la période la plus dangereuse de la vie, ne figurent en général sur les relevés de population qu'à partir du nioment où ils sont en état de procréer. De là résulte la nécessité de séparer le groupe des immigrants de celui des colons nés dans le pays.
Pour qu'une race soit complètement acclimatée, il ne suflit pas qu'elle se maintienne par son propre sang; il faut encore qu'elle puisse subsister par son propre travail, en cultivant.le sol, et non en le faisant cultiver par des individus d'une autre race. L'acclimatement subordonné à l'assujettissement d'une caste indigène ou exotique, réduite en domesticité ou en esclavage, ne peut être que temporaire, comme les conditions politiques dont il dépend.
Le principal but de la question présentée au Congrès est d'obtenir des docu- ments relatifs à l'accliniatement complet des races d'Europe dans les pays chauds. Toutefois il ne sera pas sans intérêt d'étudier les conditions à la faveur desquelles les races, bien que n'étant pas complètement acclimatées, peuvent du moins se maintenir par le travail d' autrui dans des régions chaudes, où elles ne poun'aient, sans périr, se livrer à la culture du sol.
Sans méconnaître l'utilité des travaux d'ensemble qui pourront être présentés au Congrès sur la question proposée, la Commission croit devoir demander sui'- tout des mémoires spéciaux sur l'acclimatement de tel ou tel peuple d'Europe dans l'une des régions chaudes du globe. Elle émet le vœu que chacun de ces mémoires soit accompagné de renseignements aussi complets que possible sur la géographie médicale, la météorologie et la climatologie de ces régions.
IMTRODOCTtOtf. 11
QUESTION VIL
NS EinoZOAIRBS ST DIS BNT0PHYTK8 QUI PEUTBNT 6S DtVtLOPMA CRtt L'hoUICV.
La Commiiston, en propoiant comme sujet d' étude l'histoire des productions parasitaires animales et Tégëtales, a été guidée dans son choix par l'importance des recherches entreprises de notre temps.
Les traraux sur le parasitisme sont si nombreux et répondent à des directions scientifiques tellement diverses^ que la première préoccupation de la Commission a dû être et a été de limiter son programme. Il lui a paru nécessaire d'exclure les notions définitivement acquises et déjà sanctionnées par une longue expé^^ rience, pour laisser de plus libres développements aux problèmes encore indécis, et qui seuls appellent des débats fructueux. C'est en se conformant à cette pensée, qu'elle s'est appliquée à restreindre le cadre de la discussion.
Les espèces parasitaires qu'on désigne sous le nom d'épiphytes ou d'épisoaires, et qui ont pour habitat exclusif l'enveloppe cutanée ou les membranes muqueuses qui conGnent à la peau, ont été l'objet d'investigations multipliées ; leur histoire est déjà trop près d'être complète pour se prêter à une exposition nécessaire- ment abrégée.
Les parasites animaux qui se développent dans le cours de quelques maladies, intervenant tout au plus à titre de complication, et reconnaissant pour antécé* dents obligés l'existence préalable d'une lésion locale ou générale^ n'ont pas paru davantage devoir figurer dans le programme.
Même en se bornant à l'étude des espèces qui, importées dans l'économie, deviennent des causes de maladies et donnent lieu à des altérations ou à des symptômes particuliers (spécifiques), il importe de réserver la première place à l'histoire naturelle. La pathologie occupe provisoirement le second rang, parce qu'elle ne saurait être scientifiquement constituée que du jour où l'on aura des notions positives sur la genèse, l'anatonde et la physiologie des parasites.
Les considérations relatives à l'hygiène publique, aux mesures de police médi- cale, sont à exclure pour les mêmes raisons.
Les espèces animales qui ont paru devoir fixer surtout l'attention sont celles qui, sujettes à des transfonnations profondes, ont des formes extérieures, des ha- bitat et des modes de vivre qui varient avec les périodes de leur évolution; celles surtout qui subissent de telles métamorphoses, qu'on n'est arrivé qu'à la longue à saisir ou à entrevoir la continuité de l'individu sous la diversité de ses aspects. Ces! dans cet ordre d'idées qu'ont été accomplies les découvertes les plus méri- tantes de notre temps.
Si, au lieu de s'arrêter aux maladies dites parasitaires, on prend pour point de départ l'étude diî parasite lui-même, il est évident qu'on ne saurait se renfermer dans la pathologie humaine. Dans le cours de leur migration et suivant leur mode d'existence, les parasites de Thomme habitent ou peuvent habiter des espèces animales diverses, et y accuser leur présence pai* des symptômes qui répondent à chaque stade de leur évolution.
Se renfermer dans l'histoire des parasites chez l'homme, ce serait non-seu-^ lement rompre la série, mais se priver des moyens d'investigation que fournissent les animaux.
La question du parasitisme ne peut être résolue que par des recherches
12 CONGBiS. MfiDICAL INTERNATIONAI.
expëiimentales initituées dani des conditions que ne comporte pas la médecine humaine.
La Commission insiste expressément sur la nécessité d'appuyer les opinions émises par des expériences positives. Ce serait trop peu que d'exposer les faits dont les observateurs ont été les témoins^ et qui pour la plupart sont consignés dans les nombreuses monographies publiées sur la matière. 11 importe de mettre sous les yeux des membres du Congrès les pièces préparées, des épreuves photo- graphiques, des sujets vivants, de répéter autant que possible les expérimenta- tions, de manière à fournir à la fois des preuves et des éléments de contrôle. La seule condition pour que les séances du Congrès ne fassent pas double emploi avec les traités dogmatiques, c'est de mettre sous les yeux de tous, les faits et les moyens de démonstration.
Les mêmes principes s'appliquent à l'histoire des parasites végétaux ou des entophytes, mais ici les données du problème sont plus complexes. La plupart des espèces végétales, même en éliminant ceUes qui se fixent sur la peau, ne sont que des productions secondaires développées sur des tissus déjà altérés. Elles n'expliquent ni la genèse, nkméme le processus des phénomènes morbides, et ne peuvent par conséquent servir à caractériser une maladie.
L'importance pathologique des entophytes reste bien au-dessous de ceUe des entozoaires. Néanmoins, comme toutes les espèces sont loin d'être rigoureuse- ment définies, il est à désirer qu'on insiste sur la classification, en appuyant les descriptions par des spécimens et des pièces microscopiques.
Une exhibition des types contribuerait plus que les meilleures descriptions à vulgariser des connaissances encore peu répandues.
Ce programme a été reproduit m extenso dans tous les journaux de médecine ; il a été adressé à un grand nombre de médecins et de sociétés savantes ; et à dater de ce moment le chifiVe des adhésions, croissant de jour en jour, démontra clairement l'intérêt qu'avait éveillé chez nos confrères des deux mondes le projet de cette grande réunion internationale : l'idée avait fait son chemin, l'opportunité de l'œuvre était admise, le succès n'était plus douteux. Pour l'assurer et le grandir encore, le Comité résolut, au commencement de l'année 1867, d'instituer des correspondants dans les principales villes de la France et de l'étranger. Cette mesure avait un double but : intéresser directement nos conft'ères à la réussite du Congrès, faciliter les adhésions et en simplifier le groupement. La lettre cir- culaire suivante fut la conséquence de cette résolution du Comité.
«Paris, 27 mars 1867. » Monsieur et très-honoré confrère,
» Un Congrès médical international sera ouvert à Paris le 16 août 1867, sous les auspices de Son Excellence le ministre de l'instruction publique. Recherchant la meilleure maixhe à suivre pour assurer le succès de l'œuvre, le Comité central a reconnu qu'il faut avant tout demander aux médecins de la province et de l'étranger une participation active à l'organisation du Congrès, et que la voie des délégations est à la fois la plus simple et la plus sûre.
» A la suite de cette délibération, la Commission a dressé une liste de délégués qui ont pour mission de provoquer et de recueillir les adhésions, et de les faire parvenir au Secrétaire général soussigné ; ce mandat n'impose d'ailleurs aucune
INTHODUCTIOM. 13
ohligalion personnelle. J'ai l'honneur de tous informer^ monsieur et cher con- frère, que vous ayez été choisi comme correspondant délégué du Comité central. .Nous espérons que vous voudrez hien répondre à notre appel et nous aider de votre précieux concours dans l'accomplissement de cette œuvre scientifique. La liste des délégués sera prochainement publiée, et dans le cas où vous ne pourriez accepter la mission que nous sommes heureux de vous confier^ je vous prie de m'en instruire aussitôt.
« Veuillez agréer^ monsieur et très-honoré confrère^ l'expression de ma considération la plus distinguée.
)> Au nom du Comité^
» Le Secrétaire général^ » Jaccoud. »
c 5. £. — Aux termes de l'article 3 des statuts^ le prix de la souscription pour les médecins français est de 20 francs ; les médecins étrangers ne sont soumis à aucune contribution pécuniaire, i»
Un mois plus tard la liste des correspondants était définitivement arrêtée ; elle a été publiée dans la Gazette hebdomadaire des 12 et 26 avrils et nous avons à cœur de la reproduire ici^ car par leur zèle empressé et leur dévouement efficace^ ces éminents confrères ont acquis des droits réels à la reconnaissance du Comité d'organisation et du Congrès lui-même.
CORRESPONDANTS DÉLÉtfUÉS FRANÇAIS.
MM. les docteurs : A». — Berger, à Bourg. Ai55£. — Guipon^ président de la Société locale, médecin en chef des hôpitaux,
à Laon. — Bourbier , président de la Société locale, à Saint-Quentin. —
Missa, président de la Société locale^ à Soissons. — Lacaze, à Château-Thierry. Aluer. — Bergeon, vice-président de la Société locale, à Moulin. — Vannaire,
àGannat. — Coulhon, à Montluçon. Alpes (Basses-). — Marcellin, à Digne. Alpes (Hautes-). — Cornet, à Gap. Alpgs-Maiutimes. — Pressât, à Nice. ^ Maure, président de la Société locale,
à Grasse. AwÉcBE. — Benoit, à Privas.
AiioBiKes. — Tirman, à Charleville. — Toussaint, à Mézières. ARiCœ. — Faure, à Foix. — Pauly, président de la Société locale, à Pamiers. AcBE. — Pigeotte, président de la Société locale, à Troyes. — Guichard, président
de la Société médicale de l'Aube, à Troyes. AiDe. — Castela, à Carcassonne. — De Martin père, président de la Société
locale, à Narbonne. AvcnoN. — Rozier, président de la Société locale, à Rodez. BoucBe»-DD-RBÔNE. — pTofcsseur Coste, directeur de TÉcole de médecine, à
Marseille. — Professeur Seux, à Marseille. — Professeur Fabre, secrétaire
général de la Société impériale de médecine, à Marseille. — • Chapplain, direc-
teorde V Union médicale de la Provence, à Mai^seille. Calvun». — Professeur Yastel, directeur de l'École de médecine, à Caen. —
Professeur Le Prestre, à Caen.
ik CONGRÈS MtMGAL INTBENATIOÎIAL*
Cantal. -- Uourai»«€j a Aurillac.
CBAnsirrE. — Eyriaud, vice-préûdent de la Société locale^ chirurgien en chef de
l'hôpital^ à Angouléme. Charente-Inf&rielhi, -^ Sauvé, président de la Société locale, à la Rochelle. Cher. '— Lhonune, président de la Société locale, à Bourges. CoRRjtzE. •<- Bardon» à Tulle.
Corse. — Frasseto, secrétaire de la Société locale, à Ajaccio. Côte-d'Or. — Professeur Morlot, directeur de l'Ecole de médecine» à Dijon.
— Professeur Moyne, à Dijon. — Blanc, président de la Société locale, à Dijon.
CÔTEs-DU*NoRp. -^ Rault, président de la Société locale, à Saint-Brieuc.
Creuse. — Poissonnier} vice-président de la Société locale, à Guéret.
DoRDOGNE. — Bardy-Delisle, président de la Société locale, chirurgien de l'hôpital, à Périgueux.
DouBs. •— Coutenot, professeur à l'École de médecine, à Besançon.
Drôme. — Bonnet, secrétaire de la Société locale, à Valence.
Eure. — Fortin, président de la Société locale, à Évreu^.
Eure-et-Loir. — Voyet, président de la Société locale, à Chartres.
Finistère. — CofTec, secrétaire de la Société locale, à Quimper. — Penquer, président de la Société locale, à Brest.
Gard. — CaseUes, à Nîmes. —• Serre, correspondant de l'Académie de médecine, à Alais.
Garonne (Haute-). — Professeur Filhol, directeur de l'École de médecine, à Tou- louse. — Dieulafoy, correspondant de l'Académie ^de médecine, à Toulouse.
— Bonncmaison, à Toulouse.
Gers. — Molas, président de la Société locale, à Auch.
Girunpe. — Professeur Gintrac, père, directeur de l'École de médecine, à Bor- deaux.-^Gintrac (ils etJeannel, professeurs i l'École de médecine, à Bordeaux.
— Axain, professeur adjoint à l'École de médecine, à Bordeaux. — Dubreuilh, secrétaire général du Congrès de Bordeaux. — Méran, rédacteur en chef de WnûM médicale de la Gironde , à Bordeaux.
Hérault. — Professeur Bérard, doyen de la Faculté de médecine, à Montpel- lier. — Bouisson, Courty, Fonssagrives et Martins, professeurs à la Faculté de médecine, à Montpellier. — Jacquemet et Jaumc fils, rédacteurs du Monipelliei' médical^ à Montpellier.
Ille-e-t-Vilaine. — Professeur Aussant, directeur de l'École de médecine ^ à Rennes. —Toulmouche, professeur à l'École de médecine à Rennes. ^ Dayotj professeur suppléant à l'École de médecine, à Rennes,
Indre. — Pinault> vice-président de la Société locale, à Chàteauroux.
Indre-et-Loire. — Professeur Herpin^ directeur de l'École de médecine, à Tours. — DucIqs, professeur à l'École de médecine, à Tours. ^ Haime, corres- pondant de l'Académie de médecine, à Tours. — Bodin (Loys), à Tours.
Isère. — Professeur Ârihei1-Dufresne> directeur 4« l'École de médecioej à Grenoble.
Jura. — Loiseau, yice-préûdent de la Société locale, à Lon»«le*Saulnier.
Landes. «^ Duprat, à Mont-de-Marsan.
Loir-et-Cher. — Bodin (Ch.), à Blois, •
Loire. — Soviche, président de la Société locale> à Saint-Étienne.
Loire (Haute-). — Vibert, au Puy.
INnOBQCTlON. 15
LomE-LNFÉRiEURB. — Pihan*l>ufeiUay > [profeMeur à l'École de médecine, à fautes. «^ Reurtaiu, professeur adjoint à TÉcoIe de médecine^ à Nantes.
Loiret. — ■ Vallet, correspondant de l'Académie de médecine, à Orléans. — Huette, président de la Société locale, à Montargis.
Lot. — Caviole fils, à Gahors.
LoT-Er-GARO!fNB. -^ Gottz, secrëtaîTe de la Société locule, à Agen.
Lozère. -^ Chevalier, à Mende.
MjU!Œ-Br-LoiRK. -^ Professeur Daviers, directeur [de l'Ecole de médecine , à Angers.
MiRCHi. «^ Marin, médecin des épidémies, à Saini-Lô. -*- Loyer, secrétaire de la Société locale, à Avranches. » Guiffard, secrétaire de la Société locale, à Cherbourg.
Marne. — Titon, à Châlons-sur-Mame. -^ Professeur Maldan, directeur de l'École de médecine, à Reims. — Décès, professeur à l'École de médecine, à Reims. — Luton, professeur suppléant à l'École de médecine, à Reims.
Marne (Haute-). — Michel, à Ghaumont.
Matenni. — Bucqueti président de la Société locales à Laval. — Doisneau, Becrétaire de la Sociélé locale, à Lava).
Mii'RTHE. — Professeur Simonin, directeur de l'École de médecine, à Nancy. — Y. Pansot et Démange, professeurs à l'École de médecine, à Nancy. —• Puté- gnat, correspondant de l'Académie de médecine, à Lunéville.
Meus. ^ Colson, à Bar*le«<Duc.
MoRBiHA». — ' Fouquet, président de la Société locale, à Vannes.
Moselle. — Dieu, président de la Société locale, à Mets.
NitvRE. -^ Robert Saint^^yr, président de la Société locale, à Nevers.
.Nord. — Professeur Caaeneuve, directeur de l'École de médecine, à Lille. — Parise, professeur à l'École de médecine, à Lille. — > Rey, secrétaire général 4o la Société centrale de médecine du Nord, à Lille. — Dasin, chirurgien de l'hô- pital, à Cambrai. — Bagnerîs fils, chirurgien de l'Hôtel-Dieu, à Douai. — Zan- dyck, médecin de l'hôpital, à Dunkerque. — Decool, membre du conseil d'hy- giène, à Hazebrouck* — Lejeal, chirurgien en chef de l'hôpital, à Valenciennes.
(hsE. — Colson, correspondant de l'Académie de médecine, à Noyon.
Or.se. — Damoiseau, président de la Société locale, à Alençon.
Pa<-de-Calais. — Professeur Ledieu, directeur de l'École de médecine, à Arras.— Lestocquoy, professeur à l'École de médecine, à Arras.
PtT-DE-Dôiie. — Bourgade, professeur à l'École de médecine, àClermont-Ferrand.
PitHExÉEs (Basses-). — Duboué. à Pau. — Lafont, président de la Société locale, à Bayonne.
Pyrexees (Hautes-).— Dimbarre, président de la Société locale, à Tarbes.
Pth£.hee&-0iuentalb8. — Râteau, à Perpignan.
RHi.*i (Bas-). — Prof. Ehrmann, doyen de la Faculté de médecine, à Strasbourg* ^ Hirts, Schûtienberger et Sëdillot, professeurs à la Faculté de médecine, à Strasbourg. — * Essen, rédacteur en chef de la Qazetle méâkak, à Strasbourg*
fti&N (Haut^). -*• Fourquet, à Colmar.
HbÔ!7e. — Professeur Glénard, directeur de l'École de médecine, à Lyon. — Teissier, professeur à l'École de médecine, à Lyon. *-*- Desgranges, professeur adjoint à l'École de médecine, à Lyon. — Ghauveau, secrétaire général du Congrès de Lyon, «» Philipeaux, à Lyon, -» Rédacteurs de la Gazette médieaiê et du Journal de médecine à Lyon.
16 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Saône (Haute-). — Voisard^ trésorier de la Société locale^ à Vesoul.
Saône-et-Loire. — Pemisset^ président de la Société locale^ à Hftcon. — Cha- veyriat, à Chalon-sur-Saône. •
Sartre. — Bodereau, au Mans.
Savoie. — Michaud^ secrétaire de la Société locale^ à Chambéry.
Savoie (Haute-). — Lachcnal, président de la Société locale, à Annecy.
Seine-et-Marne. — Bancel fils^ secrétaire de la Société locale, à Melun.
Seine-Infêrieure. — Professeur Leudet, directeur de l'École de médecine, à Rouen. — Duménil, professeur adjoint de l'École de médecine, à Rouen. — Bouteiller, secrétaire général du Congrès de Rouen, à Rouen. — Maire, vice- président de la Société locale, au Havre. — Lallemant, à Dieppe.
Seine-et-Oise. — Maurice, secrétaire de la Société locale, à Versailles. — - De- vouge, à Corbeil. — Bibard, à Pontoise.
Sèvres (Deux-). — Tondut, secrétaire de la Société locale, à Niort.
Somme. — Padicu, professeur à l'École de médecine, à Amiens.
Tarn. — Causse, président de la Société locale, à Albi.
Tarn-et-Garonne. — Rivairol, président de la Société locale, à Montauban.
Var. — Théus, président de la Société locale, à Draguignan. — Professeur J. Roux, à Toulon. — Professeur Barrallier, à Toulon.
Vaucluse. — Millet, président de la Société locale, à Orange.
Vendée. — Bouchet, président de la Société locale, à Napoléon-Vendée.
Vienne. — Professeur Orillard, directeur de l'École de médecine, à Poitiers. «- Gaillard, professeur à l'École de médecine, à Poitiers. — Chédevergne, pro- fesseur suppléant, à Poitiers.
Vienne (Haute-). -— Professeur Bardinet, directeur de l'École de médecine, à Li- moges. — Mazard, professeur à l'École de médecine, à Limoges.
Vosges. — Garnier, président de la Société locale, à Épinal.
Yonne. — Barbier, à Auxerre.
ALGÉRIE.
Alger. — Professeur Patin, directeur de l'École de médecine, à Alger. — Texier, professeur à l'École de médecine, à Alger. — Bertherand^ rédacteur de la Gazette médicale de l'Algérie,
Oran. — Dupuy, médecin de l'hôpital civil, à Oran.
CORRESPONDANTS DÉLÉGUÉS ÉTRANGERS.
ANGLETERRE. MM. les docteurs :
Londres. — Professeur Thompson. — Beigel, — Gueneau de Mussy. — V. de Mène, chirurgien des hôpitaux, rédacteur de the Lancet — Roth. ^ E. Hart, A. Wynter, rédacteurs du BrUish Med, JounuU. — The Medicai Times and Gaz,
Birmingham. — Professeur Poster.
LivËRPOOL. — Jnman, médecin de Northern Hospital. — The lÀverpool Med. Chir. Beview.
Shelton. — Bamard Davis.
EDIMBOURG. — Professeur Hughes Bennett. — r^ EditiUnirgh Med. Jùwmai.
DuBUN. — Professeur Stokes. — Kidd, éditeur de the DuhUn quarteriy Jcwmal of Med. Science. — • The Dublin Medic. PresB.
IlfTBODUCTION. 17
AUTRICHE. ViEWE. — Professeur Duchek. — Professeur Oppolzer. — Professeui* Rokitansky.
— Professeur Sigmund. — M. Benedikt. — Kraus^ rédacteur^ de VAllgemeine medic. Zeitung. — Pichler, rédacteur de VAllgemeine medk, Zeitung. — Schott.
— Wertheim. — Wittelshoefer, rédacteur de Wiener medic, Wocke^ischtift. PiuGCE. — Professeur Halla, rédacteur de Viei-teljahrschnft fur diepraht, Heilk,
GRAND-DUCHÉ DE BADE.
Fribocrg E.N Brisgau. — i^ofesseur Funke. Heidelberg. — Professeur Friedreich.
BAVIÈRE. McincH. — Professeur Pfeufer.
WcRZBURG. — Professeur Bambcrger. — Professeur de Scanzoni. ERLJLNGE5. — Eïike, Joumal fùr Kinderhronkhciten.
HAMBOURG.
Tûngel^ médecin de l'Hôpital général.
PRUSSE.
Berlin. — Professeur Frerichs. — Professeur Griesinger. — Professeur Liman. -* Professeur Virchow. — Behrend. — M. Meyer. — Posner^ rédacteur de BerHner klinische Wochenschrift» — A. Goeschen^ rédacteur de Deutsche Klinik.
BoxTT. — Professeur Naumann.
BRESJku. — Professeur Lebert. — Professeur MiddeldorplT. — Professeur Klopsch.
FRA2ccroRT-4UR-MEiN. — Varrentfapp.
GocTTiNGExS. — Professeur Henle. — Professeur Krausej
Grqfswald. — Professeur Bardeleben.
Hjuj.e. — Professeur Olshausen. — Professeur Weber.
Ha!cotre. — Krause.
Km.. — Professeur Esmarch.
RocnosBERG. «- Professeur Hirsch.
saJe.
Drésdc. — Professeur Richtcr. — Kûchenmeister.
LfZPZiG. — Professeur Crédé. — Professeur Wagner. — Professeur Wintet*. —
Professeur Wunderlich. Ie:ia. — Professeur Czermak.
WURTEMBERG. TcRtKCEîc. — Professeur Niemeyer.
BELGIQUE.
Brcxellcs. — Professeur Crocq. — Fallot. — Van Holsbeck. — Merchic,
inspecteur général du senicc de santé militaire. Charleroi. — Boéns. Cotrtrai. — Dambre.
ESPAGNE. MiDRu>. — Tejada y EspaSa^ directeur de el Genio med. gutr. — Lopez de la
Vega, rédacteur de el Genio med, quir, — Sanfrutos^ rédacteur de et Siglo
medico. — Zambrano^ rédacteur de la Esparia medica, ViLLADouD. — A. Bercero^ rédacteur de la Cancordia.
GRÈCE. Atbéxes. « Calliburcès^ directeur de Ôlnic^jtfMtnv
18 CONGRÈS MimCAL IHTBIMATIOMAL.
HOLLANDE.
AusniiOAM. -^ Zeeman^ secrétaire de la Société médicale dcfi Pays-Bas. — Boo- gaard^ rédacteur de la Ifeederlandsch Tijdsehrift voor Geneeêkunde.
HuuT. — Vogelvanger.
ITÀUE.
Florence. -^ Professeur M. Schiff. — Galligo, directeur de VlmparsUde. — Pro- fesseurs Buffalini et Puccinotti, directeurs de to Spvrimentale, — Bos.
CoTRONE. — Cav. Giuseppe la Caméra.
Gênes. — Du Jardin^ directeur de la Uguria mediea,
MiL.\N. — G. Strambio, directeur de la Gazz. med, Ualiana.
Naples. — Professeur Palasciano. — Professeur de Renû^ directeur de U Filiatre Sebezio, — Pietro Cavello, rédacteur d'tl Morgagni,
Palerme. — Professeur Cav. G. Bandiera.
Turin. — M. le président de rAcadémie royale de médecine. — Professeur Moleschott. — Borelli, directeur délia Gazz, med. Ualiana,
ÉTATS ROMAINS.
Rome. — Attilio Donarelli.
PORTUGAL, LiPBONNK, — Professeur Bartiosa* — Piofesseur Alvarenga.
PRINCIPAUTÉS UNIES.
BucHAREST. — Professeur Davila.
RUSSIE.
Saint-Pétersbourg. — Professeur Heyfelder. -. Kirch, rédacteur de PêUrshwrgef
med, Zeitschr,
SUEDE.
Stockholm. — Berg, chef du bureau de statistique,
SUISSE. Berne. — Professeur Valentin. Genève. — Lombard. — Baylon.
TURQUIE. Constàntinople. — Professeur Marroin, médecin sanitaire. — 6a2€((e médicale d'Orient. — Goudas, directeur de H Màtaaçt, twv 'AOyivô^v.
INDES. Calcutta. — Fayrer, rédacteur de the Indian Armais ofm^d. &.
ABiÊRIQUË. New-York. — Merrill. — The American Med. Times. ^ Kieinan, rédacteur d« JVeio-york Médical Press. - O'Meagher, rédacteur de New^York Médical Press. — Douglas^ directeur de American Médical Monihly. Philadelphie. — Hays, dliecteur de the American Journal ofthe Med. Se. — Butler, directeur de the Med. and Snrg. Reporter. - J. Bell, rédacteur de the Médical £a;awmcr.— Atkinson, rédacteur de the North American Med. Chir. Beview. Belleville (Canada). — CannilT.
Charleston. — The Charleston Med Chir. Journal and heview. CmaNNATi. - Stevens, Murphy , directeurs de the CimsinnaH LoMit a$id Observer. Atlanta. — Atlanta Med. and Surg. Journal. San-Francisco. — The San Francisco Med. Press. Pernambuco. — D'Aquino Fonceca.
AUSTRALIE.
Melbourne. — The Med. and SwrgiciU Review.
INTRODUCTION. it
Désireux de ne rien négliger de ce qui pouvait contribuer au succès de Tceuvre^ nous avons, à cette époque, commencé des démarches auprès des Compagnies des chemins de fer français, à refifet d'obtenir une réduction de prix pour les membres du Congrès. Nos instances n'ont pas été partout favorablement accueil- lies, quoique les chefs du service médical des Compagnies eussent consenti avec un empressement des plus méritoires à s'associer à nos efforts; malgré l'interven- tion active de nos éminents confrères, BIM. Gallai'd, Giboin et Devilliers, les Com- pagnies d'Orléans, du Midi, de l'Ouest et de L^on ont refusé toute concession ; en ce qui concerne la ligne de Paris-Lyon, ce refus a été d'autant plus regrettable, que, sur l'initiative de l'un de nos délégués à Florence, M. le docteur Galligo^ la Société des chemins de fer de la haute Italie avait généreusement accordé une réduction de 1^5 pour 100 sur toute l'étendue de son réseau (1).
Fort heureusement les Compagnies de l'Est et du Nord se sont montrées plus libérales» et à notre demande, appuyée par MM. les docteurs Ouhnont et Gros, elles ont répondu par une réduction de 50 poui* 100 sur le tarif ordinahre. Nous saisissons avec empressement cette occasion de leur témoigner publiquement notre reconnaissance; elle est d'autant plus vive, que la gracieuse courtoisie de MM. les Administi-ateurs a singulièrement rehaussé à nos yeux la faveur qui nous était accordée. M. de Rothschild, directeur de la Compagnie du Nord; M. Cousin, ingénieur, chef de l'exploitation de la même ligne, et M. Jacquemin, directeur de l'exploitation du chemin de l'Est, voudront bien recevoir l'expression de notre gratitude, car ils Ont contribué autant qu'il a été en eux à la réussite du Congrès.
Au mois de mai 1867,1e Comité organisateur du Congrès de Bordeaux, désireux de resserrer les liens qui l'unissaient déjà au Congrès de Paris, et de lui donner une preuve efficace de sa généreuse sympathie, fonda un prix consistant en une médaille d'or de la valeur de 600 francs, pour le meilleur travail présenté sur l'une des questions du programme. 11 fut décidé d'un commun accord que ce prix serait décerné par le Comité de Paris, assisté de M. le docteur Dubreuilh, secrétaire général du Congrès de Bordeaux, et de deux membres du Comité de cette ville : MM. Henri Ginti'ac et Sarramea ont été associés dans ce but à M. Du- breuilh. Dans la dernière séance du Congrès, cette commission mixte a décerné le prix à l'unanimité à M. le docteur Bourgade, professeur adjoint à l'école de Cler- mont-Ferrand, pour son travail Sur les acàdefUs généraux qui erUrainent la mort après les opérations chirvargicales. Ce mémoire est imprimé in extenso dans ces Actes, et nous ne doutons pas que la lecture ne sanctionne un jugement qui fut accueilli par les applaudissements répétés de l'assemblée.
Enfin, au couuuencement de juillet, des lettres ont été adressées aux ministres de l'instruction publique des principaux États de l'Europe, à l'effet d'appeler
(1) yçki la lettre de concession :
c MiBitlên dn tmmix publics d*lUUe.
» Florence^ 6 août 1867.
» Monsieur le docteur Galligo, 9 En réponse à la letue qu'en qualité de délégué étranger de la Commission centrale di Congrès médical international de Paris, vous aves envoyée à ce ministère en date du 2i juillet le soussigné a Tavantage de vous annoncer que la Société des chemins de fer de la haute Italie a accordé un rabais de àb pour 100 aux médecins italiens qui se rendront au Congrès médical international de Paris, depuis le 7 courant jusqu'au 6 de septembre prochain.
» Pour le commissaire général,
» Signé OBEHTY. •
20 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
directement leur attention sur cette grande réunion médicale et de leur en faire connaître le progi*amme. L'accueil fait à cette notification en a démontré l'oppor- tunité ; plusieurs de ces hauts fonctionnaires ont bien voulu accepter le titre de membres honoraires du Congres^ et s'y faire représenter par des délégués officiels.
Ainsi préparé, le Congrès fut ouvert le 16 août, à deux heures, dans le grand amphithéâtre de l'École de médecine, décoré à cette occasion des drapeaux: de toutes les nations représentées dans cette enceinte. Le nombre des membres fondateurs a été de 333; celui des membres adhérents s'est élevé à 589; en outre, trois cents cartes avaient été distribuées à MM. les élèves en médecine : de sorte qu'on peut évaluer à un minimum de 1200 le chiffre des confrères qui se sont associés aux travaux du Congrès.
Après la clôture, qui a eu lieu le 28 août, le Comité d'organisation, en vertu de l'article 12 des statuts, a repris ses fonctions pour procéder à la publication des Actes du Congrès ; le dévouement et le désintéressement de nos habiles éditeurs, MM. Asselin et Masson, nous ont grandement facilité cette tâche, et nous ne vou- lons pas terminer cette notice historique sans leur expiimer hautement notre reconnaissance.
Au nom du Comité,
Le Secrétaire général,
Jaccold.
CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL
DE PARIS
MEiMBRES HONORAIRES.
Belgique. — S. Exe. M. de Peereboom^ ministre de l'intérieur et de l'instruc- tion publique.
FL&3kCE. — S. Exc. M. Duruy, ministre de l'instruction publique^ président ho- Doniire du Congrès.
Hollande. — S. Exc. M. Heemskerk^ ministre de l'intérieur et de l'instruction publique.
Portugal. — S. Exc. M. Ferrao Mertens^ ministre de l'intérieur et de l'instruction
publique. ^
— S. Exc. le comte d'Avila, vice-président de l'Académie royale des
sciences de Lisbonne.
Prisse. — S. Exc. le comte de Muehler^ ministre des cultes^ de l'instruction publique et des afîaires médicales.
Russie. — S. Exc. M. Dmitry^ comte Tolstoy^ ministre de l'instruction publique.
DÉI^GUÉS DES GOUVERNEMENTS.
Bahére. — M. le docteur F. Seitz, professeur à la Faculté de Munich.
Belgique. — M. le docteur Crocq^ professeur à la Faculté de Bruxelles.
Frakœ. — M. le docteur Denonvilliersy inspecteur général de l' Université^ pro- fesseur à la Faculté de Paris.
Portugal. — M. le docteur A. M. Barbosa^ professeur à la Faculté de Lisbonne^
médecin du roi. Pkc?^. — 11. le docteur Frerichs, conseiller privé, professeur à la Faculté de
Berlin.
22 CONGRES MÊDICAt INTERNATIONAL.
r 9 f_ r r
DELEGUES DES SOCIETES SAVANTES
AMÉRIQUE.
AssùciaJtion médicale de l'État de Califorme : docteur Thomas M. Logan, de Sacra- mento.
Collège médico-chirurgical du Canada : docteur Hingston, de Montréal.
CoUége médical de Chicago : professeurs Edmond Andrews, F. W* Fner.
Rush Médical Collège à Chicago : professeur J. W. Freer.
Collège médical de Galveston : professeur GreensyiUe Dowell.
Association médicale américaine du comté de Johns&n, dans l'Etat de lowa : docteur WiUiam Vogt.
Société médicale de l'État de keniucky : docteurs ïh. Ë. Jenkins, Lawrence Smith, Lunsford P. Yandell.
Université de là Louisiane : ptofesseur tobias Richardson.
Société médicale du Massachusetts, éistrict de Boston : doétéiii*é Calvin Ellis, John Jeffiies, G. D. Homàns.
Société médicak du Massachusetts , district de Suffolk : docteurs Francis Brown, Ben- jamin Ck>âman, Algemon Gooledge, John Stearns. John E. Tylér, J. B. Upham»
Académie de médecine de New-York : docteurs Fordyee Barker> J. Dalton^ C< D. Smith.
Société médicale de l'État de Neu>-York : docteur Thomas G. Brinsmade, professeur J. Dalton, docteur Druns, professeur J. Ferguson, professeur J. G.|Hutchinson, professeur Alden March, docteur E. Stains, docteur A. Thompson.
Association médicale américaine : Fordyee Barker, de New-York 5 docteurs Brins- made, de New- York; Brown-Séquard, de New-York; J. Hart, de New-York; N. Pinkney, médecin de la marine des Etats-Unis; Gh. A. Pope, du Missouri; Tyler, du Massachusetts; Wilson Jewell, de Pennsylvanie.
Nouveau collège médical de Jefferson, à Ne\c-York : professeur E. R. Maxson.
AssociaHon médicale de l'État d'Ohio i docteur Robert R. Mac Ilvaine.
Collège des médecins de Philadelphie : docteurs W. Lewis, W. J. Norris^ Wilson Jewell.
ConseU de santé de Philadelphie : docteur Wilson Jewell.
Société médicale de l'État de Rkode-lsland : docteur G. L. Gollins, de Providence.
Association médicale provinciale de Bhode-Island : docteur G. L. Gollins, de Pro- vidence;
ANGLETERRE.
Société médicale de Londres : docteur Victor de Méric, membre du collège royal
des chirurgiens d'Angleten'e. Briiish Médical Association : docteur Ernest Hart, doyen de TÉcole de médecine
de St-Mary's Hospital, rédacteur en chef de the British Médical Journal.
TimiÔDtJCtlON. 2S
ESPAGNE.
Sûciéié médicale de Madrid : docteurs Cervera, Delgado^ Gonzalez Velasco. Académie de médecine de Grenade : docteur Maestre di San Juan.
FRANCE.
Société de médecine de Bordeaux : MM. les docteurs Bonnet^ Delmas^ DubreuUh,
secrétaire général du Éongrès de Bordeaux; Ménuii Roner et Sarramea. Société médico-chirurgicale des hôpitaux et hospices de Bordeaux : docteur Denucé,
président de la Soqiétë^ professeur à l'École de médecine de Bordeaux. Société des sciences médiccdes de Lyon : docteur Chatin^ médecin de THÔtel-Dieu
de Lyon. Satiété médicale américaine de Paris : docteur Johnston^ S'jrièté de médecùie de Bouen : docteur BouteiÙer, vice-président de la Société de
médecine de Rouen et du Congrès de Bordeaux, secrétaire général du Congrès
de Rouen.
bOLLÀNDE.
Société médicale des Paj/s-Bùs : docteur H. C. Basiilîg, chifiii^gien en chef dé la forteresse de Berg-op-2oom.
ItALtE.
Académie de médecine de Turin : le conmiandeur professeur Carlo Demaria, le commandeur professeur GioTanni borelli, le chevalier docteur Giuseppe Riz- letti.
Académie royale des sciences de Palerme et Société de vacdncUion en Sicile : docteur Frédéric Lancia di Brolo.
AmciaUon médicale italienne : le chevalier docteur Pietro Castiglioni, vice-prési- dent de la commission executive à Florence; le chevalier docteur Isaac Galligo, vice-président du comité médical de Florence, rédacteur en chef de Ylmpar- ûak,
Cimité médical de Chieli : professeur de Meis, de l'université de Pologne.
Cijmité médical de Pavie : docteur F. Casorati.
TURQUIE.
Sadèté impériale de médecine de Constantinople : dbctéur A. Fauvel, médecin de THÔtel-Dieu, à Paris, médecin consultant de l'Empereur.
24 CONGRÈS MÉDICAL INtERMATIONAL
BUREAU DU CONGRÈS
PRÉSIDENT.
M. Bouillaud, professeur à la Faculté de Paris, membre de l'Académie impériale de médecine, médecin consultanl de l'Empereur.
VICE-PRÉSIDENTS.
Étranger. MM. Halla, professeur à l'université, de Prague.
— Lambl, professeur à Tuniversité de Kharkoff.
— De Méric, chirurgien des hôpitaux ûe Londres.
— Palasciano, professeur à la Faculté de Naples.
— Virchow, professeur à l'université de Berlin.
— Vleminckx, président de l'Académie royale de médecine de Bel-
gique. France. . MM. Bérard , professeur et doyen de la Faculté de Montpellier.
— E. Gintrac, directeur de l'Ëcole de médecine de Bordeaux.
— Baron Larrey, membre de l'Académie impériale de médecine,
chirurgien de l'Empereur.
— Ricord, >ice-président de l'Académie impériale de médecine.
— J. Roux, professeur à l'Ecole de médecine navale de Toulon.
— Teissier, professeur à l'Ecole de médecine de Lyon.
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL.
— Jaccoud, agrégé à la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital
Saint- Antoine.
SECRÉTAIRE TRÉSORIER.
— E. Vidal, médecin de l'hôpital Saint-Louis.
SECRÉTAIRES PARTICULIERS.
— Bail, agrégé de la Faculté de Paris.
— Bricheteau, chef de clinique de la Faculté de Paris, rédacteur
en chef du Bulletin de thérapeutique.
— Comil, chef de clinique de la Faculté de Paris.
— Desnos, médecin des hôpitaux de Paris.
— H. Gintrac, professeur à l'Ëcole de médecine de Bordeaux.
— Proust, agrégé de la Faculté, médecin des hôpitaux de Paris.
INTRODUCIIOlf. 25
LISTE
DES MEMBRES FONDATEURS ET ADHÉRENTS
MEMBRES FONDATEURS.
Abeille^ docteur en médecine à Paris.
Alcantaray^octeur en médecine à Alger.
Amussat, docteur en médecine à Paris.
Ancona (d'}y docteur en médecine à Paris.
Auburtin, docteur en médecine à Paris.
Aujôas-Turenne, docteur en médecine à Paris.
Auioux, docteur en médecine à Paris.
Avrard, docteur en médecine à la Rochelle (Charente-Inférieure).
Axenfeld, professeur à la Faculté de Paris^ médecin de l'hôpital Saint-Antoine.
Azam, professeur à TËcole de médecine de Bordeaux (Gironde).
Babu, docteur en médecine à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
BaU, agrégé de la Faculté de Paris, secrétaire du Congrès.
Barbier^ docteur en médecine à Auxeire (Yonne)^ correspondant délégué.
Bairalliery professeur à l'Ecole de médecine navale de Toulon (Var), correspon- dant délégué.
Barréy docteur en médecine à Paris.
Barthez (E.), médecin de l'hôpital Sainte-Eugénie, médecin du prince impé- rial, membre du Comité d'organisation.
Barudel, médecin-miyor ^^ première classe à l'hôpital militaire de Lyon (Rhône).
Beauvais (de), docteur en médecine à Paris.
Béciard (J.), secrétaire de l'Académie impériale de médecine, agrégé de la Faculté de Paris, membre du Comité d'organisation.
Béhier, professeur à la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital de la Pitié, membre du Comité d'organisation.
Beni-Barde, médecin de l'établissement hydrothérapique d'Auteuil (Seine).
Bérard, doyen et professeur de la Faculté de Montpellier (Hérault), vice-prési- dent du Congrès.
Berchon, médecin principal de la marine militaire, directeur du service sani- taire de la Gironde.
Bergeret* docteur en médecine à Montigny-les-Arsures (Jura).
Berrut, docteur en médecine à Paris.
Bertet, docteur en médecine à Cercoux (Charente-Inférieure).
Bertin (E.), docteur en médecine à Montpellier (Hérault).
Bertruid de Saint-Germain, docteur en médecine à Paris.
Bertulus, professeur adjoint à l'École de Marseille (Bouches-du-Rhône).
36 CONGRES VÈtnCkt lettBtlMATIONAt.
Besnier, médecin des hôpitaux de Paris.
Billod^ directeur de Tasile d'aliénés de Sainte-Gemmes (Maine-et-Loire).
Bitot, professeur à l'École de médecine de Bordeaux (Gironde).
Blanc^ docteur en médecine^ président de la Société locale à^Dijon (Côte-d'Or), correspondant délégué.
Boinet, docteur en médecine à Paris.
Bole, docteur en médecine à Gastelsarrasin (Tam-et-Garonne).
Bonnet^ docteur en médecine à Bordeaux (Gironde).
Boppc, docteur en médecine à Nancy (Mfeurthd).
Bouchardat, professeur à la Faculté de Paris ^ membre du Comité d'organi- sation.
Bouchut, agrégé libre de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital des Enfants.
BouiUaud, professeur à la Faculté de l'aris, président du Congrès.
Bouisson, professeur à la Faculté de Montpellier.
Bourdel, agrégé de la Faculté de Montpellier.
Bourdon, médecin de l'hôpital de la Charité, à Paris.
Bourgade, professeur à l'École de médecine de Clemiont-Ferrand.
Bouteiller, docteur en médecine à Rouen, sect*étau'e généi*al dU Congrès mé- dical de cette ville.
Bricheteau, chef de clinique de la Faculté de Paris, secrétaire du Congrès.
Brierre de Boismont, docteur en médecine à Paris, maire-adjoint du 11* àtron- dissement.
Broca père, docteur en médecine à Paris.
Broca (Paul), professeur à la Faculté de Paris, chirurgien de Thôpital Saint- Antoine.
Brouardel, docteur en médecine à Paris.
Buot-Lalande, docteur en médecine à Vire (Calvados).
Buttura, docteur en médecine à Cannes (Alpes-Maritimes).
Cabanellas, docteur en médecine à Paris.
Cabanes, docteur en médecine à Servian (Hérault).
Caron, docteur en médecine à Paris.
Caudmont, docteur en médecine à Pans.
Casenave, médecin honoraire de l'hôpital Saint-Louis, à Paris.
Cazeneuve, directeur et professeur de l'École de médecine de Lille (Nord).
Cerise, docteur en médecine à Paris.
Chapplain, chirurgien des hôpitaux de Marseille (Bouche»-du-Rhône).
Gharcot, agrégé de la Faculté de Paris, médecin de la Salpètrière.
Chatin, médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon (Rhône).
Chauveau, professeur adjoint à l'École de Lyon, secrétaire général du Congtès médical de cette ville^ correspondant délégué.
Chazarain, docteur en médecine à Bordeaux (Gironde).
Ghrestien, proftescur à l'École de Lille (Nord).
Churchill, docteur en médecine à Paris.
CoUineau, docteur en médecine à Paris.
Colson, docteur en médecine à Bar-le-Duc (Meuse)^ colrespondailt délé|ué;
Colson, docteur en médecine, correspondant de T Académie de médeéiiie & Noyon (Oise), délégué du Comité d'organisation.
Combal, professeur à la Faculté de Montpellier.
Combes, docteur eil médecine à Paris.
lirftÔDtfGTtD!!. 27
Contour, docteur en médecine à PaH^.
ComU, chef de clinique de la Faculté de PàriA, ftéci'ëtaire du Congrès.
Cortejarena, chef de clinique de IIêl Faculté de MadHd (Ë^paghe).
Coste, dii^cteur et professeur de FËcôle de MArsèiUe (BoUchësMiu^AhAne), doN respondant délégué.
Costes, professeur à l'École de Bordeaux (Giiyjndë).
Coty, docteur en médecine au HâVre (Selne^Ittférléui^e);
Couillaud, docteur en médecine à Ëpernay (Marné);
Coural, docteur en médecine à Saint^^^hiniafi (Hérault).
Courty, professeur à la Faculté de Montpellier^ Correspondant délégué.
Coutenot^ professeur à TËcole de Besançon (Doubs), corrèspondAtit délégué.
Culmann, docteur en médecine à Forbach (Moselle).
Cunéo, médecin de première classe de la marine, à tbiilon (Var).
Czajewski, docteur en médecine à Orléans (Loiret).
Dagrou, directeur de l'asile de Préniontré (Aisne).
Décès, professeur à Técole' de Reims (Marne), correspondant délégué.
Dechanibre, rédacteur en chef de la Gazette hebdomadaire, membre da Comité d'organisation.
Delaplagne, docteur en médecine à Paris.
Delasiauve, médecin de l'hospice de la Salpétrière à Paris.
Deleau, docteur en médecine à Paris.
Delmas, docteur en médecine à Bordeaux (Gironde).
Delpech, agrégé libre de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital Necker.
Demarquay, chirurgien de la Maison municipale de santé à PaHs.
Denonrilliers, inspecteur général de l'Université, professeur de la Faculté de Paris, chiinirgicn de l'hôpital de la Charité, vice-présldént du Comité d'organi- sation.
Denucé, professeur à l'école de Bordeaux (Gironde).
Dero, docteur en médecine au Havre (Seine-lnfôrieure).
Desgranges, professeur adjoint à l'École de Lyoh, correspondant délégué.
Desnos, médecin des hôpitaux de Paris, secrétaire du Congrès.
Desprez, docteur en médecine à Saint-Quentin (Aisne).
Désorraeaux, chirurgien de l'hôpital Necker, à Paris. •
Destouches, docteur en médecine à Paris.
Devergie, médecin honoraire de l'hôpital Saint-Louis à PaHs.
Derouge, docteur en médecine à Corbeil (Seine-et-Oise), correspondant délégué.
Dimbarre, docteur en médecine, président de la Société locale à Tarbes (Hautes- Pyrénées), correspondant délégué.
Douan, docteur en médecine à Dampierre (Moselle).
Doyen, professeur à l'École de Reims (Marne).
Duboué, docteur en médecine à Pau (Basses-Pyrénées), correspondant délégué.
Dubreuilb, secrétaire général du Congrès de Bordeaux, coirespondant délégué.
Dubrisay, docteur en médecine à Paris.
Duchenne (de Boulogne), docteur en médecine à Paril
Duguet, chef de clinique de la Faculté de Paris.
Dujardin-Beaumetz, chef de clinique de la Faculté de Paris.
Dumas, docteur en médecine à Paris.
Duménil, professeur adjoint à l'École de Rouen (Seine-Inférieure), correspondant délégué.
28 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Duprë, professeui' à la Faculté de Montpellier (Hérault).
DupuYy professeur à l'école de Bordeaux (Gironde).
Dupuy, docteur en médecine à Festieux (Aisne).
Dupuy, médecin de l'hôpital civil à Cran (Algérie), coiTespondant délégué.
Dupuy, docteur en médecine à Paris.
Duroàery docteur en médecine à Paris.
Duval^ directeur et professeurde l'École de médecine navale à Brest (Finistère).
Duval (V.), docteur en médecine à Paiis.
Ehrmann, docteur en médecine à Mulhouse (Haut-Rhin).
EmpiSy agrégé libre de la Faculté de Paiis^ médecin de l'hôpital de la Pitié.
Eyriaud^ chirurgien en chef de l'hôpital d'Angoulême (Charente) , correspondant délégué.
Fabre, professeur suppléant à l'école de Marseille (Bouches-du-Rhône), corres- pondant délégué.
Falize, docteur en médecine au Havre (Seine-Inférieure).
Falret, docteur en médecine à Paris.
Fano^ agrégé libre de la Faculté de Paris.
Fauvel (A.), médecin de l'Hôtel-Dieu à Paris.
Fauvel (Ch.), docteur en médecine à Paris.
Fauvelle, docteur en médecine à Laoi:\ (Aisne).
Favrot, docteur en médecine à Paris.
FoUin, agrégé libre de la Faculté de Paris, chirurgien de l'hôpital Cochin, membre du Comité d'organisation.
Fonssagrives, professeur à la Faculté de Montpellier (Hérault), correspondant délégué.
Fouquer, président de la Société locale à Vannes (Morbihan), correspondant dé- légué.
Fremaux, docteur en médecine à Paris.
Fumouze, docteur en médecine à Paris.
Galezowski, docteur en médecine à Paris.
Gallard, médecin de l'hôpital Lariboisière, à Paris.
Garin, docteur en médecine à Lyon (Rhône).
Garnier, président de la Société locale à Ëpinal (Vosges), correspondant délégué.
Garrigou-Desarènes, docteur en médecine à Pai'is.
Gavarret, professeur à la Faculté de Paris, vice-président du Comité d'organi- sation.
Gérard, docteur en médecine à Chàlons-sur-Marne (Marne).
Gibert, docteur en médecine au Havre (Seine-Infériem*e).
Gintrac (E.)^ directeur et professeui* honoraire de l'École de Bordeaux, président du Congrès de cette ville, correspondant délégué, vice-président du Congrès.
Gintrac (H.), professeur à l'École de Bordeaux, correspondant délégué, secrétaii*e du Congrès.
Giraud^ docteur en médecine à Nice (Alpes-Maritimes).
Gombault, médecin des hôpitaux de Paris.
Gosselin, professeur à la Faculté de Paris, membre du Comité d'organisation.
Gouraud, docteur en médecine à Paris.
Gourdin, docteur en médecine à Paris.
Gros, docteur en médecine à Paris.
Giiiby, docteur en médecine à Paris.
INTRODUCTION. 29
Gublcr, agrégé libre de la Faculté de Paris^ médecin de Thôpital Beaujon.
Gneneau de Mussy, agrégé libre de la Faculté de Paris, médecin de THôtel-Dieu.
Guénioty cbirurgien des hôpitaux de Paris.
Guersaut, chirurgien honoraire de l'hôpital des Enfants, à Paris.
Guipon, médecin en chef des hôpitaux de Laon (Aisne), cori'espondant délégué.
Guyot, médecin des hôpitaux de Paris.
Gyoux, docteur en médecine à Saint-Jean-d'Angély (Charente-Inférieure).
Hallequen, docteur en médecine à Châteaulin (Finistère).
Hameau, docteur en médecine à Arcachon (Gironde).
Hardy, professeur à la Faculté de Paris, médecin de Fhôpital Saint-Louis.
Hcnrot, professeur à TÉcole de Reims (Marne).
Hérard,. agrégé libre de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital Lariboisière.
Herpin, directeur et professeur de T École de Tours (Indre-et-Loire), correspon- dant délégué.
Herschell, docteur en médecine à Paris.
Heurtaux, professeur adjoint à TÉcole de Nantes (Loire-Inférieure), correspondant délégué.
Hillairet, médecin de l'hôpital Saint-Louis, à Paris.
Hirtz, professeur à la Faculté de Strasbourg (Bas-Rhin), correspondant délégué.
Horteloup, médecin honoraire de l'Hôtel-Dieu, à Paris.
Horteloup fils, docteur en médecine à Paris.
Hubert, docteur en médecine à Sommesous (Mai*ne).
Hugotj docteur en médecine à Laon (Aisne).
Jaccoud, agrégé de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital Saint-Antoine., secrétaire général du Congrès.
iacquemety agrégé clc la Faculté de Montpellier, correspondant délégué.
Jarjavay, professeur à la Faculté de Paris, chh*urgien de l'hôpital Beaujon.
Jaume, professeur à la Faculté de Montpellier, correspondant délégué.
Jaume (A.)^ agrégé de la Faculté de Montpellier, correspondant délégué.
Jeannel, professeur à l'École de Bordeaux, rédacteur en chef du Journal de méde* me de Bordemix,
Johnston , docteur eu médecine à Paris.
Joulin, agrégé de la Faculté de Paris.
Kœberlé, agrégé de la Faculté de Strasbourg (Bas-Rhin).
Kosciakewiz, docteur en médecine à Rive-de-Gier (Loire).
Kowiski, docteur en médecine à Cette (Hérault).
Labat, professeur à l'École de Bordeaux (Gironde).
L&boulbène, agi-égé de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital Saint-Antoine.
Ladaverie, doctem* en médecine à Bordeaux (Gironde).
Ladreit de Lacharrière, médecin de l'établissement des sourds-muets à Paris.
Lagneau fils, docteur en médecine à Paris.
LaUementj docteur en médecine à Charleville (Ardennes).
Lancereaux, chef de clinique de la Faculté de Paris.
Lanelongue, professeur à l'école de Bordeaux (Gironde).
L^yre, docteur en médecine à Ixxlève (Hérault).
Larrey (baron), chirurgien de l'Empereur, médecin4nspecteur, membre du Conseil de santé des armées, vice-président du Congrès^
Lasèguc, professeur à la Faculté de Paiis, membre du Comité d'organisation*
Latour (A.); rédacteur en chef de VUrdm médkale à Paris.
80 CONGRES MtOIGAl lllTBRNATIONAL.
Le Cadre (oncle)^ docteur en médecine au Havre (Seine-Inférîeure).
Lécorchë, docteur en médecine à Paris.
Lecygne^ docteur en médecine à Notre-DamchdQ^Iiesse (Aisne).
Le Fort (L.)^ agrégé de la Faculté de Paris, chinu*gien de Thôpital du Midi.
Legouest, professeur au Val-de-Gr4ce, à Paris.
Lejeal, chiiiirgien en chef de l'hôpital de Valenciennes (Nord}> correspondant délégué.
Leroy-Duprc, médecin en chef de rétablissement bydrothérapique de BelleTue (Seine).
Leudet, directeur et professeur de l'École de Rouen (Soine-Inférieure)^ corres- pondant délégué.
LcYi Pellegrino, docteur en médecine à Paris.
Levieux, vice-président du Conseil d'hygiène de Bordeaux (Gironde).
Lévy Michel, directeur de l'Ecole de médecine du Val-de-Gràce, à Pai'is.
Uebermann, docteur en médecine à Paris.
Liebreicbf docteur en médecine à Paris.
Liégeois, agrégé de la Faculté de Paris, chirurgien des hôpitaux.
Linas, docteur en médecine à Paris.
Lionet, docteur en médecine à Champueil (Seine-«t«Oise).
Uosa, docteur en médecine à Bininoy (Seino-et-Oise).
Longet, professeur à la Faculté dQ Paris, membre 4tt l'Institut, m«|iibr« du Comité d'organisation.
Luton, professeur suppléant à l'Ëcol^de Reims (Marna)» eorre^ndant délégué.
Luys, médecin de l'hôpital de Lourcine, à Paris.
Mabit, professeur à l'École de Bordeaux (Gironde),
Magail, professeur adjoint à l'École de Marseille (Bouchea-du-^btoe).
Magitot^ docteur en médecine à Paris.
Maire, docteur en médecine^ vice-président de la Société locale au Havre (Seine- Inférieure), coiTOspondant délégué.
Maisonneuve, chirurgien de l'Hôtel-Dieu, à Paris.
Maldan, directeur et professeur de l'École de Reims (Marne).
Malles, docteur en médecine à Paris.
Mandl, docteur en médecine à Paris.
Marchai, de Calvi, agrégé libre de la Faculté de Paris.
Margueritte, docteur en médecine au Havre (Sein^-lnférieure).
Marjolin, chirurgien de l'hôpital Sainte-Eugénie, à Partes
Marmisse, docteur en médecme k Bordeaux (Gironde).
Dq Martin, pare, pré9id<)nt de la Société locale à Narboime (Aude)« camnieBéaiit délégué.
Martineauj docteur w médecina à Paris.
Mattei, docteur en médecine à Paris.
Maurice, docteur en médecine à YarsaiU«s (SniiMMt-^Msa), oonespondiBi dé* légué.
Mayer (Al.), docteur en médacin^ à Paris.
Mazard, professeur à l'École de Limoges (Haute-Vienne), eorrespondaiii délégué.
Mage, médecin de première classe de la marine, à Teulon (Var).
Méran, rédacteur en chef de T Vnm médk4iU d# I0 Qvomk, à Bordeaux, OMVes-
pondant délégué. Mercier (Aug.), docteur en médecine k Paria*
INTROOUCTlOlf. 31
Mesnet^ médecin de Thâpital Saint*Antoine, à Paiis.
Meyer (E.), docteur en médecine à Paris.
Micé, professeur à l'École de Boixleaux (Gironde).
Michel, docteur en médecine à Chaumont ( Haute <• Marna), correspondant dé- légué,
Millard, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.
Milon, docteur on médecin^ à Paris.
Moiiot, directeur et professeur de rËcolc de Dyon (Càte*d'Or), correspondant délégué.
Morpain, docteur en médecine à Paiis.
Mottet, docteur en médecine à Paris.
Mougeot^ docteur en médecine à Bar-Bur-*Aube (Aube).
Uoura Bourouillou, docteur en médecine à Paris.
Moutard-Martin, médecin de l'hôpital Beaiûon^ à Paris.
Noguès, docteur en médecine à Paris.
Nonat, médecin de l'hôpital de la Ghaiité, h Paris.
Odier, docteur en médecine à Paris.
Ollier, chirurgien des hôpitaux de Lyon (Hhône).
Ore, professeur à l'Ecole de Bordeaux (Giit)ndd)»
Otterbourgj docteur en médecine à Paris.
Oulmont, médecin de l'hôpital Lariboisière, à Paris.
Papillaud, docteur en médecine à Saujon (Charcnte-Inférieura).
Paquet, docteur en médecine à Roubaix (Nord),
Pantaleoni, docteur en médecine à Nice (Alpes-Maritimes).
Panse, professeur à l'École de Ulle (Nord)^ correspondant délégué.
Paul, agrégé dç la Faculté dQ Paris, médecin des hôpitaux.
Perrin (E.-R.), docteur en médecine à PariSj secrétaire général de la Société médico-pratique.
Pery, docteur en médecine à Bagnères^e^Luchon (Haute«Garonne).
Petit, docteur en médecine à Lille (Nord).
Petit, docteur en médecine à Château-Thierry (Aisne).
Phiiipeaux, docteur en médecine à Lyon (Rhône)» correspondant délégué.
Picard (A.)^ docteur en médecine à Marseille (Bouches-4u-Rhône).
Pierre, docteur en médecine k Autan (Saône-et«Loire),
Pillon, docteur en médecine k Paris.
Pinel-Grandchamp, docteur eu médecine à Paris*
Planche, docteur en médecine à Montpellier (Hérault)*
Pla»e, Q^édecin yétérinaire à Niort (Deux-Sèvres).
Polaillon, agrégé de la Faculté de Paris.
Porqu^tj docteur en médecine à Vire (Calvados).
Potain, agrégé de la Faculté de Paris» médecin de Vhôpital N@cW«
Pnmst, agrégé de la Faculté de Paris, [médecin des hôpit^uxj secrétaire 4u
Congrès. Putégnat, docteur en médecine, correspond^ut de TAcadéinie de mëdçclue à
Lunévilltt (Meurthe)5 correspondant délégué. Py, docteur en médecine à Narbonne (Aude)- Raciborsldj docteur en médecine à Paris;* Rames, docteur en médecine à Aurillac (Cwtat)* Rayer, professeur à la Faculté de Paris» membre de l'Institut.
32 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Raynaud^ sigrégé à la Faculté de Parb^ médecin des hôpitaux.
Rech^ docteur en médecine à Paris.
Reliquet^ docteur en médecine à Paris.
Rey> docteur en médecine à Lille (Nord).
Ricord^ chirurgien honoraire de l'hôpital du Midi^ vice^résident de rAcadémie de médecine^ vice-président du Congrès.
Robin (Ch.), professeur à la Faculté de Paris^ membre de l'Institut, membre du Comité d'organbation.
Roger, agrégé de la Faculté de Paris, médecin de Thôpital des Enfants.
RoUet, chirurgien des hôpitaux de Lyon (Rhône).
Rousset, professeur à F École de Bordeaux (Gironde).
Roux (J.), directeur du service de santé de la marine à Toulon (Var), rice-prési- dent du Congrès.
Rozier, docteur en médecine à Bordeaux (Gironde).
Sabatier, agrégé de la Faculté de Montpellier (Hérault).
Sarramea, docteur en médecine à Bordeaux (Gironde).
Semelaigne, docteur en médecine à Neuilly (Seine).
Seux, professeur à l'école de MarseiUe, correspondant délégué.
Shrimpton, docteur en médecine à Paris.
Simonin, directeur et professeur de l'école de Nancy (Meurihe), correspondant délégué.
Simonot, docteur en médecine à Paris.
Société centrale de médecine du département du Nord.
Sorbets, docteur eu médecine à Aire-sur-l'Adour (Landes).
Sternberg, docteur en médecine à Pessac (Gironde).
Tardieu, professeur à la Faculté de Paiis, président de l'Académie de médecine, Ticfr-président du Comité d'organisation.
Tamier, agrégé de la Faculté de Paris, chirurgien des hôpitaux.
Tavemier, docteur en médecine à Thonon (Haute-Saône).
Teissier, professeur à l'École de Lyon (Rhône), correspondant délégué, ^ice- président du Congrès.
Testelin, docteur en médecine[à Lille (Nord).
Texier, professeur à l'École d'Alger, correspondant délégué.
Thierry, docteur en médecine à Bar-le-Duc (Meuse).
Thomas (A.), professeur à l'École de Reims (Marne),
Thomas, docteur eu médecine à Chatel-su>Moselle (Vosges).
Thuhé, docteur en médecine à Paris.
Titon, docteur en médecine à Châlons-sur-Marne (Marne), correspondant délé- gué.
Tondut, docteur en médecine à Niort (Deux-Sèvres), correspondant délégué.
Trencart, docteur en médecine à Venins (Aisne).
Trollier, docteur en médecine à Alger.
Valcourt (de), docteur en médecine à Cannes (Alpes-Maritimes).
Valdès, docteur en médecine à Paris.
Vallet, docteur en médecine, correspondant de l'Académie de médecine à Or- léans (Loiret), correspondant délégué.
Vast, docteur en médecine à Vitry-le-François (Marne).
Vauquelin, docteur en médecine à Paris.
Vaussin, docteur en médecine à Orléans (Loiret).
INTRODUCTION. 33
Veroeuil, agrégé libre de la Faculté de Paris, chirurgien de l'hôpital Lariboisiëre,
membre du Comité d'organisation. Vibcrt, docteur en médecine au Puy (Haute-Loire)^ correspondant délégué. Vidal (E.], médecin de l'hôpital Saint- Louis à Paris ^ secrétaire -trésorier du
Congrès. VIgla, médecin de THôtel-Dieu à Paris. Vi^y, docteur en médecine à Pogny (Marne). Villemin^ agrégé de l'École du Val-de-Gràce, à Paris. Walnié, docteur en médecine à Chauny (Aisne). Wûrtz, doyen et professeur de la Faculté de Paris^ membre de l'Institut^ membre
du Comité d'organisation.
MEMBRES ADHÉRENTS.
AMÉRIQUE.
MM.
Andrews (E.), professem* à Chicago (États-Unis).
Aquino (d*) Fonceca^ docteur en médecine à Pernambuco (Brésil)^ correspondant délégué.
Atkinson, rédacteur de the Nwth Amencan Med. Chir. Raiew, à Philadelphie Etats-Unis), correspondant délégué.
Barker (F.), docteur en médecine à New-York (États-Unis).
Bell, rédacteur de the Med. Examiner, h Philadelphie (États-Unis), correspondant délégué.
Boswoeth, docteur en médecine à Chicago (États-Unis).
Bowditch, professeur à Boston.
BHosniade (Th.), docteur en médecine à New-York (États-Unis).
Brown (F.), docteur en médecine à Boston (États-Unis).
Bro\(n-Séquard, professeur à New-York (États-Unis).
Burdett, docteur en médecine à Bellevillc (Canada).
Butler, directeur de the Med, and Surg. Reporter, à Philadelphie (États-Unis), correspondant délégué.
CannifT, docteur en médecine à Belle viUe (Canada), correspondant délégué.
Codman, docteur en médecine à Boston (États-Unis).
CoUins, docteur en médecine à Providence (États-Unis).
Cooledge, docteur en médecine à Boston (États-Unis).
Dalton (J.), professeur à New-York (États-Unis).
Douglas, directeur de the American Med. Monthly, à New-York (États-Unis), cor- respondant délégué.
Dowell (Gr.), docteur en médecine à Galveston (États-Unis).
Downs, docteur en médecine à New-York (États-Unis).
Druns, docteur en médecine à New-York (États-Unis).
Duunham, docteur en médecine à Saint-Louis (États-Unis).
Calon (M.}, docteur en médecine h Pcaria 111 (États-Unis).
Qlis (C), docteur en médecine à Boston (États-Unis).
Fenwick, docteur en médecine à Montréal (Canada), directeur du Canada Med. humai,
Ferguson (J.), professeur à New-York (États-Unis).
Franklin de Amaral, docteur en médecine à Rio-de-Janeiro (Brésil).
Freer, professeur à Chicago (États-Unis).
3
Zk CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Hart (J.), docteur en médecine à New-York (États-Unis).
Hays {l,)f directeur de the American Journal of Med. Se,j à Philadelphie (Ëtats-
Unis), correspondant délégué. Hébert» docteur en médecine au Canada. Hingston» docteur en médecine à Montréal (Canada). Holcomb, professeur à New-York (États-Unis). Homans (C. D.)» docteur en médecine à Boston (États-Unis). Hutchinson» professeur à New-York (États-Unis). Hutchuys (C.)» docteur en médecine à Brooklyn (États-Unis). iWaine (R. R. M,), docteur en médecine à Cincinnati (États-Unis). JefTries (L), docteur en médecine à Boston (Étals-Unis). Jenkins» docteur en médecine à Louisville (Kentucky). Jewell (W.)» docteur en médecine à Philadelphie (États-Unis). Kieman» rédacteur de the New-Yor^ Med. PresSy à New-York (États-Unis)» cor*
respondant délégué. Lewis (W.)» docteur en médecine à Philadelphie (États-Unis). Logan (Th.), docteur en médecine à Sacramento (Californie). March (A.)» professeur à New-York (États-Unis). Maxson (Ë. R.)» professeur à New-York (États-Unis). Merrill» docteur en médecine à New- York (États-Unis).
Murphy» directeur de the Cincinnati Lawet and Observer, à Cincinnati (États-Unis). Neftel» docteur en médecine à Cincinnati (États-Unis). Norris (W. J.), docteur en médecine à Philadelphie (États-Unis). O'Meagher» rédacteur de the Neio^Yorh Med. Press, à New- York (États-Unis),
correspondant délégué. Pancoast» professeur à Philadelphie (États-Unis). Pereira» docteur en médecine à Pernambuco (Brésil). Peterzo» docteur en médecine à Pernambuco (Brésil). Pinckney (N.)» docteur en médecine à New-York (États-Unis). Pope (C. A..), docteur en médecine à Saint-Louis (États-Unis). Potts (L.)» docteur en médecine à Belleville (Canada). Pi*att» docteur en médecine à New-York (États-Unis). Ramirez» docteur en médecine à Mexico (Mexique). Ricard» docteur en médecine au Canada.
Richardson (T.)» professeur à TUniversité de la Louisiane (Etats-Unis). Rey (H.)» médecin de première classe de la marine, miyor à bord du Phkgetcn
(station nayale des Antilles). Rodenstein» docteur en médecine à New-York (États-Unis). Sausa Braga (de)» docteur en médecine à Bahia (Brésil). Silva (da)» docteur en médecine à Pernambuco (Brésil). Sims (Marion)» docteur en médecine de New-York (États-Unis). Smith (C. D.)» docteur en médecine à New-York (États-Unis). Smith (L.)» docteur en médecine à Louisyille (États-Unis). Stains (E.), docteur en médecine à New-York (États-Unis). Stearns (J.)» docteur en médecine à Boston (Ëtats-^nis). Stephenson (U.), docteur en médecine àNew-Vork (États-Unis). Stevens» directeur de the CincintioH Lancei and Observer, à Cincinnati (États-
tJnis)» correspondant délégué. Thompson (A.)» docteur en médecine à New-York (États-Unis).
INTRODDCnON. 35
Tyler (J.), docteur en médecine à Boston (États-Unis).
Iglesias, docteur en médecine à Mexico (Mexique).
Ipham (J. B.), docteur en médecine à Boston (États-Unis).
Vogt, docteur en médecine dans l'État de lowa (États-Unis).
Warren, docteur en médecine à Boston (État»-Unis).
Yandell (L. P.), docteur en médecine à LouisYille (États-Unis).
ANGLETERRE.
Alexander^ docteur en médecine à Halifax.
Beigely docteur en médecine à Londres, correspondant délégué.
Beale (Lionel), professeur à Londres.
Berkart, docteur en médecine à Edimbourg.
Bennett (Hughes), professeur à Edimbourg.
Bini, professeur à Londres.
BoiTen, docteur en médecine à Londres.
Branthwaite, docteur en médecine à Itrighington (Ecosse).
Brodhurst, docteur en médecine à Londres.
Buraey Yeo, docteur en médecine à Londres.
Chapmann, docteur en médecine à Londres.
Chater, docteur en médecine à Londres.
Clarke (A.), professeur à Londres.
Comwall, docteur en médecine à Edimbourg.
Cowie (R.), îles Shetland (Ecosse).
(jyan (R.), professeur à Dublin.
DaTis (Bamard), docteur en médecine à Shelton (StafTordshire).
Doagal Mason, docteur en médecine à Edimbourg.
Down, docteur en médecine à Londres.
Drysdale, docteur en médecine, secrétaire de la Société Harvéienne à Londres.
Dnnn, docteur en médecine à Londres.
Faire (J. D.), docteur en médecine à Londres.
Poster, professeur à Birmingham, correspondant délégué.
Gos6, docteur en médecine à Londres.
Greenhalgh, docteur en médecine à Londres.
Guccione, docteur en médecine à Londres.
Gaeneau de Mussy, docteur en médecine à Londres, correspondant délégué.
Uare, docteur en médecine à Londres.
Rarrison Rogers, docteur en médecine à Londres.
Hart (E.), professeur à Londres, rédacteur en chef de ihe BrUish Med. Joumaly correspondant délégué.
Haward, docteur en médecine à Londres.
Bayes (i.), docteur en médecine à Dublin.
Hinton (i.), docteur en médecine à Londres.
Hrniter Dixon, professeur à Edimbourg.
Inman, médecin du Northern Hospital à Lberpoolj correspondant délégué.
Kidd, directeur de the Dublin Quarterly Jawmal of Med, Science, à Dublin, corres- pondant délégué. Laorence, chirurgien de l'Hôpital ophthalmologique à Londres. Lee (E.), docteur en médecine à Londres. Lee (H.), docteur en médecine à Londres.
36 colnghès médical international.
Mason^ docteur en médecine à Londres.
Meredyth, docteur en médecine à Londres.
Méric (de), chirurgien des hôpitaux de Londres^ rédacteur de the Lancet, cor- respondant délégué, vice-président du Congrès.
Miles, docteur en médecine à Gillingham.
Milner Barry, professeur à Londres.
Mitchell, docteur en médecine à Londres.
Moore (W.), professeur à Dublin, vice-président du Collège des médecins d'Irlande.
Morell Mackenzie, professeur à Londres.
Oates, docteur en médecine à Londres.
O'Connor, docteur en médecine à Londres.
O'Leary Powell, docteur en médecine à Cork (Irlande).
Oppert, docteur en médecine à Londres.
Pavy, professeur à Londres.
Pearson, docteur en médecine à Londres.
Popham, médecin des hôpitaux de Dublin.
Prosser (J.), docteur en médecine à Londres.
Richardson, docteur en médecine à Londres.
Roth, docteur en médecine ii Londres, coiTespondant délégué.
Sanders, docteur en médecine à Edimbourg, directeui' de VEdûiburgh Med. Journal, correspondant délégué.
Sansom, docteur en médecine à Londres.
Seydewitz, docteur en médecine à Edimbourg.
Smith Abbot, professeur à Londres.
Steet Carrick, docteur en médecine à Londres.
Stokes (W.), professeur à Dublin.
Stokes (W.) fils, docteur en médecine à Dublin.
Teevan, docteur en médecine à Londres.
Thompson, professeur à Londres, con^espondant délégué.
Tilt, professeur à Londres.
Wethered, docteur en médecine à Londres.
Wise, docteur en médecine à Cork (Irlande).
Wright, professeur à Londres.
Wynter, rédacteur de the British Med. Journal, correspondant délégué.
Yearsley, docteur en médecine à Londres.
AUTRICHE El POLOGNE AUTRICHIENNE.
Arlt, professeur à TUniversité de Vienne.
Bakody, docteur en médecine à Pesth.
Becker, docteur en médecine à Vienne.
Benedikt, privatdocent à l'Université de Viehne, correspondant délégué.
Bemstein, docteur en médecine à Vienne.
Duchek, professeur à l'Académie Joséphine à Vienne.
Eiscit, professeur à l'Université de Prague.
Fieber, docteur en médecine à Vienne.
Funda, docteur en médecine à Prague.
Halla, professeur à l'Université de Prague, correspondant délégué, vice-président
du Congrès. Hebra, professeur à l'Université de Vienne^ Hebra flls^ docteur en médecine à Vienne^
INTRODUCTION. 37
Janikowski, professeur à rUnivei*sité de Cracovie.
Kraus, rédacteur en chef de YAllgemeine medic. Zeitung, à Vienne^ correspon- dant délégué.
Erizek, docteur en médecine à Prague.
Lany, docteur en médecine à Vienne.
Mondy, docteur en médecine à Vienne.
Neubauer, docteur en médecine à Prague.
Oppolzer^ professeur à l'Université de Vienne^ correspondant délégué.
Pichler, rédacteur en chef de ÏAUgemeùie medic, Zeitung, à Vienne, coirespon- dant délégué.
Rokitansky, professeur à l'Université de Vienne, correspondant délégué.
Schlesinger, docteur en médecine à Vienne.
Schott, docteur en médecine à Vienne.
Schulek, docteur en médecine à Pesth.
Sigmund, professeur à l'Université de Vienne, correspondant délégué.
Spath, professeur à l'Académie Joséphine de Vienne.
Streng, docteur en médecine à Prague.
Stricker, docteur en médecine à Vienne.
Tôrôk (de)> docteur en médecine à Pesth.
Vivenot (chevalier de), docteur en médecine à Vienne.
Wertheim, privatdoccnt à l'Univci^sité de Vienne, correspondant, délégué.
Wittelshôfer, rédacteur en chef de Wiener medic, Wochemchrifty correspondant délégué.
Zulinski (T.)> docteur en médecine, à Cracovie.
GRAND-DUCHÉ DE BADE.
Friedreich, professeur à rUnivei*$ité de Hcidelberg, correspondant délégué. Funke, professeur à l'Université de Fribourg en Brisgau, con*espondant délégué. Helmholtz, professeur à l'Université de Heidelberg. KnaulT, privatdocent à l'Université de Heidelberg. Seeligmann, docteur en médecine à Baden-Baden.
BAVIÈRE.
Bamberger, professeur à l'Université de Wûrzburg, coiTCspondant délégué.
Enke, directeur du Journal fur Kinderhrankheiten, à Erlangen, correspondant délégué.
Ordenstein, docteur en médecine à Woims.
Pfeofer, professeur à l'Université de Munich, correspondant délégué.
Scanzoni (de), professeur à l'Université de Wûrzburg, correspondant délégué.
Seitz (F.), professeur à l'Univei'sité de Munich, délégué du gouveniement bava- rois.
BELGIQUE.
Beauvniit, docteur en médecine à Lodeliusart.
Boéns, docteur en médecine à Charleroi, correspondant délégué.
Boalvin, docteur en médecine à Gilly.
Burggneve, professeur à l'Université de Gand.
Corput (Van den), professeur à l'Université de Bruxelles.
Crocq, professeur à l'Université de Bruxelles, délégué du gouvernement belge,
correspondant délégué. Bambre, docteur en médecine à Courtrai, correspondant délégué.
38 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Dastot^ docteur en médecine à Hons.
Dayreuxj docteur en médecine à Liège.
Defeumy> docteur en médecine à Ville-sur-Haine.
Deneaux-Debreyne, docteur en médecine à Dixmunde.
Derbaix-Quinet^ docteur en médecine à Gilly.
Etienne^ docteur en médecine à Romsée.
Fallot, docteur en médecine à Bruxelles.
Festraerts^ docteur en médecine à Liège.
Froment, docteur en médecine à Lodeliusart.
Gluge, professeur à l'Université de Bruxelles.
Gosse, médecin principal à Biiixelles.
Hodru, médecin des charbonnages à Charleroi.
Holsbeck (van), docteur en médecine à Bruxelles, correspondant délégué.
Hunoteau, docteur en médecine, conseiller de préfecture à Charleroi.
Hunoteau père, docteur en médecine à Gilly.
Lievens, docteur en médecine à Alost.
Limburgh (de), docteur en médecine à Marcinelle.
Max van Mons, docteur en médecine à Bruxelles.
Merchie, inspecteur général du senice de santé militaire à Bruxelles, corres- pondant délégué.
Moor (de), docteur en médecine à Alost.
Place (de), docteur en médecine àMontigny-sur-Sambre.
Pontus, docteur en médecine à Bruxelles. '
Quinet (Aimé), docteur en médecine à Gilly.
Rommelœre, agrégé de l'Université de Bruxelles.
Savet, docteur en médecine à Beauraing.
Scrick (van den), docteur en médecine à Haie.
Séverin, docteur en médecine à Marchienne-au-Pont.
Thibaut (A.), docteur en médecine à Marcinelle.
Thiry, professeur à l'Université de Bruxelles.
Vancrombrugg, docteur en médecine à Gand.
Vleminckx, président de l'Académie de médecine de Bruxelles, vice-président du Congrès.
Warlomont, rédacteur principal des Annales d'ocuUstique, à Bruxelles.
CAP DE BONNE -ESPÉRANCE.
HofTa, docteur en médecine au Cap. Lilienfeld, docteur en médecine au Cap.
DANEMARK.
Arendrup (E.), docteur en médecine à Copenhague. Birkerod, docteur en médecine à Kjoge. Hansen, docteur en médecine à Aarhus. Lorenzen, docteur en médecine à Copenhague. Salicath, docteur en médecine à Taaborg.
ESPAGNE*
Auban (Carlos), docteur en médecine à Chinchilla.
Bercero, docteur en médecine à Valladolid, conespondant délégué.
Capdevila, docteur en médecine à Madrid.
Cervera, docteur en médecine à Madrid.
INTRODUCTION. 39
Delgado, docteur en médecine à Madrid. Escovan, docteur en médecine à Madrid. GoDxalez, docteur en médecine à Madrid, secrétaire de la rédaction de el Genio
med, qtdr. Unday docteur en médecine à Pampelune.
Léon y Luque (Pablo), président du corps des médecins légistes à Madrid. Lopei de La Vega, rédacteur de el Genio med. qmr,, à Madrid^ correspondant
délégué, llaestre de San-Juan, professeur à Grenade. Martin de Pedro, docteur en médecine à Madrid* Nartinez y Molina, professeur à l'Université de Madrid. May (J.), docteur en médecine à Madrid. Moro (C. de), docteur en médecine à Cadix. Rineyro, docteur en médecine à Madrid. Ribelly docteur en médecine à Barcelone.
Sanfhitos, rédacteur de el Siglo medico^ à Madrid, correspondant délégué. Seco Baldor, professeur à FÛniversité de Madrid. Tejada y Espana, directeur de el Genio med. quir., à Madrid, correspondant
délégué. TrupiUo Rancos, docteur en médecine à Antiquera. Velasco Gonzalez, docteur en médecine à Madrid. Zambrano, rédacteur de la Espana medioa, à Madrid, correspondant délégué.
FRANCE.
Bossa, rédacteur en chef de Y Abeille médicale.
CafTe, rédacteur en chef du journal des Connaissances médicales pratiques et de pharmacologie,
Chaillou, rédacteur en chef du Journal de médecine et de chirurgie pratiques,
DuTal (Emile), rédacteur en chef de la Médecine contemporaine,
I>urand, rédacteur en chef du Courrier médical,
Favre (H.), rédacteur en chef de la France médicale,
(damier, rédacteur de V Union médicale,
Gennond de Larigne, rédacteur en chef de la Gazette des eaux,
Latour (Âm.), rédacteur en chef de V Union médicale. •
Martin-Lauzer, rédacteur en chef de la Rewte de thérapeutique médico^chirurgicale»
Lesourd, rédacteur en chef de la Gazette des hàpitaux,
Pascal [N.)y rédactem* en chef du Mouvement médical.
Piorry, ancien professeur de la Faculté de Paris, rédacteur en chef de l'Événe- ment médical,
ReTîllout (V.), rédacteur de la Gazette des hôpitaux.
Sales-Girons, rédacteur en chef de la Revue médicale.
Tartirel, rédacteur de l'Union médicale.
Goérin (J.), rédacteur de la Gazette médicale.
GRECE*
Calliburcës, directeur de O Tiriroxparuç, à Athènes, correspondant délégué.
Chrysocpathes, docteur en médecine à Sparte.
DoroTinis,* docteur en médecine d'Athènes.
Goodas, directeiu' de*il Mthaca tuv ÂOnvwv, à Athènes, correspondant délégué.
Kot|laki^ docteur en médecine à Hermopolis.
^
&0 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
HESSB.
Friedberg^ docteur en mëdecine à Mayence. Pbœbus, professeur à rUniversité de Giessen.
HOLLANDB.
Basting, chirurgien-major, médecin en chef de la forteresse de Bergen-op-Zoom. Boogard, rédacteur de la Neederîand&ch Tijdschrift voor Qeneeskufide, à Amster*
dam, correspondant délégué. Daniels (C. L.), médecin des colonies néerlandaises. Feirt, docteur en médecine à Amsterdam. Gildemeester, docteur en médecine à Amsterdam. Hollman, docteur en médecine à Edam. Huet, docteur en médecine à Amsterdam. Lohe (van), docteur en médecine à Amsterdam Loo (van de], docteur en médecine à Venlo. Schneevogt, professeur à la Faculté d'Amsterdam. Schoemacher, docteur en médecine à Almelo. Stokris, professeur à la Faculté d'Amsterdam. Vogelvanger, docteur en médecine à Hulst, correspondant délégué. Zeeman, secrétaire de la Société médicale des Pays-Bas à Amsterdam, corres*
pondant délégué.
INDES.
Dumorlier, docteur en médecine (Indes occidentales).
Fayrer, directeur de the [ndian Anmls of Med. Scietice, à Calcutta, correspondant délégué.
XTAUE ET ÉTATS ROMAINS.
Accettella, docteur en médecine à Chieti.
Agostini (V.), docteur en médecine à Ancône.
Angelini ( J.), docteur en médecine à San-Sepolcro.
Aronne, docteur en médecine à Subiaco.
Assereto (J.), docteur en médecine à Savone.
Baccelli, professeur à TUniversité de Rome.
Baciocchi (J.), docteur en médecine à San-Giustino.
Balestrieii, professeur à l'Université de Naples.
Ballanti, docteur en médecine à Rome.
Bandicra (G.), professeur à l'école de Palerme.
Bastianelli, docteur en médecine à Rome.
Belli (S.), médecin en chef de la ville de Civita-Vecchia.
Bertani (A.), docteur en médecine à Florence, membre du parlement.
Bini (F.), professeur à l'Université de Florence.
Blasi, docteur en médecine à Rome.
Borelli (Giovanni), professeur à l'Université de Turin.
Borelli, directeur de la Gazz. med. ital., à Turin, correspondant délégué.
Borgiotti (A.), docteur en médecine à Florence.
Bos (A.), docteur en médecine à Florence, correspondant délégué.
Bcssi (Girolamo), docteur en médecine à Azzati.
Boucher, docteur en médecine à Naples.
Brugnoli, professeur à l'Université de Bologne.
Brunelti, docteur en médecine à Padoue.
USTRODUCTION. &1
Bninetti, docteur en médecine, secrétaire du Journal de médecine , à Rome. Boffklini, professeur à T Université de Florence, directeur de lo Sperimentdle,
correspondant délégué. Burd (Ch.)> sénateur du royaume, professeur à l'Université de Florence^ pré- sident de r Association médicale italienne. Cadet, professeur à l'Université de Rome. Gardini (G.), docteur en médecine à Florence. Cajorati, docteur en médecine à Pavie.
Castiglioni (P.), directeur des Annali di med. pubblica, à Florence. CaveUo (P.), rédacteur de U Morgagni, k Naples, correspondant délégué. Ceccarelli, chirurgien en chef de l'armée à Rome. Cerasi, docteur en médopine à Rome. Chiricozi, docteur en médecine à Rome. Ciacero (G.), professeur à l'Université de Padoue. Ciniselli (L.), docteur en médecine à Grémone. Gpriani (E.), professeur à l'Université de Florence. Cipriani (P.), professeur à l'Université de Florence. Comolli (G.), docteur en médecine à Gume. Conti (G.), docteur en médecine à Florence. Correnti (A.), docteur en médecine à Florence. Costantini, professeur à l'Université de Rome. Crispino (J. A.), docteur en médecine à Episcopia. Demaria (Garlo), professeur à l'Université de Turin. Donarelli (A.), docteur en médecine à Rome, correspondant délégué. Del Greco, docteur en médecine à Florence. Diorio (V.), professeur h l'Université de Rome. Egidj, docteur en médecine à Albano. Faralli (J.), docteur en médecine à Florence. Fedeli, doctem* en médecine à Rome. Feliciani, docteur en médecine à Rome. Friedice, docteur en médecine. Galassi, professeur à l'Université de Rome.
Galligo, directeur de VImparziaie, à Florence, correspondant délégué. Gamberini, professeur à l'Université de Bologne. Geloso (Bon.), .docteur en médecine à Païenne. Gentile, docteur en médecine à Naples. Gentili, professeur à l'Université de Rome. Gianuzzi, professeur à l'Université de Sienne. Giordano (Scipion), professeur à l'Université de Turin. Giovanini, docteur en médecine à Bologne. Girolami, directem* du Mcmicomio à Rome. Ginliani, docteur en médecine à Albano. Gobbi (V.), professeur à Cesena. Grîlli (P.), docteur en médecine à Florence. Goalandi, docteur en médecine à Rome. Henen (A.), docteur en médecine à Florence.
Jardin (du), directeur de la Liguria medica^ à Gènes, correspondant délégué. Jasa (E.), docteur en médecine à Rome, lenore, docteur en médecine à Naples.
U CONGRÈS UtmCàL INTERNATIONAL.
La Caméra, docteur en médecine à Gotrone, correspondant dëlëguë. Lancia di Brolo, docteur en médecine à Païenne.
Lang, docteur en médecine à Rome.
Lansi, docteur en médecine à Rome.
Laurenzi, chirurgien en chef des hôpitaux de Rome.
LcTi (R.), docteur en médecine à Florence.
Levier (E.), docteur en médecine à Florence.
LojodicCj docteur en médecine à Naples.
Lucente, docteur en médecine à Gotrone.
Magni, professeur à TUniversité de Bologne.
Manassei, professeur à rUniversité de Rome.
Marchi (P.), professeur à l'Université de Florence.
Massa (J. B.), docteur en médecine à Faenia.
Mazzoni, chirurgien en chef des hôpitaux de Rome.
Meis (de), professeur à T Université de Bologne.
Moleschott, professeur à l'Université de Turin, correspondant délégué.
Nasca (G. de), docteur en médecine à Naples.
Olivicri, professeur à l'Université de Naples.
Pacini (P.), professeur à l'Université de Florence.
Paggi (G.), docteur en médecine à Florence.
Palasciano, professeur honoraire de l'Université de Naples, coirespondant dé- légué, vice-président du Gongrès.
Panunzi, professeur à l'Université'de Rome.
Parola (L.), docteur en médecine à Guneo.
Pasquali, docteur en médecine à Rome.
Patamia (G.), professeur à l'Université de Naples.
Perctti, secrétaire du Journal de médecine^ à Rome.
Perillo (E.), docteur en médecine.
Petratti, docteur en médecine à Arlena.
Petrosellini, docteur en médecine à Rome.
Poce, médecin en chef de la ville de Subiaco.
Polli (G.), professeur à Milan.
Polverosi, docteur en médecine à Rome.
Prassa (A.), docteur en médecine.
Puccinotti, professeur à Florence, directeur de lo SpmmerUaUj correspondant délégué.
Quaglino, professeur à Milan.
Renzi (de), professeur à l'Université de Naples, correspondant délégué.
Rey, docteur eu médecine à Turin.
Rizzetti (Giuseppe), docteur en médecine à Turin.
Rizzoli, professeur à l'Université de Bologne.
Rolli, directeur du Jardin botanique à Rome.
Rossi (de), professeur à l'Université de Rome.
Ruggieri, docteur en médecine à Naples.
Samarelli, docteur en médecine à Molfetta.
Sanctis (de), pharmacien à Rome.
Sangalli, professeur à l'Université de Pavie.
Sanguinetti, professeur à l'Université de Rome.
Scalzi, directeur du Journal de médecine, à Rome.
nmoDucnon. ki
Schiff, professeur à l'Université de Florence, correspondant délégué.
Sebastio (N.), docteur en médecine.
SoDsino (P.), docteur en médecine à Florence.
Spada, docteur en médecine à Naples.
Spasiano, docteur en médecine à Naples.
Stiambio, directeur de la Qatz. med. iial,, à Milan, correspondant délégué.
Thurman (A.), docteur en médecine à Livoume.
Valeriti, docteur en médecine à Rome.
Valéry, professeur à l'Université de Rome.
Yiale, professeur à l'Université de Rome, premier médecin du pape.
Vignali, docteur en médecine à Rome.
Villanova, professeur à l'Université de Naples.
Vitelli, docteur en médecine à Naples.
IfECKLBMBOURG.
Goets, docteur en médecine à Neustrelitz.
PORTUGAL.
Alvarenga, professeur à la Faculté de Lisbonne, correspondant délégué.
Arantes, professeur à la Faculté de Lisbonne. %
Barbosa, professeur à la Faculté de Lisbonne, médecin du roi, délégué du gou-
remement portugais, correspondant délégué. *
Figueira, professeur à la Faculté de Lisbonne. Jordao, professeur à la Faculté de Lisbonne. Lino de Macedo, docteur en médecine à Pombal. Texeira Marquez, professeur à la Faculté de Lisbonne.
PRINCn>AUTËS UNIES.
K^vila, professeur à Bukarest, correspondant délégué.
Marcovitz, professeur à Bukarest^ membre du Conseil médical supérieur.
PRUSSE.
Bardeleben, professeur à l'Université de Greifswald, correspondant délégué.
Behrend, docteur en médecine à Berlin, correspondant délégué.
Binz, docteur en médecine à Bonn.
Borgsten, docteur en médecine à Treuenbrutzen.
Eberl, directeur de la Clinique des enfants à Berlin.
Esmarch, professeur à l'Université de Kiel, correspondant délégué.
Eulenburg, docteur en médecine à Berlin.
Eulenburg, privatdocent à l'Université de Berlin.
Frerichs, conseiller privé, professeur à l'UniTersité de Berlin, délégué du gou-
vemement prussien, correspondant délégué. Gôschen, rédacteur en chef de la Deutsche Ktmik, à Berlin, correspondant
délégué. Grpmpler, docteur en médecine à Breslau.
Ghesinger, professeur à l'Université de Berlin, correspondant délégué. Henle, professeur à l'Université de Gôttingen, correspondant délégué. Henoch, professeur à l'Université de Berlin.
Birsch, professeur à l'Université de Kônigsberg, correspondant délégué. Hays, docteur en médecine à Kempen.
kli CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Klopsch, professeur à rUniversité de Breslau, correspondant délégué.
Krause père, docteur en médecine à Hanovie, correspondant délégué.
Krause fils, professeur à l'Université de Gôttingen, correspondant délégué.
Kristeller, docteur en médecine à Berlin.
Langenbeck, professeur à l'Univei'sité de Berlin.
Lebert, professeur à l'Université de Breslau, correspondant délégué.
Lewin, médecin des hôpitaux, à Berlin.
Liman, professeur à rUniversité de Berlin, correspondant délégué.
Meyer (M.), docteur en médecine à Berlin, correspondant délégué.
Meyer (E. L.}, docteur en médecine à Berlin.
Mlddeldorpf, professeur à l'Université de Breslau, correspondant délégué.
Mitscherlich, professeur à l'Université de Berlin.
Naumann, professeur à l'Univei-sité de Bonn, correspondant délégué.
Olshausen, professeur à l'Université de Halle, conespondant délégué.
Posner, rédacteur en chef de Berliner klinische Wochenschrift, correspondant
délégué. Rau, docteur en médecine à Striegau. Ravoth, docteur en médecine à Berlin. Rosenberg, docteur en médecine à Berlin. Roth, docteur «i médecine à Berlin. Saulmann, docteur en médecine à Berlin. Scherbel, docteur en médecine à Lissa. Schlegel, docteur en médecine à Schvtreidnitz. Schwarz, conseiller médical, docteur en médecine à Coeslin. Schwcgel, docteur en médecine. Scrzeczka, professeur à l'Université de Berlin. Silvester, docteur en médecine à Kônigsberg. Strassmann, docteur en médecine à Berlin.
Varrentràpp, médecin de l'hôpital du Saiut-Esprit, à Francfoi*t-sur-Mein. Yirchow, professeur à l'Université de Berlin, vice-président du Congrès. Waldenburg, docteur en médecine à Berlin. Weber, professeur à l'Université de Halle, con*espondant délégué. Wegscheider, docteur en médecine à Berlin. . Westphal, docteur en médecine à Berlin. Wolfr(H.), docteur en médecine à Berlin.
RUSSIE ET POLOGNE RUSSE.
Bartsch, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Benni, docteur en médecine à Varsovie.
Bubnoff, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Chmoulevitchj docteur en médecine à Kiew.
Cyon, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Dalecki^ docteur en médecine à Moscou.
Downarowicz (de), docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Dropsy, docteur en médecine à Zaslaw.
Estlander, docteur en médecine à Helsingfors.
Finsel (P.), docteur en médecine à Odessa.
Fligel, docteur en médecine à Varsovie.
Goldhaar, docteur en médecine à Kiev.
INTRODUCTION. A 5
Grabowskiy docteur en médecine à Mohilefif.
Grekowicz, docteur en médecine à Konin.
Grimbergy docteur en médecine à Odessa.
Heltzl (de), docteur en médecine à Kharkoff.
Herzenstein, docteur en médecine à Odessa.
Heyfelder (0.)> conseiller d'État^ professeur à Saint-Pétersbourg, corrrespon* dant délégué.
Heyfelder Vus, docteur en médecine à Vilna.
Hubbenety professeur à l'Université de Kiev.
niinsky, professeur à l'Université de Saint-Pétersbourg.
KacbendoerfTer, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Kirch, directeur de Petersburgei* med. Zeit.^ à Saint-Pétersbourg, correspon- dant délégué.
Kofiinsky, docteur en médecine à Varsovie.
Krienûansky, docteur tn médecine à Saint-Pétersbourg.
Knyzanowski, docteur en médecine à Varsovie.
Lambl, professeur à l'Université de RbarkofT, vice-président du Congrès.
Lazarewitch, professeur à l'Université de Kharkoff.
Liebcrg, docteur en médecine en Podolie.
lieven, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg, médecin de la Cour.
Loscby docteur en médecine à Saint-Pétersboiu'g.
Lowenhard, docteur en médecine à Varsovie.
Luszizkiewicz, docteur en médecine à Kielce.
Moriovsky, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Mayekefr, docteur en médecine à Moscou.
Milliot, docteur en médecine à Kiev.
Monkiewicz, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Neugebauer, docteur en médecine à Varsovie.
Palmberg, docteur en médecine (de Finlande).
Pasintcwicz, docteur en médecine à Poulasi.
Pelechin, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
PippingskOld, agrégé de l'Université de Helsingfors.
Poxnansky, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Rauchfuss, médecin de l'hôpital des Enfants, à Saint-Pétersbourg.
Reimann, docteur en médecine à Systomir.
Rindawsky, docteur en médecine à Kharkoff.
Runcberg, docteur en médecine (de Finlande).
Sslan, docteur en médecine à Helsingfors.
Sdcpura, docteur en médecine à Tiilis.
SelicZy docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Skarga (de), docteur en médecine à Vilna.
Skiifossofisky, docteur en médecine à Odessa.
Staffelberg, docteur en médecine (de Pologne).
Stahlbcrg, docteur en médecine (de Sibérie).
Tamamschef, docteur en médecine à Tiflis.
Teich, docteur en médecine à Siedlce.
TiUner (L.), docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Tiruvicr, docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
Trautvctter (de), docteur en médecine à Saint-Pétersbourg.
46 CONGRÈS IIÉDICAI IlfTEIllfÂTIONAL.
Tyrchowski, docteur en médecine à Varsovie.
WiUebrand (de), docteur en médecine à Helsingfors.
Wreden^ médecin en chef de rétablissement otiatrique, à Saint-Pétersbourg.
Wywodzof, docteur en médecine à Moscou.
Zaleski, professeur à T Université de Kasan.
ZelidoriT;, docteui* en médecine (de Finlande).
SAXE.
Crédéj professeur à l'Université de Leipzig, correspondant délégué.
Czcrmak, professeur à léna, correspondant délégué.
Fiedler, docteur en médecine à Dresde.
Gerhardt, professeur à l'Université d'Iéna.
Kûchenmeister, docteur en médecine à Dresde, correspondant délégué.
Leonhardi, docteur en médecine à Dresde.
Reinbard, docteur en médecine à Dresde.
Ricbter, professeur à Dresde, coiTespondant délégué.
Wagner, professeur à l' Uni vei-sité de Leipzig, correspondant délégué.
Waltber (R.), docteur en médecine à Freibcrg.
Winter, professeur à l'Univereité de Leipzig, correspondant délégué.
WunderUch, professeur à l'Université de Leipzig, correspondant délégué.
SUÈDE ET NORVÈGE.
Arbo, docteur en médecine à Christiania.
Berg, chef du bureau de statistique à Stockholm, correspondant délégué.
Faye, professeur à Christiania.
Homan, docteur en médecine à Christiania.
Lundblad, docteur en médecine à Gothembourg.
Malmsten, professeur à Stockholm.
Owre, docteur en médecine à Christiania.
Tornblom, docteur en médecine à Stockholm.
Vogt (H.), docteur en médecine à Stockholm.
SUISSE.
Baylon, docteur en médecine à Genève, correspondant délégué. Lombard, docteur en médecine à Genève, correspondant délégué. Roussel, docteur en médecine à Genève.
Valentin, professeur à l'Université de Berne, correspondant délégué. Zurkowski, docteur en médecine à Schinznach.
TURQUIE.
Marroin, professeur et médecin sanitaire à Constantinople. Papadopoulos, docteur en médecine à Varna.
VILLES HANSÉAnOUES.
Cohen, docteur en médecine à Hambourg.
Tungel, médecin en chef de Thôpital général de Hambourg, correspondui dé- légué.
WURTEMBERG.
Niemeyer, professeur à l'Université de Tûbingen, correspondant délégué. Renz (de), docteur en médecine à Echingen.
nmoDVcnoR. h1
LIVRES ADRESSÉS AU CONGRES
Plusieurs confrères de la France et de l'étranger ont bien voulu adresser au Congrès leurs ouvrages imprimés. Ces envois ont été mentionnés par le secrétaire général à l'ouverture des séances^ et pour pei*pétuer le souvenir de ces hom- mages qui ont été accueillis avec la plus vive reconnaissance^ nous donnons ci- après, suivant Tordre alphabétique des noms d'auteurs, la liste de ces travaux. A l'exception de quelques brochures qui, selon le désir des donataires, ont été distribuées aux membres du Congrès, ces livres ont été déposés à la bibliothèque de la Faculté de médechie de Paris.
Alvabenga. — Estatistica dos hospitales de San-José, San-Lasarro e Desterro no anno de 1865* Lisboa, 1867.
Bakodt. — Du tubercule pulmonaire. Paris, 1867.
Barw>8a (A. M.)* -* Études sur le croup (mémoire académique). — De la tra» chéotomie dans le croup (mémoire académique). — Note sur Turéthrotomie interne (note académique). — Recherches sur l'action de la fève de Calabar (note académique). — Note sur l'ovariotomie à propos du premier cas de cette opération à Lisbonne (note académique).
ftELUjzzi. — Intomo a vari modi di alimentazione dei bambini. Bologna.
BoNJEAN. — Plusieurs centaines d'exemplaires du programme de son ouvrage sur le choléra. 1867.
BoocHER (G.). •— Rendiconto e Statistica medica del colera del 1866 nella sesione
BowDiTCH. — Bulletins de la Société médicale du Massachusetts pour les années
1861, 1862, 1863, 186b et 1865. CiBBiL. — Acdon terapeutica de las aguas miDero4enDales de Albama de
Aragon. GoHXTt MtDfCAL DB Cmm^ — Un exemplaire de ses ftatuts» Co!i6iits DB Madru) db 186li. — Les Actes. GomRÉs DB Rouen de 1868. — Les Actes. Davbeux. — Considérations cliniques sur le choléra. Uége, 1867. ^ Note sut
Qn moyen préservatif de la coqueluche. — Essai d'interprétation de l'action
éfienante du tartre stibié. DiLAPLAOSB. -— Lettres à MM* Rioord et Langlebert sm* la syphilis. -^Omsidé^
kS CONGBÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
rations théoriques et pratiques sur les virus sanguins^ lymphatiques et ner- veux. — Le clîoléra, cause^ nature^ préservation et traitement. — Comptes rendus de l'ouvrage de M. Ch. Robin sm* les végétaux parasites, et de Tomiage du docteur J. Lemaire sur l'acide phénique. — ^Notice sur une nouvelle sonde utéiine. — Éloge funèbre du docteur Léonce Tourette.
DowLER Bennet. — Tableau of the Yellow Feverof 1853. New-Orleans^ 1854.
DuYAL (Jules), — Ghcel, ou une colonie d'aliénés. Paiis, 1867.
EuLENBURG ct CoHNiiEiH. — Ergchnissc dcr anatomischcn Untersuchung eines Fallcs von sogcnannter Muskclhypertropliie.
EuLENBURG. — Ucbcr cinen mil; Argent, nitric. erfolgi^cich behandelten Fall von Ataxic locom. progr. — Démonstration eines zur Behandlung des Pott'schen Doi'sal und Lumbal-Wirbelleidens empfohlcnen Appai*ats.
EwANs (Th. W.). — Les institutions sanitaires pendant le conflit austro-prussien- italien. Paris, 1867.
Fremaux. — Recherches pratiques sur le choléra-morbus. Paris, 1864. — Trois brochures sur le même sujet.
Gauxard (de Poitiers). — Dupuytren. Poitiers, 1865. — Foimules et rubriques. Poitiers, 1866.
Galugo. — Progetto di regolamente sulla prostituzione. Firenae, 1860. — Dis- cussions sur la loi concernant les pensions des veuves de médecins.
Garin. — De la police sanitaire et de l'assistance publique. Paris, 1866.
Garnier. ^ Projet de jonction de la Saône à la Meuse. Ëpinal, 1866.
GioANNis Gianquinto (de), professeur de droit administratif à l'Université de Pise. •— Cent exemplaires du programme de son Traité médico-légal sur le secret. Le manuscrit italien de l'ouvrage. — La questione internazionale dell'Aunis. Pavia, 1863. — Sulla competenza a giudicarc dei reati militari commeni da' scnatori. — Diritti dei consoli in materia di salvamento. Cagliari, 1862.
— Il progresso indeOnito dcl Diritto. Cagliari, 1863.
GioRDANo (Se). — Zolfo e choiera. Torino, 1867. — Délia febbre puerpérale, dell'eclampsia e dell'edema acuto. Tonno, 1859. -* Des vomissements incoer- cibles pendant la grossesse.
Hebra. — Appareil pour l'usage de bains chauds continuels pour la guérison des maladies de la peau. Vienne, 1867. — Sur l'action des révulsifs. Vienne, 1867.
Hérard et CoRNiL. — Traité de la phthisie pulmonaire. Paris, 1866.
HoLMAN. — Ueber das Pepsin.
Lazarewitch. — Sur les changements de forme et de position de Tutérus. Paris, 1862.
Mazzoni. — Due casi di estirpazione di ilbromi contenuti ncll'utero. Roma, 1866.
— Délia legatura, come metodo di dividere i tessuti molli. Fano, 1864. — Sui tumori délia rcgione parotidea. Roma, 1867. — Callo déforme nel terzo inferiorc délia gamba sinistra. Roma, 1866. — Emigrazione incruenta di un corpo mobile, etc. Roma, 1865.
Mazzoni e Sani. — Scn*amento délie masceUe per te.ssuto cicatriziale. Roma,
1866. Merrill. — Chloroform as an Infernal Remedy. New-York, 1867. — The Choiera
pestilence. ^ On the Cattle plague. Médical Société op the Indiana State. — Rapport de la session annuelle de 1867. Médical Society op New-York. — Transactions des années 1864, 1865 et 1866. Oppsrt, ^ Hospitals, Infîrmaries and Dispensaries. London, 1867.
INTRODOCTION. &0
Paoni. — Sulla causa speciûca del colera asiatico. Firenze, 1865*
PiusdAKo. — Memorie ed ossenrazioni di chirorgia practica* -— Neutralisation
des blessés en temps de guerre. POG610U. — Présenratife et remèdes contre le choléra. Paris^ 1866* RiToiH* — Das Bindegewebs*LAger auf dem Peritonœum. Berlin, 186&. — Die
Hemiainguinalis extema directa. Berlin, 1866. RousTAK. — Recherches sur Tinoculabilité de la phthisie. Paris, 1867. Saxgilu. — DeUa tuberculosi e de suoi rapporti colla scrofula e coll' inflamma-
Bone. Pavie. Seco Baldor. — Estudios sobre el colera de los siglos passados. Madrid, 1858. Shbdipton. — Choléra-morbus, son siège, sa nature, son traitement. SOC0.NOT. — L'Acclimatement et l'acclimatation de l'homme. Paris, 1865. Tboxpeo. — Dei medici e degli archiatri dei principi délia R. Casa di Savoia*
— Saggio d'osservazioni sul circondario Biellese. Biella, 186&. — Genni sto-
rico-statistici intomo ail' ospedale di S. Luigi Goniaga. Toiino, 1866. Tijusdi. --Salubrité; agriculture. Paris, 1867. Ulursperger. — Die Frage ûber die Heilbarkeit der Lungenphthisen. Wûrf-
burg, 1867. Vevider bal Dohbnec. — Osabe lo el atubo. Madrid, 1867. VncHow. — Phymatie, Tuberculose und Granulie. ViTEîOT. — Ueber die Veranderung der Korperwârme unter dem Einfluss des
terstarkten Lulldruckes. Wien, 1866. — Ueber die Veranderungen im
arteriellen Stromgebiete unter dem Einfluss des yerstarkten LuAdruckes.
Berlin, 1866. WiEDCY. — Sept mémoires sur Totiatrique. — - Ueber die quantitative Bestim-
mungder Hippursaure vermittelst der Titrirmethode. Zbbukk. -* Table moMaire de la Néerlande.
tn certain nombre de travaux manuscrits ont été envoyés au Congrès, et n'ont pu y être lus, soit parce que les auteurs n'avaient pas fait acte d'adhésion, soit parce que les mémoires ne répondaient pas aux conditions du progranmie. La liste suivante rappellera les titres de ces travaux : W
Aoumo (d') FoNCBGÀ. ^ Sur la colonisation au Brésil. AcBAx (G.). Evolucion e histologia del tubercule.
60WDITU1. — De rinfluence des terrains humides sur le développement de la tuberculose (Discours prononcé en 1862 à la Société médicale du Massachusetts). ^^AOKT (S.). •» Sur le traitement du choléra par le sulfure noir d'hydrargyre. Cajoupp. --i' On Consumption in Ganada (traduction fhmçalse de ce mémoire par
G. Dieulafoy, interne des hôpitaux de Paris). ^^WM. — Sur l'ovulation. ^^<'^. -* On prolonged menstrual Life in the Shetland Islands, and its relation
to longevity. Kaxor (M.). — Measures for restrainhig the Propagation of Yenereal Diseases. Faire. — De l'origine récente du globe terrestre. Travail présenté au nom de la
^iété de climatologie algérienne. HcuuH, — Sur la pepsine et son usage en médecine.
50 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL.
Homo. — Sur les dispensaires et la propagation des maladies vénériennes.
Kn)D (Ch.). — Sur le chloroforme.
Lmo DE Maœdo. — De la tubei'cullsation dans les difiërents pays. — Traitement de la syphilis constitutionnelle. — De l'influence de l'alimentation sur la pro- duction de certaines maladies. — Nature de la Uèvre typhoïde et son traite- ment le plus efficace.
LoPEz DE LA Yega. — Sur la propagation des maladies vénériennes.
Martin de Pedro. — Nota sobre la tartamuder.
Mattbi. —: De l'absorption de la liqueur séminale et de son action' tonique sur J'homme et la fenmie.
Maison. — On the Shoulder Présentation.
PocE (G.) •— Diatesi palustre^ suoi fralignamenti in morbi di natura diversa.
Pons. <— De la médecine sur les divers points du globe et chez les divers peuples.
Popham. — Sur la propagation des maladies vénériennes.
Roussel. •— Sur un nouvel instiiiment pour la transfusion du sang.
Sternberg. — L'épilepsie et son traitement. — Les maladies vermineuses.
Virji8co{P. G.). *- Considérations de pathologie générale.
PREMIÈRE SÉANCE. 5t
PREMIÈRE SÉANCE
Vendredi 16 août, à 2 heures.
OCTX&TURB DU CONGRÈS. — DISCOURS DE M. LE PROFESSEUR BOUILLÀUD,
PRÉSIDENT DU COMITÉ D'ORGANISATION.
ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES DU TUBERCULE. DK LA TUBERCUUSATION DANS LES DIFFÉRENTS PATS ET DE SON INFLUENCE
SUR LA MORTALITÉ GÉNÉRALE.
MM. ViLLEMiN (Paris). — Du tubercule et des processus analogues.
Sangalu (Pavic). — Anatomie et physiologie pathologiques du tubercule.
Cb^kq (Bruxelles). — Sur la tuberculose.
Lebert (Breslau). — Hësumé des expériences sur l'irritation pulmonaire expérimentale^ sur la transmission de la pneumonie, de l'adénite chro- niques, des granulations dites tuberculeuses, et de divers autres produits morbides.
Dih:ussion. — MM. Hérard (Paris). — Villemin (Paris). — Mougeot (Bar-sur-Àube). — Crocq (Bruxelles). — Gourdin (Paris). — Bertet (Cercoux). — Galligo (Florence).
Procès-verbal de la séance par le docteur Bricrbteau, secrétaire du Congrès.
52 CONGBfeS MÉDICAL INTEBNÂTIONAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
PREMIERE SÉANCE DE JOUR.
Présideni M. Bouillaud.
Vice-présidents .... Ml^l. Palasciano (de Naples] et Teissier (de Lyon). Secrétaire de la séance. M. Bricheteau.
Le 16 août^ à deux heures précises^ M. Bouillaud^ accompagné des délégués des gouvernements et des membres du comité d'organisation^ entre dans Tarn- phithéâtre. Accueilli par d'unanimes acclamations^ M. Bouillaud déclare ouTert le Congrès médical international de i867> et prononce le discours suivant :
Messieurs et très-honorés confrères de France et des autres nations des deux mondes.
Nous célébrons aujourd'hui la fête la plus magnifique de toutes celles dont l'histoire de la médecine nous ait conservé le souvenir. Oui, j'en ai le pressenti- ment, cette journée restera fameuse entre toutes les autres. Elle nous apprend déjà que non-seulement il n'y a plus de Pyrénées, comme l'avait dit un grand roi, mais qu'il n'existe plus aucune autre montagne, aucun fleuve, aucune mer, pas même la mer Atlantique ; elle nous apprend, en un mot, qu'il n'y a plus de frontières^ si ce n'est celle de la barbarie, et^ grâce à Dieu et au progrès, une telle frontière est bien étroite et bien loin de nous.
C'est à la disparition de ces barrières internationales que nous devons la réu- nion d'une assemblée si nouvelle, et plus grande et plus imposante encore qu'elle n'est nouvelle. Je ne puis contempler ce spectacle grandiose, cette pompeuse solennité^ sans être si profondément ému que mes faibles moyens, j'éprouve quelque honte à le dire, m'abandonnent^ et que la parole est près de me manquer. Permettez-moi donc de me recueillir un instant^ et^ en attendant^ levons-nous tous pour saluer ces drapeaux pacifiquement entrelacés; et comme eux^ mes- sieurs^ que nos mains s'unissent en signe de la plus cordiale, de la plus douce et de la plus universelle fraternité !
Les congrès de toute forme et de toute espèce sont à l'ordre du jour, et l'un de ces signes du temps dont on parle beaucoup aujourd'hui. Considérés d'abord en eux-mêmes, dans leur principe en quelque sorte, et puis dans leurs rapports avec l'époque de civilisation où nous vivons, ils ne sauraient donner prise à aucune attaque sérieuse qu'autant qu'ils pécheraient dans leur application. Or, quand il s'agit d'une institution quelconque, dont l'utilité et la légitimité ont été recon- nues en principe, certes ce serait une singulière logique, et parfois aussi une morale non moins singulière, que de porter atteinte à celte institution, par cela seul qu'elle aurait été mal appliquée. La seule logique et la seule morale que la raison et la conscience bien éclairées commandent, c'est de corriger, de suppri- mer les vices de l'application. Cela bien compris et bien arrêté, on peut dire, sans crainte d'en*eur, que les congrès constituent un véritable progrès dans l'orga- nisme social, tel que l'ont modifié les grands changements qui se sont opérés en tant de choses. Les congrès sont devenus un des agents, un des rouages, un des
BOUIUACD. — DISCOUBS D'OUYERTUBC Si
organes les plus importants de cet organisme si compliqué. Mais^ laissons de côté les congrès enrisagés d'une manière générale^ pour ne nous occuper que des congrès de l'ordre médical en particulier. Eh bien! cette institution compte déjà plusieurs années de pratique et d'application, chez un grand nombre de nations^ et les succès ont été tels qu elle a définitivement conquis son droit de cité.
S'il nous est permis de particulariser davantage et de nous arrêter un instant SOT ce qui regarde la France seulement, où trois congrès médicaux ont été déjà coDToqués, les heureux résultats de ces congrès ont été reconnus de la manière la plus éclatante. Aussi le président d'honneur du dernier de ces congrès a-t-il pu, sans soulever nulle part la moindre contradiction, proclamer déjà, dans les termes suivants, ce qui vient d'être affirmé.
« Grâce à ce mémorable congrès de Bordeaux, disait-il, la cause de cette grande institution a remporté une victoire décisive. Honneur à notre ville de Rouen, car c'est elle qui, la première, a conçu l'idée de congrès médicaux siégeant tour à tour dans l'une des principales villes de France, et qui, en 1863, a inauguré chez die l'ère de cette nouvelle institution ! Honneur à Lyon, cette seconde ville de France, qui, en 186i!i, marchant sur les traces de la ville où naquit le glorieux Corneille, a été le siège d'un congrès, dont les fastes de la médecine conserveront un impérissable souvenir ! Enfin trois fois honneur à Bordeaux, cette belle cité, si justement fière d'avoir donné le jour à l'immortel auteur de I'Esprit des lois; trois fois honneur à Bordeaux pour avoir fait triompher sans retour une institution à laquelle sont réservées les plus hautes destinées, celle entre autres de devenir l'un des plus puissants instruments de ce progrès, qui est au monde intellectuel ce que la gravitation est au monde physique, de ce progrès qui lui-même est une véritable gravitation de l'esprit humain! i>
Ajoutons, messieurs, qu'à l'époque où se réunit le congrès médical de Bordeaux, jamais encore il n'avait été question, chez nous du moins, d'un congrès médical international, umoersel^ ou, s'il m'est permis de comparer le profane au sacré, d'un conctte médical œcuménique. Cette idée vraiment grandiose est encore, mes- sieurs, un des actes du congrès médical de Bordeaux. C'est au digne fils du savant et célèbre directeur de l'École préparatoire de médecine de cette ville, à M. Henri Gintrac, que revient l'honneur d'une initiative en cette matière. Permettez-moi de mettre sous vos yeux les termes textuels de la proposition de M. H. Gintrac, laquelle fut accueillie par les applaudissements unanimes du congrès. Les voici :
< Pour centupler la sonmie considérable d'utilité scientifique et d'avantages sérieux qu'a pu produire le congrès médical de Bordeaux, je viens vous proposer, messieurs, de demander, pour l'année 1867, la réunion à Paris d'un congrès médical plus*que français, d'un congrès international des médecins de tous les
pays C'est de Bordeaux qu'est partie l'initiative de la grande association
confraternelle des médecins de France. J'ai à cœur de faire entendre, au nom de la science, un appel aux médecins de tous les pays. Je propose donc que le congrès ^ Bordeaux émette le vœu qu'un congrès international de médecins soit tenu à ^^ en 1867. »
Parmi les villes jalouses peut-être qu'une autre qu'elles, sans en excepter Bordeaui, les eût devancées dans la conception de l'idée de ce congrès intema- lional, il nous serait permis, je crois, de placer Paris lui-même. Vengeons-nous de Bordeaux, ou plutôt, messieurs, complétons, couronnons son œuvre, en émet- *^tlev(Bu que, à l'instar des congrès nationaux, les congrès internationaux se ^wtttituent à l'état périodique, c'est-à-dire siègent tour à tour dans quelqu'une
5U CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
des grandes villes du monde. S'il se peut^ ne nous séparons pas sans avoir fixe d'abord l'heureuse ville où siégera le second congrès médical international, et sans avoir aussi fixé l'époque de cette deuxième olympiade de notre institution des congrès internationaux, qui pour nous est bien une ère vraiment nouvelle.
Mais je reviens, messieurs, à l'objet spécial de cette allocution. Le vœu formé par le congrès de Bordeaux ne pouvait manquer d'avoir un écho retentissant dans toute la France, et dans sa capitale en particulier. Aussi à peine avait-il été émis, que Paris, cette ville classique de tous les progrès vraiment dignes de ce nom, se mit en quelque sorte en campagne. Le comité organisateur, dont j'ai l'insigne honneur d'être l'organe, se forma. Sans doute, messieurs, il ne se faisait point illusion sur toutes les difficultés qu'il pourrait rencontrer sur sa route, car l'en- fantement d'une grande assemblée médicale internationale mérite bien assuré- ment de compter parmi les enfantements laborieux. Mais si l'œuvre était difficile, elle n'était pas impossible. Impossible ! un grand homme a dit que ce mot n'était pas français. Disons tous, à notre tour, et comme un seul homme, qu'en matière de progrès, le mot impossible ne se trouve plus désormais dans aucun des dic- tionnaires des diverses nations du monde civilisé.
Le comité ne pouvait accomplir la mission qu'il s'était imposée sans l'autorisa- tion et le concours du gouvernement impérial. Ce concours ne s'est pas fait attendre : il est venu pour ainsi dire au-devant de nous. Nous nous plaisons à payer publiquement le tribut de notre reconnaissance et à rendre ici de solen- nelles actions de grâces à tous ceux de messieurs les ministres auxquels nous nous sommes adressés, ainsi qu'à M. le préfet de police.
Le comité organisateur ne pouvait se passer non plus du précieux appui de la presse périodique en général, et de la presse périodique médicale en particulier. Nous n'avons pas été moins heureux de ce côté que de l'autre, et nos remercî- ments ne sont pas au-dessous de ce nouveau concours; ils n'ont pas de bornes.
Nous remercions aussi M. le doyen de cette école d'avoir bien voulu mettre à notre disposition ce grand amphithéâtre. Nous remercions également ici, dans la g'ainte de l'oublier, nos correspondants français et étrangers qui, pour le compte du comité, ont recueilli de si nombreuses adhésions.
Secondé ainsi, le comité, multipliant ses efforts de tout genre, est enfin arrivé au terme d'une tâche qui, vous en conviendrez messieurs, ne manquait pas tout à fait de hardiesse, et qui réclamait une certaine dose de bonne volonté. Que si le comité n'a pas mieux fait, nul de vous ne le regrettera plus vivement que cha- cun des membres dont il est composé. Mais il compte sur votre indulgence. Vous ne tromperez pas ses espérances à ce sujet, messieurs, vous qui avez comblé, sur- passé celles qu'il avait conçues sous le rapport du zèle, de l'empressement, avec lesquels, au mépris de tant de sacrifices, vous êtes accourus, à flots pressés, dans cette vaste enceinte, trop étroite pourtant pour vous contenir. Nous avons pensé, messieurs, et tel avait été aussi l'avis du congrès boi:delais, nous avons pensé que, pour la convocation d'un congrès international à Paris, c'était une circonstance favorable à son succès, une véritable bonne fortune, que de choisir et l'année et l'époque de l'année où la grande Exposition universelle devait se réunir, de son côté, dans cette capitale de l'empire français. Il me semble, messieurs, que votre approbation est acquise à la résolution du comité. N'ètes-vous pas ravis, en effet, de pouvoir contempler toutes les magnificences, tous les prodiges de cette pom- peuse manifestation du génie humain sous tant de formes différentes? Grâce à cet événement, le plus étonnant peut-être des temps modernes, grâce à cette mer-
BO0ILLAUD. — DISCOURS D*ODVERTURE. 55
Teille des meireilles, attirées comme par une force de graTitation morale, toutes les nations, leurs souverains en tête (empereurs, rois, princes, ducs, etc.), ont truisformë Paris en une ville non moins tamerseUe que l'Exposition elle-même. Aussi c'est bien aujourd'hui que nous pouvons sans flatter Paris, dire de lui, avec an de nos poètes les plus nationaux (Casimir Delavigne) :
La fWmce, c'est Partie et PariSj c*est h monde i
Voyex maintenant, messieurs, comme tous les progresse tiennent, s'enchalnçnt et s'engendrent en quelque façon les uns des autres I Si les admirables progrès connus sous les noms de locomotion au moyen de la vapeur, tant sur terre que sur mer, et de télégraphie électrique, n'avaient pas eu déjà lieu; si, sous le rap- port de l'espace et du temps, ils n'avaient pas changé la face du monde, comme l'avaient changée, sous d'autres rapports, les découvertes également admirables de la boussole et de l'imprimerie ; si donc la locomotion par la vapeur, rapide comme les vents, la télégraphie électrique, rapide comme l'éclair, n'eussent pas été inventées, l'Exposition universelle pi ce congrès médical international, qui constituent bien, eux aussi, d'incontestables progrès, n'auraient pu s'ac- complir.
J'ai dit un peu plus haut, messieurs, que nous n'avions encore eu, en France, que trois congrès médicaux. Nous en comptons cependant quatre, en y compre- nant celui qui s'assembla en iSUS à Paris, dont il a porté le nom. Mais nous ne pouvions le placer pai*mi les congrès du genre de ceux dont nous venons de nous occuper. En effet, il ne roulait pas comme ceux-ci sur des questions de méde- cine. Il avait pour oh}ei spécial une réforme, une nouvelle organisation de l'exer- cice et de l'enseignement de la médecine. Ce congrès mériterait donc le nom à!états géfiéraux ou d'assemblée constituante du grand corps médical de toute la France. Ses travaux furent longs et, ne craignons point de leur donner cet éloge qui n'est pas médiocre, dignes du 8i:get. Présidé par le ministre de l'instruction publique de cette époque, M. de Salvandy, non moins distingué par ses idées libérales que par ses sentiments généreux, le congrès de Paris de 18/i5 offrait un caractère semirofficieL 11 était permis d'espérer que l'espèce de charte constitu- tionnelle qu'U avait si laborieusement et si consciencieusement rédigée, ne tar- derait pas à être présentée aux chambres, et qu'elle passerait enfin à l'état de M, Malheureusement, il n'en fut pas ainsi, et cette œuvre importante, fondamentale^ est à recommencer. Tantœ molis erat
Espérons, messieurs, que le moment n'est pas éloigné où quelque nouveau congrès reprendra, sous des auspices plus favorables, l'œuvre du congrès de 1865, car, il faut bien l'avouer, nos institutions médicales n'ont certes pas encore atteint leur dernier degré de perfection. Heureuse la nouvelle tentative, si elle pouvait sourire à l'esprit vaste, éclairé, hardi, initiateur et Ubéral du ministre éminent qui siège aujourd'hui sur le fauteuil du grand maître de l'Université! fe ne quitterai point le congrès de 18/i5 sans i^ppeler ici un de ses actes les plus méritoires. Avant de se séparer, il émit le vœu qu'une statue fût élevée à Paris en l'honneur de notre Bichat, qui déjà en possédait une dans sa viUe natale. Le noble vœu du congrès fut exaucé. La statue dont l'érection est due ^ l'initiative du congrès de 18/i5 siège précisément à l'entrée de cette enceinte. Bichat, aucun de TOUS, messieurs, ne l'ignore, est le glorieux, l'immortel fondateur de l'ana- lomie générale. Cetta science, sous le nom d* histologie qu'elle porte aujourd'hui.
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s'est enrichie, gr«^ce à des procédés de recnerches plus précis, employés sur une grande échelle et devenus classiques^ de tant de découvertes, qu'elle eo semble transfigurée. Mais les beaux progrès que nous nous plaisons à vous signaler ne doivent pas faire oublier les travaux du grand Bichat. Saluons donc, messieurs, sa statue qui, placée ainsi près de l'enceinte de nos séances, présidera, s'il est permis de le dù*e, à tous nos travaux, nous inspirera de grandes pensées, et nous communiquera quelques étincelles de ce feu sacré que possédait à un si haut degré celui dont elle est l'image.
Je n'abuserai pas plus longtemps de votre patience, messieurs, heureux, en finissant, d'avoir soulevé dans vos âmes un de ces sentiments doux et généreux qui me feront obtenir quelque grâce pour la longueur de cette allocution.
Le comité organisateur de ce congrès a terminé sa mbsion. La vôtre va com- mencer, messieurs, par la constitution de votre bureau. Cette opération terminée, le signal du combat sera donné. Puissent les actes de cette grande assemblée laisser dans l'histoire de la médecine un glorieux et long souvenir ! Ce serait vous faire injure, très-chers et très-honorés confrères, que de douter un seul instant de l'entier accomplissement de ce vœu.
Après cette allocution fréquemment interrompue par de chaleureux applaudis- sements, M. le professeur Gavarret, vice-président du Comité d'organisation, pro- clame les noms des délégués accrédités par les Gouvernements et par les Sociétés savantes, puis le Congrès procède à la constitution de son bureau, qui est nommé par acclamations. Après avoir remercié l'assemblée de l'honneur qu'elle lui accorde en lui conférant la présidence, M. Bouillaud appelle aux fauteuils de la vice-présidence le professeur Palasciano, de Naples, et le professeur Teissier, de Lyon; le secrétaire général M. Jaccoud, le secrétaire trésorier M. E.Vidal, le secrétaire de la séance M. Bricheteau, prennent également place au bureau, et le président annonce le commencement des lectures sur la première question du programme.
BIJ TVBERCVliE ET DES PROCESSCS AIVAIiOGUES.
FAR J. VILLEMIN (DE PARIS) Profetiattr agrégé au Val«d*-Grâc««
L'anatomie pathologique a certainement apporté de grandes lumières dans les questions qui préoccupent les médecins depuis des siècles; mais la lésion anato- mique, aussi bien que le symptôme, n'est que l'efi'et d'une cause qui se dérobe malheureusement à nous dans bien des cas. Et cependant ce qui constitue l'essence d'un phénomène quelconque, c'est le principe de sa détermination. La cause morbide est donc le caractère nosologique primordial et essentiel.
Considérée dans sa symptomatologie et dans son anatomie pathologique, la
DD TOBBftCULE. ~ YItLEHIM. 57
maladie est da domaine de robservation^ elle [se constate par les sens aidés des diTers moyens qui viennent à leur secours ; considérée dans sa cause^ elle est du ressort de l'induction. Ce n'est que par une opération de Tintelligencc qu'on s'é- lève à une pareille conception de la maladie. C'est souvent une œuvre excessive- ment laborieuse que de remonter à la cause des phénomènes, et, en médecine plus qu'ailleurs peut-être, ces sortes de problèmes sont hérissés de grandes diffi- coltés. La raison en est dans ce fait que les éléments anatomiques n'ont qu'un nombre restreint de réactions contre les influences morbifiqucs ; en sorte qu'à des causes diverses répondent des manifestations symptomatiques et des lésions aDatomiques ayant entre elles les plus grandes analogies. On ne peut spécifier la maladie que d'après un groupe de caractères dont l'ensemble seul se différencie des groupes voisins. Cependant on a cherché et l'on cherche encore des sym- ptômes et des lésions pathognomoniques. Mais plus on avance, et plus on s'aper-^ çoit que de pareils caractères n'existent pas.
Cest parce que l'on a cru à la spécificité anatomique que l'histoire de la tu- berculose a été entachée de bien des erreurs. Et d'abord on s'est bien vite aperçu qu'on ne pouvait lui attribuer toutes les petites tumeurs grises, demi-transpa- rentes ou jaunes, siégeant dans les poumons ou ailleurs ; d'autre part, on a vu aoasi que c'était lui faire la part trop mince que de la restreindre aux cas oîi l'on rencontrait des granulations. On a cru voir ensuite dans la consistance dite caséeuse la caracléristique anatomique du tubercule ; mais force a été de diminuer l'im- portance de ce caractère devant des produits pathologiques tout à fait étrangers à la tuberculose et qui se présentent sous l'aspect de la matière caséeuse. Plus tard l'intervention du microscope a fait luire un moment l'espérance, bien vite déçue, d'un globule spécifique. Enfin les progrès des études micrographiques nous ont conduits aujourd'hui à des connaissances précises sur la provenance, l'évolution, le siège, la sti'ucture, etc., du tubercule. Mais parmi toutes ces don- nées nouvelles, y a-t-il des caractères exclusivement propres à la lésion tubercu- leuse, ou peut-on conclure, de leur ensemble seulement, à la spécificité anato- mique de cette altération? Telle est la question posée par les savants organisateurs du Congrès médical international. Nous venons apporter à sa solution le fruit de nos recherches.
Examinée sur une séreuse, là où l'étude en est le plus facile, et prise à son début alors qu'elle est encore jeune, dure et demi-transparente, la granulation tuberculeuse se présente, sous le champ du microscope, avec l'aspect suivant : A son centre, on voit une quantité plus ou moins considérable de petits éléments globuleux, représentés par des noyaux brillants ou granulés, et par des petites cellnles faiblement indiquées par un petit linéament ti*ès-rapproché du noyau. Ces éléments sont agglutinés par une substance intercellulaire solide, finement granulée ; ils n'ont pas tous les mêmes dimensions, celles-ci peuvent quelque- fois varier du simple au double. En dirigeant les regards vers la périphérie de la nodosité, on remarque que les petits éléments sont remplacés par des cellules plus volumineuses, dont quelques-unes renferment, dans leur intérieur, un nombre de noyaux parfois considérable. En^n, tout à fait aux confins de la gra- nulation, les éléments cellulaires rappellent la forme et la disposition des cor- puscules conjonctifs, dont ils ne différent, dans les parties les plus éloignées du centre du nodule, que par des dimensions plus grandes.
D'une manière schématique, on peut représenter la nodosité tuberculeuse par trois «mes concentriques, correspondant à trois degrés différents dans l'évolution
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des ëiéments qui concourent à sa formation : une zone externe, où l'on voit des cellules déjà plus volumineuses que celles du tissu normal, et dans lesquelles ap- paraissent plusieurs noyaux ; une zone moyenne, représentée par des éléments de diverses dimensions^ plus ou moins serrés les uns contre les autres, et renfer- mant un nombre variable de noyaux, c'est la zone proliférante ; eniin, une zone interne^ centrale^ où se trouvent accumulés les noyaux et les petites cellules qui semblent être^ comme les globules de pus dans Tinflammation, le produit final de la multiplication des éléments. Cependant il est bien rai'e de ne pas retrouver parmi ces petits éléments, déjà variables eux-mêmes, des cellules de dimensions plus grandes. Généralement la granulation tuberculeuse n'acquiert pas un vo- lume considérable ; lorsque la cause est énergique et étendue, elle marque son action par la multiplicité des foyers, et alors de nombreuses nodosités, formées en même temps, confinent et se mêlent en donnant des masses souvent considé- rables, des plaques, des îlots étendus : c'est ce qu'on appelle Vinfilti^aiion tuber-^ cukuse.
Ce que nous venons de décrire ne s'observe que sur des granulations à la pé- riode de crudité ; la dégénérescence gi^aisseuse survenant, on ne trouve plus que des petits corps foncés, brillants ou quelques débris mêlés à des granules molécu- laires. La métamorphose régressive des tubercules ne se présente pas toujours sous le même aspect. Dans certains cas, il se forme des granulations graisseuses très-petites et relativement rares. Les éléments prennent un reflet brillant, se ratatinent et se déforment comme s'ils étaient desséchés. C'est une sorte de momi" fication, comme Ta si judicieusement dit M. Kûss. D'autres fois, les globules graisseux sont plus volumineux el plus nombreux, la matière grasse semble exis- ter en plus grande abondance. Nous pensons que ces deux formes de la transfor- mation régressive convergent vers deux tenuinaisons différentes : la première nous semble aboutir plus facilement à la crétification, et la seconde au ramollis- sement.
Les processus que l'on rencontre chez les tuberculeux ne produisent pas tou- jours exactement la granulation type que nous venons de décrire, même lors- qu'ils ont la forme et les dimensions de petites nodosités. Ainsi, on observe des granulations qui renferment à peine quelques éléments de petites dimensions à leur centre; elles se composent, en majeure partie, de cellules de grandeur va- riable et en voie de multiplication active, qui se détruisent par la métamorphose rétrograde avant que la prolifération ne soit arrivée à son dernier terme. Une coupe pratiquée dans une nodosité de cette espèce parait constituée, presque danS' tout son ensemble, par des éléments semblables à ceux qu'on trouve dans la zone moyenne. 11 y a prédominance des cellules volumineuses sur les noyaux et les petites cellules, tandis qu'au contraire, dans la granulation type, les élé- ments de grandes dimensions sont exceptionnels dans les parties centrales et même rares dans la zone moyenne. Cependant il arrive que la transformation nécrobiotique s'empare quand même des nodosités ainsi constituées et dont l'évo- lution semble inachevée. Mais ce n'est là que l'exagération d'un fait que l'on observe souvent dans une granulation type. Loi*sque la métamorphose régressive suiTient dans celle-ci, la dégénérescence gi'aisscuse ne se borne pas à la zone centrale, aux petits éléments ; elle atteint aussi, dans la zone moyenne, des cel- lules volumineuses, les unes remplies de noyaux et en pleine activité de multi- plication. Il y a là une nécrobiose prématurée qui pourrait peut-être s'expliquer par l'oblitération vasculaire. Lorsque des foyers multiples se forment simultané-
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ment, s'agglomèrent, continent et se confondent, en donnant lieu à des tubéro- âtés Tolumineuscs ou h des grandes masses d'infiltration, la circulation est en- travée dans un espace plus ou moins étendu, et les liquides nutritifs manquent à l'activité des éléments en cours de prolifération.
Les différences dans la rapidité d'évolution du tubercule sont un fait depuis longtemps constaté par la clinique. 11 y a des phthisiques chez lesquels les pre- miers symptômes d'une poussée tuberculeuse remontent à des époques très-re- culées^ et qui n'oft'rent les signes du ramollissement qu'au bout d'un temps repré- senté par des années. Chez d'autres au contraii-e, on assiste à la formation bi-usque de masses tuberculeuses, suivies presque immédiatement de leur ramollisse- ment ; des cavernes étendues apparaissent dans l'espace de quelques mois. Ces différences dans les formes cliniques de la tuberculose sont la conséquence de différences coirélatives dans les caractères anatoiniques, et nous sommes d'avis que les conditions dont elles relèvent consistent, au moins en partie, dans l'obli- tération plus ou moins brusque, complète et wstendue des vaisseaux. D'une ma- nière générale, nous sommes donc porté à croire que les petits éléments sont d'autant plus rares et les grosses cellules plus nombreuses, que le processus a eu une marche plus accélérée, que la prolifération cellulaire a été plus rapide et s'est faite sur des points nombreux et rapprochés, de manière à intercepter plus complètement le cours du sang. Hâtons-nous de dire que nous ne considérons cette interprétation que comme la plus probable ; nous sommes prêts à l'aban- donner si une autre se montre plus conforme aux faits observés.
Nous ne voulons pas suivre le processus tuberculeux dans les divers organes. Dans*tous, il a pour siège constant, pour matrice, les tissus de substance conjonc- tive. Nous ne nous arrêterons qu'au tubercule pulmonaire qui donne lieu actuel- lement à des divergences d'opinion qui ne tendent à rien moins qu'à scinder la tuberculose en espèces nosologiques distinctes.
Dans la tuberculisation pulmonaire, on rencontre bien des granulations qui négent dans le tissu conjonctif intcrlobulaire, mais le plus grand nombre est situé dans les vésicules elles-mêmes, qu'on trouve remplies de cellules en voie de multiplication. Dans le principe, nous n'avions considéré comme tubercules que les processus qui avaient leur point de départ dans les trabécules conjonc- tives, et nous pensions que le contenu des vésicules était un produit appartenant à l'épithélium pulmonaire ; mais des faits nombreux sont venus infirmer cette interprétation. L'étude de la tuberculisation du poumon et des autres altérations de cet organe nous a amené à croire qu'il y avait dans sa structure quelque chose d'ignoré, une inconnue qu'il fallait avant tout dégager pour entrer en posses- sion du simple et du vrai. C'est alors que nous avons trouvé un procédé qui nous a permis de constater que la mince cloison qui sépare deux vésicules l'une de l'antre, en leiu' servant de paroi commune, n'est pas une membrane homogène, mais qu'elle renferme dans son épaisseur un clément cellulaire qui lui est pro- pre, ce qui fait de cette membrane un véritable tissu d'espèce conjonctive (1). Quant à l'existence d'une couche épithéliale recouvrant, comme on le suppose, la surface interne des alvéoles, nous avouons qu'elle nous semble être entière- ment problématique.
Le tubercule a dans le poumon deux sièges distincts, correspondant aux deux
(i) YiUêmin, Recherchée sur la vésicule pulmonaire et V emphysème (Àrch, gén. de méd.^ oelobr* et novembre 1866).
60 CONGRÈS MÉDICAL IIITE1INAT10NAL — PREIIIÈRB SÉANCE DE JOUR.
Tariëtës de tissus de substance conjonctive qu'on trouve dans cet organe, à savoir : le tissu conjonctif ordinaire, interlobulaire^ et le tissu spécial qui constitue les parois des vésicules. Nous n'avons à nous occuper ici que des tubercules des cloisons alvéolaires qui ont donné lieu à diverses interprétations.
Si Ton examine au microscope une granulation isolée, on constate tout à fait à ses limites extrêmes, aux confins des parties saines, c'est-à-dire là où le proces- sus est à sa période initiale, des cellules rondes qui s'hypertropbient insensible- ment, deviennent parfois extrêmement volumineuses, opaques et multinucléaires. Au fur et à mesure qu'on s'avance vers le centre, on voit la multiplication cel- lulaire devenir abondante et les alvéoles se remplir. De grosses cellules, conte- nant de deux à dix, à quinze noyaux, mettent en liberté ces éléments nouveaux qui prolifèrent à leur tour; mais en même temps que cette prolifération abonde, la circulation se supprime, et l'on voit survenir la dégénérescence gi*aisseuse dans les parties les plus avancées et les plus abondamment pourvues d'éléments cellu- laires. Les vésicules centrales, les plus anciennes en date dans l'altération patholo- gique, contiennent des petits éléments comme on eu trouve habituellement au centre des tubercules des séreuses, par exemple; seulement ils sont souvent un peu plus gros et ont sous ce rapport plus de ressemblance avec ceux du tissu osseux. Mais bien souvent la nécrobiose saisit les cellules proliférantes au milieu de leur évolution, et celles-ci tombent en détritus avant d'avoir abouti à la formation de ces petits éléments.
Cela a surtout lieu quand les foyers multiples se sont formés en même temps et tout près les uns des autres, en apportant des entraves circulatoires dans une grande étendue. Lorsqu'on examine une coupe pratiquée dans une masse tuber- culeuse dite d'infiltration, on voit de distance en distance les centres des foyers nombreux dont elle se compose, indiqués par une coloration plus blanche, des éléments plus petits, une infiltration graisseuse plus prononcée, ou même enfin un détritus granuleux amorphe, tandis que les parties intermédiaires renferment des éléments moins nombreux, plus volumineux et en voie de prolifération ; mais, le tout n'en est pas moins envahi par la métamorphose fégrcssive. Cette métamorphose apparaît, comme nous l'avons déjà dit, à des époques variables de l'évolution du processus, et nous pensons qu'elle est d'autant plus hâtive et qu'elle atteint les éléments à une période d'autant moins avancée dans leur proliféra- tion, que celle-ci a été plus rapide et étendue ; ce qui rend compte de certaines phthisics à marche accélérée.
D'après ce que nous venons de voir, chaque foyer tuberculeux se compose bien d'un amas central plus ou moins grand de petites cellules lymphatiques ; mais aussi d'une zone d'étendue variable, composée de cellules de différentes gran- deurs, au stade de prolifération. La dégénérescence nécrobiotique n'atteint pas seulement le centre des foyers, dont l'évolution est entièrement achevée, mais elle s'étend aussi extérieurement aux grands éléments en voie démultiplication. Lorsqu'une nécrobiose hâtive survient dans des foyers agglomérés en gros nodules ou en infiltration, les centres de ces foyers ne sont souvent que peu apparents; ils ne s'accusent que par de rares éléments de petites dimen- sions, et encore ceux-ci, tombant en détritus aussitôt formés, ne peuvent être reconnus bien des fois que par leurs vestiges. 11 suit de là que des coupes prati- quées dans ces parties ne laissent presque voir que des cellules proliférantes, remplissant plus ou moins complètement les alvéoles. Ce sont elles que plusieurs obseiTatcurs considèrent, el que nous avons regardé nous*méme autrefois conune
DU TUfiBAGULE. — VIUEMIN. 61
un produit d'inflammation^ ayant sa source dans Tépithélium pulmonaire. C'est à cette forme de tubercule qu'on a donné les noms de pneumonies caséeuse^ tt^er- adeusej épUhéliaiey disséminée et chronique^ etc.
Mais ces éléments proviennent manifestement des noyaux-cellules qui font partie de la cloison des vésicules, et dans les tubercules des séreuses, des muqueuses, des ganglions lymphatiques, etc., la zone proliférante se compose de cellules absolument identiques par la forme, les dimensions ou tout autre caractère. Ce n'est que par la compression les unes contre les autres, qu'elles prennent quelquefois des faces planes qui leur donnent un aspect épithélial ; elles ne sont du reste jamais soudées entre elles. Du reste, dans un tissu conjonctif, la tuméfaction et la prolifération cellulaire tuberculeuses ne diffèrent pas de la tuméfaction et de la prolifération inflammatoires ; ce n'est que par le stade final qu'on peut juger de la nature du processus. L'inflanunation aboutit à la forma- tion du pus ou d'un tissu hypertrophique. Dans le poumon, en effet, on rencontre des collections piunilentes et des scléroses fibreuses ; mais ce que l'on appelle pneumonie caséeuse, etc., n'est constitué ni par du pus, ni par du tissu fibreux. C'est un produit formé de cellules au stade de prolifération et qui aboutit à la métamorphose graisseuse. Or, la nécrobiose ne survient |pas dans l'inflam- mation à cette période de son évolution, tandis qu'au contraire elle constitue un des caractères du tubercule ; on peut s'en assurer dans les tissus simples, où toute confusion est impossible. Enfin, si l'on avait afiaire à un produit inflammatoire, de nature épithélîale surtout, on n'aurait pas, comme cela a lieu, une suppres- sion de la circulation dans les parties malades, et le poumon, au lieu de prendre^ dès le début, l'aspect anémique et la consistance sèche propres aux tubercules^ serait remarquable, au contraire, par la turgescence et l'engouement qui carac- térisent les processus inflammatoires.
Ainsi donc l'étude anatomiquc de la tuberculose, tiraillée dans les sens les plus divers par les nombreux travaux qu'a inspirés l'immensité de ce malj n'a lait qu'accroître l'embarras des pathologistes. C'est surtout à propos de la tuber- culisation du poumon que les opinions diffèrent. Mais en acceptant ce que nous avons essayé de démontrer ailleurs (1), que le parenchyme pulmonaire est une variété des tissus coi^jonctifs, nous croyons être sur la voie qui doit ramener les esprits à une conception plus simple, plus vraie, plus pratique et plus conci- liante ; car nous pensons qu'il y a lieu de faire un retour vers les idées de notre grand Laennec en faveur de l'unité de la tuberculose, de son essentialité mor- bide, dont semble nous écarter l'admission de complications et de divisions anatomiques qui n'ont rien de réellement fondé. Sans doute, ces travaux sont loin d'avoir été stériles, la pathologie de la tuberculose leur doit bien des vérités^ nous ne devons pas les oublier.
A ne considérer que la forme des éléments qui le composent, le tubercule est très-analogue aux tissus lymphatiques, mais là ne se borne pas la ressemblance. La consistance caséeuse à laquelle aboutissent les productions tuberculeuses d'une façon si invariable, qu'elle a' passé pour le phénomène caractéristique de ces lésions, est aussi une propriété particulière à quelques tissus lymphatiques. Ainsi, sous certaines incitations, les cellules d'un ganglion accumulées en excès dans leurs alvéoles éprouvent la dégénérescence caséeuse dans bien des cas.
(!) Viltemio, RBcherckes sur iavé$icuiefmlmanaùr€ et l^emphifiim» (Ành, gin» de méd.^ Ktobre et novembre 1866).
62 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL. » PRBIUÈRE SÉANCE OE JOUR.
Sans doute^ nous savons parfaitement que d'autres produits morbides peuvent aboutir, par régression, à cette consistance, mais il n'en est pas moins vrai que les engorgements lymphatiques et les tubercules jouissent au plus haut degré de la tendance à passer à l'état caséeux. C'est de ce cai'actère commun qu'on est parti pour identifier la tuberculose et la scrofule.
D'autres productions morbides ont aussi les analogies les plus grandes avec les lésions tuberculeuses, tant sous le rapport de la forme des éléments que sous celui de leur groupement et des métamorpbuses qu'ils éprouvent à une ceilaine période de leur évolution. Nous citerons principalement les granulations de la moiTe et les gommes syphilitiques.
Les granulations qu'on trouve dans les poumons de l'homme et des chevaux morveux ont un aspect extérieur qui rappelle entièrement celui des granulations de la tuberculose. C'est ce qui avait conduit certains médecins vétérinaires à admettre que la morve chronique n'était autie chose que la tuberculose du cheval. Les gi*anulations morveuses sont ordinairement constituées à leur centime par de petits éléments de même apparence que ceux du tubercule^ et dont l'origine est aussi la même ; ils proviennent de la prolifération des cellules du tissu conjonctif au milieu duquel le nodule morveux se développe ; ils sont groupés, comme ceux du tubercule, en petits amas centiaux entourés d'une zone de cellules au stade de prolifération qui se nécrobiosent (1).
La gomme syphilitique rappelle aussi, par certaines apparences extérieures et par sa structure histologique, les productions tuberculeuses (2). On y trouve les mêmes noyaux et petites cellules dérivés de la multiplication des corpuscules conjonctifs; c'est le même tassement de ces éléments dans une rai*e substance intercellulaire finement granulée, et enfin le même état caséeux amené pai' la dégénérescence régressive et s' étendant à des groupes cellulaires en voie de prolifé- ration. Sans doute, la ressemblance n'est pas absolue, mais les nuances différen- tielles seraient insuffisantes pour dissiper toute inceilitude, si l'on s'en tenait aux caractères histologiques seuls, et même, dans certains cas, à l'ensemble anato- mique tout entier.
Nous attirerons particulièrement l'attention sur ce point d'une haute impor- tance, à savoir : que les granulations moi^euses un peu gi*osses, mais surtout celles qui sont accumulées en infUtratioJi, ainsi que les gommes syphilitiques, sont formées, comme les masses tuberculeuses d'un certain volume, par l'agglo- mération d'un nombre considérable de petits foyers. De pail et d'autre, les cen- tres de ces foyers sont habituellement composés de cellules et de noyaux à forme lymphatique, tandis que les zones périphériques sont constituées par des cellules plus volumineuses et en voie de multiplication. Quand la métamorphose régres- sive s'empare des processus, elle atteint non-seulement les petits éléments des centres, mais aussi les cellules des zones intermédiaires, quoiqu'elles soient à un degré d'évolution moins avancé et parvenues seulement au stade de proliféra- tion. Il résulte de là que la morve et la syphilis donnent lieu, dans les poumons, à des altérations semblables à celles que l'on a désignées des noms de pneumumie
(i) Virchow, Handbuch der speciellen Pathologie und Thérapie^ 2' vol., 1'" partie, p. &05. Eriangea, 1865. — Cornii et Trasbot, Note sur la structure des granulations morveuses du cheval (Comptes rendus de la Société de biologie ^ t. II, lérie &", 1865).
(2) Virchow, La syphilis constitutionnelle^ trad. par Picard. — Ranvier, Recherches atut"- tomiques dans un cas de syphilis viseértde et oiseuse {Comptes rendus de la Société de biologie t. n, série A% 1865). '
DU TUBERCULE. — YILLEMIN. 63
easéeiiie, tuberculeuse, épUhèliale, etc.^ et qui sont observées dans la tuberculose. Mais il y a lieu d'appliquer ici les observations et les interprétations que nous iTons invoquées à propos du tubercule ; et ceci nous est une preuve de plus que notre manière de voir est fondée.
Ainsi donc^ la question de la spécificité anatomique du tubercule doit être ré- solue dans le sens de la négative. Les éléments les plus caractéristiques d'une granulation tuberculeuse ont leurs représentants physiologiques dans les globules de la lymphe et dans ceux des tissus lyuiphoïdes. On retrouve les mêmes élé- ments dans plusieurs productions morbides, entre autres les granulations de la morve-far<:in9 les tumeurs gommeuses de la syphiUs, et, de plus, ils afrectcnt, dans ces processus, la même disposition et la même évolution que dans le tubercule. C'est donc en vain qu'on a cherché jusqu'ici des caractères pa- thognomoniques à l'altération de la tuberculose. Le globule spécifique n'existe pas, et les autres caractères tirés de l'ensemble de l'évolution histologique, pour être plus sûrs que la forme élémentaire seule, n'en sont pas moins insuffi- sants.
Les productions où l'on trouve les cellules du tubercule forment une grande iamiUe dans laquelle on remarque des tissus normaux aussi bien que des proces- sus morbides. On peut donc voii* dans quelle erreur sont généralement les per- sonnes peu versées dans l'étude de l'anatoude pathologique générale, lorsqu'elles s'imaginent qu'un simple fragment d'une tumeur quelconque suffit pour en dé- terminer la nature. £n ce qui concerne le tubercule, par exemple, les caractères histologiques appartiennent à la famille et au genre, et non à l'espèce. Pour spé- cilier ce processus et le dilTéreucier des altérations du même genre que lui, il est nécessaire de recourir à d'autres renseignements que ceux que fournit le mi- croscope^ il ne faut demander à cet instrument que ce qu'il peut ^donner. Les himières qu'il a jetées sur les sciences biologiques sont déjà assez vives pour le justifier des accusations qui ont été dirigées aveuglément contre lui. Il n'est, en somme, qu'un moyen d'observation, et il ne peut fournir, à lui seul, la solution des multiples problèmes que nous poursuivons. C'est en vain qu'on en attendrait des résultats qui ne sont pas du domaine de son action. Et trop souvent on lui demande même ce qui n'est pas dans la nature des choses.
Revenons à la tuberculose. Nous venons de voir que la structure intime de sa lésion anatomique n'a rien qui lui soit absolument propre et spécifique ; mais, chose remarquable et qui ne peut échapper à personne, je suppose, ce processus vient se placer à côté des altérations produites par la morve et la syphilis, deux maladies de cause spécifique, et virulentes par excellence. L'esprit le plus pré- venu ne peut se défendre de l'idée, selon nous tout à fait plausible, d'une parenté aosologique entre elle et ces deux affections. Ce rapprochement a été pour nous une des premières raisons qui nous ont conduit à soupçonner la véritable nature de la tuberculose. La granulation morveuse, la gomme syphilitique et le tuber- cule se présentant comme trois espèces anatomo-pathologiques d'un même genre, était-ce faire une hypothèse trop hasardée que de considérer les trois aflectioDs correspondantes conmie des espèces voisines l'une de l'autre par la nature de leurs agents étiologiquesî La morve et la syphilis étant inoculables, nous nous sommes demandé ai la tuberculose ne le serait pas. L'expérimentation a répondu, elle a mis notre hypothèse au nombre des vérités irrécusables. L'in- crédulité des premiers temps commence à s'ébranler, des noms autorisés con- vient déjà de leur sanction le fait important de l'inoculabilité de la tuberculose.
eu CONGRÈS MÉDICAL INTERNATlOiNAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
Dans un ouvrage très-prochain^ où les idées que nous venons d'exposer ont tout le développement qu'elles comportent^ nous essayons de mettre en lumière, par différents points de son histoire, la spécificité de cette terrible maladie (1). S'il reste des obscurités et des incertitudes, l'avenir les dissipera.
AIVATOMIE ET PHYSIOIiOttlE PATHOLOOI^VBS
BV TCBERCIJIiE.
PAR M. LE PROFESSEUR SAN6ALU (DE PAVIE) (Lu par It stcréUira gtfndral an Dom dt Tanlcvr.)
La sagesse de mes auditeurs et la brièveté du temps qui est accordé à mes paroles ne me permettent d'exposer que sommairement la série des observations que j'ai publiées sur ce sujet dans un opuscule qui a pour titre : Études anatamo' physio-pathologiques sur la tuberculosis.
Le mot de tuberculosiSy bien qu'adopté dans la médecine de toutes les nations éclairées, n'exprime pas par lui-même la nature spéciale de la maladie qu'il sert à dénoter. 11 y a en effet de nombreuses et très-variées altérations qui, bien qu'elles se manifestent sous la forme de tubercules, n'appartiennent pas à cette maladie; de même que la matière qui se produit dans la tuberculosis ne se montre pas toujours et tout entière sous la forme de tubercules. En supposant même que cette matière tuberculeuse que l'on dit infiltrée se forme toiJ\jours par l'agrandissement et par la réunion de plusieurs petits tubercules, je soutiens qu'il y a pourtant des tissus dans lesquels la majeure partie du produit tubercu- leux ne se manifeste pas sous la forme de tubercules. Je ne citerai, pour exemple, que la tuberculosis de la pie-mère, dans laquelle se trouve, avec de petits tuber- cules, de la matière exsudée jaunâtre, épaisse. C'est pourquoi la forme sous la* quelle la matière tuberculeuse se manifeste ne devrait pas même, selon moi, être considérée comme spécifiqu/e.
Quand nous nous mettons à étudier le procès tuberculeux, nous reconnaissons qu'il a une grande affinité avec l'inflammation; que sa spécialité consiste dans la particularité des stimulus aptes à le développer ; et la spécialité du produit tuber- culeux se trouve non point dans les caractères de son organisation, mais dans la ra« pidité avec laquelle celle-ci se détruit dans l'organisme lui-même. Je veux dire que, chez quelques individus, les conditions de la nutrition des organes les plus impor- tants de la vie végétative s'altèrent peu à peu, de manière qu'à la fin les humeurs nobles de l'organisme se trouvent tellement constituées qu'elles deviennent des stimulus pour certains organes. Si ces stimulus internes agissent sur plusieurs zones isolées de ces mêmes organes, ils donnent lieu à la granulalion tuberculeuse; si au contraire ils agissent sur plusieurs sones rq>prochée8 les unes des autres, alors ce produit tuberculeux s'assemble en abondance dans une partie, et il y a VinfiUration tuherculeuH.
(i) ViUemiOi Études sur la tuberculose. Paris, 1867.
DU TUBERCULE. — SAM6ALLL 65
L'existence de ces stimulus internes dans les individus qui sont atteints de la toberculosis est démontrée plus par la manière dont se produit la matière tuber- culeuse et par les caractères de sa première organisation que par le résultat des analyses chimiques et microscopiques du sang et de la lymphe. Et vraiment comme effet du stimulus nous trouvons bien souvent Thypérémie dans le point où se développe le tubercule^ et l'hypérémie est regardée par tous les médecins comme une conséquence directe^ sinon nécessaire, du stimulus. Le tubercule est le résultat autant de l'exsudation qui vient des capillaires que de la prolifi- cition des cellules de la partie aff^ectée, tout conmie dans la partie enflammée. Dans la prolification des ceUules autant que dans leur formation libre au milieu de l'exsudation, il se forme des nudéus et de petites cellules comme à l'origine de beaucoup d'inflammations, dans lesquelles il ne se produit pas immédiate- ment du pus. J'expose sommairement ces faits qui furent démontrés par des obsenratiotts détaillées dans deux longs articles de mon opuscule déjà cité, c'est- à-dire dans le deuxième, où j'établis les rapports de la tuberculosis avec l'inflam- mation, et dans le septième, où je parle des caractères microscopiques du tu- bercule.
Jusqu'ici je n'ai reconnu rien de spécifique, si ce n'est dans la nature des sti- mulas provoquant le procès tuberculeux. Mais pour donner à nos idées quelque fondement de certitude, il nous faut étudier plus minutieusement l'organisation» les métamorphoses et le mode de production du tubercule. D'après ce que j'ai observé dans l'examen de plus de trois cents cas de tuberculosis, je dois avouer qu'il existe différents modes de production aussi bien de tubercule que de tout autre tissu morbide. Tantôt il commence par une exsudation provenant des vasa, tantôt par la végétation ou par la prolification d'éléments de la partie. Il se forme tantôt au sein du tissu cellulaire des organes, comme siu'tout dans les poumons, tantôt dans les cellules pai*enchymateuses de ces mêmes organes, comme on Tobserre particulièrement dans les gkndules lymphatiques. Dans cette zone, dont la nutrition intime a été troublée par l'efiet de stimulus internes spéciaux, tout âément s'altère, quelqu'un est produit, quelque autre est détruit : ainsi il y a une végétation de cellules épithéliales des vésicules pulmonaires, quand le stimulus en a atteint la muqueuse plus que le tissu interstitiel; et quand celui-ci en a été affecté plus que celle-là, il y a gonflement des fibres élastiques et développe- ment du tissu connecUf avec de petits nudéus et cellules de ce tissu. Dans les tubercules de la pie-mère il n'est pas rare de voir le développement de petits nudéus et de cellules dans la membrane cellulaire des très-petites artères ; dans les tubercules du tissu cellulaire sous-muqueux et de la couche la plus interne de l'utérus, je remarquai même des fibres musculaires organiques mêlées avec des ceUules épithéliales. Dans les tubercules de la rate, on ne voit à l'origine que des éléments lymphoîdes et des corpuscules propres de l'organe. L'organisation spéciale de la partie influe donc sur le mode de la première organisation du tubercule, de sorte que pour bien étudier celle-ci, il fout la mettre en rapport ^tc celle-là. Dans mon opuscule déjà cité, j'en ai rapporté plusieurs exemples, ^i'ai représenté par des figures les divers éléments des tubercules de plusieurs organes. C'est pourquoi il faut reconnaître que même à l'égard des tubercules ^ I ade nombreuses modifications de structure dépendant de celle de la par- tie, comme il y en a à l'égard du cancer, du fibrome, de l'adénome, etc., et ^e leur âége n'est pas identique dans tous les organes. Dans l'étude du tu- l^crcule on a commis la même erreur que dans l'étude des autres produits mor-
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66 CONGRÈS IIÊDIGAL irfTERNATIONAL. — PRBmÈRB SÉANCE DE JOUR,'
bides; c'est-à-dire qu'on est allé à la recherche d'éléments spécifiques de ces organisations pour les reconnaître aussitôt et plus aisément : par suite du peu de connaissances histologiques des temps passés^ on se flatta de les avoir trouvés; mais à mesure qu'on répéta les obsenations sur la matière^ sans préventions^ les caractères spécifiques de leurs éléments s'évanouirent de plus en plus, il en fut de même des éléments spécifiques du tubercule : on n'a qu'à jeter un coup d'œil sur les tables que je présente dans mon opuscule pour comprendre que quelques éléments ressemblent à ceux d'un tissu connectif> d'autres à ceux des tissus épitbéliaux. La particulai'ité qu'ils présentent consiste dans leur rapide des- truction par l'efl^et de la dégénération adipeuse à laquelle ils sont sujets. Cette dégénération adiposoH^aséeuse de la matière tuberculeuse nous donne la raison du changement de couleur du tubercule, de blanc gris devenant de plus en plus jaunâtre. Elle provient du défaut de nutrition des nouveaux éléments, défaut inhérent à la condition de l'origine et de l'organisation de ces mêmes éléments. La seule oblitération des quelques vasa capillaires qu'on voit dans le tubercule ne peut pas nous expliquer cette rapide et presque constante métamorphose. Nous trouvons dans les productions ëpiihéliales une égale rareté de vasa ca- pillaires, mais la dégénération adiposo-caséeuse n'est pas aussi pix)fonde, et ne donne pas lieu à cette succession qui caractérise le tubercule, je veux dire le ramollissement. Ces parcelles microscopiques qui tantôt étaient regardées comme des oorpmcules spécifiques du tubercule, ne sont que le résultat de la des- truction de ses éléments primitifs : des objets semblables se trouvent aussi dans le pus condensé, spécialement dans les abcès d'individus scrofùleux. Aussi, à mon avis, il n'est pas moins erroné de regarder ces éléments comme étant exclusifs du tubercule, que de supposer que le tubercule, dès son principe, ne soit pas organisé. \
De même que la constante dégénération adipeuse de la matière tuberculeuse caractérise le tubercule, ainsi son ramollissement consécutif en est un autre caractère important : mais il faut remarquer que, selon moi, l'air extérieur influe beaucoup sur lui; en effet les tubercules des muqueuses qui sont exposés à son influence se ramollissent bientôt, tandis que ceux des glandules lymphatiques viscérales, du foie, de la rate, etc., ne se ramollissent et ne s'exulcèrent presque jamais.
Les advenalres de Tafflnité du tubercule avec le produit inflammatoire ont trouvé convenable de détacher de la tuberculosis cette forme qui se présente avec de la matière uniformément infiltrée dans le poumon, à la façon d'une pneumonie, matière qui passe à l'état caséeux; aussi ils se plaisent à appeler l'al- tération une pneumonie caséeuse.
J'ai porté mes observations aussi sur ce point, et j'ai trouvé que la matière infiltrée dans les poumons des tuberculeux, dans le commencement, olAre les mêmes éléments que les tubercules, et subit ensuite les mêmes successions qu'eux, c'est-à-dire qu'elle se ramollit, et que dans des conditions plus favora- bles elle peut se crétifier. La planche première de mon opuscule démontre la ressemblance de l'organisation des tubercules et de la matière qui se trouve dans des pneumonies caséeuses. Cependant le doute qui s'est élevé sur la valeur de ces pneumonies caséeuses sert à nous dénoter toujours plus l'affinité de la tuberculosis avec l'inflammation. Lorsque la tuberculosis s'empare de la mu- bueuse des extrêmes ramifications bronchiales, U se produit un tubercule gros, rond et jaunâtre dans le poumon. Cette altération aussi est regardée par quelques-
DU TUBERCULE. — SAN6ALLI. 67
ODS comme une petite pneumonie caséeuse> mais sa signification est identique avec celle de la matière tuberculeuse diffusément infiltrée dans les trompes iallopiennes^ sur la muqueuse de l'utérus, etc.
Dès les premières expériences exécutées par Villemin, Hérard et Comil, j'ai été peu enclin à croire à la possibilité d'inoculer le tubercule de l'homme dans le> animaux, comme si c'était un virus; et les quelques expériences que J'ai ré- pétées moi-même à ce propos m'ont donné des résultats si yagues, qu'elles m'ont confinné dans mon opinion.
La mortalité causée par la tuberculose varie selon les conditions cosmo-tellu- Tiques des différents pays : c'est un fait universellement reconnu. Dans l'hôpital crril de Pavie» suivant ma statistique composée sur les protocoles des autopsies, os huitième des malades qui y sont reçus périt de tuberculose ; et qu'on re- marque cette circonstance que dans le territoire de Pavie, ce sont les fièvres inter- mittentes qui dominent. J'ai rencontré' plus souvent la tuberculose chez les femmes que chez les hommes : sur 292 cas de tuberculose, j'en ai trouvé 163 chei les premières, 129 chez les seconds. Quant à l'âge des patients morts de tu- Wreulosej sur 292 cas j'en ai trouvé :
35 dans les 10 premières années de leur vie.
36 entre 10 et 20 ans. 76 - 20 et 30 — 98 — 30 et 50 — 35 - 50 et 74 -
Cn eniknt mourait de tuberculose quinze jours après sa naissance, un autre à cinquante jours de vie. Un vieillard mourait de tuberculose à soixante-quatorze •05. Dans mon opuscule, à l'article Eecherehes étiologiques, j'ai traité diffusément la question de l'influence du climat sur le développement de la tuberculose, et stirtout celle du miasme marécageux. Ma statistique ne pouvait pas être plus con- tradictoire à la loi supposée de l'antagonisme entre les fièvres intermittentes et la tuberculose (pages 51, 52, 53, » 77, 78, 79). J'ai trouvé jusqu'à 25 cas de tu- berculose sur ikk, dans lesquels la rate était plus ou moins hypertrophique par l'effet du miasme marécageux.
Selon mes observations, les violences externes ont été la cause de la tubercu- lofe des organes extérieurs, quand il y avait des dispositions à la maladie. Les contusions du périoste chez les individus scrofuleux donnent lieu facilement à la tuberculose des os, et ensuite des organes internes.
Aucune autre maladie ne dispose à la tuberculose autant que la scrofhle, si tant est que l'on puisse établir une différence essentielle entre ces deux mala- <lies. Je n'ai remarqué que deux cas de scrofule des glandules superficielles et des «suivis de mort, sans manifestations internes de tuberculose.
Toutes les statistiques ont relevé un grand nombre de tuberculoses chez les aliénés : un tiers des aliénés décédés à la Senavra, près de Milan, offrent les 'ijines de la tuberculose.
Les ulcères chroniques de l'estomac ne disposent pas à la tuberculose, comme le pensait Niemeyer. J'ai recueilli 35 cas d'ulcères chroniques sans aucune trace <1« tuberculose.
^ 292 cas de tuberculose je n'ai trouvé que deux cas où la maladie avait suc- ^àé tu typhus. Parmi ces 292 cas de tuberculose il se présenta deux cas de dé- veloppement simultané du cancer et du tubercule ; un cas où le cancer allait se
68 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATIONAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
dëvcloppant, tandis que la tuberculose était sur le point de guërir; enfin deux autres cas où le cancer se développait chez des individus qui longtemps aupara- vant avaient soufTcrt de la tuberculose.
Je n'ai trouvé aucun cas de tuberculose chez des femmes qui, en assez grand nombre, mouraient de volumineux kystes ovariques, simples ou composés, ou bien d'ascite.
Sur 292 malades de tuberculose, quatre étaient déformés dans le thorax par racbitis.
La tuberculose est fort rare chez les personnes qui ont une altération car- diaque de nature à apporter de graves dérangements dans la circulation du sang. Les altérations que j'ai rencontrées le plus souvent dans les cadavres des tuber- culeux sont : 1® Les inflammations des muqueuses (surtout des voies aériennes et des premières voies), des séreuses, des poumons ; 2* la dégénération adipeuse du foie : sur 292 cas de tuberculose j'en ai rencontré 97 ayant le foie gras à un difTérent degré de développement ; dans quelques cas j'ai vu aussi la cirrhose avec la tuberculose ; 3* la néphrite albumineuse : je l'ai trouvée souvent, lorsque la tuberculose était avancée et avait produit l'ulcération des tissus ; mais c'était presque toujours à un léger degré ; li9 l'hypertrophie du cœur : je ne l'ai pas rencontrée souvent dans le cadavre des tuberculeux, et moins encore Thy- perirophie partielle du ventricule droit : dans les quelques cas de combinaison des deux maladies que j'ai observés, Thypertrophie était ou générale ou limi- tée au ventricule gauche ; dans quelques cas au contraire, j'ai trouvé l'atrophie du cœur; 5* l'hypertrophie de la rate ; 6^ la pyohémie, qui s'était manifestée par des abcès dans les viscères ou dans les muscles, y compris le cœur, ou par la thrombose des grosses veines des extrémités inférieures, et par la phlébite consé- cutive; 7° rhémorrhagie dans les poumons avec ou sans hémoptysie.
Ce n'est que dans des cas rares que cette maladie peut suspendre son cours et même guérir tout à fait. Je l'ai vue s'arrêter pendant la grossesse, et après les couches reprendre son cours funeste. La compression des poumons par la dis- tension du ventre doit être regardée comme la cause principale de la suspension de la maladie. Dans mon opuscule j'ai rapporté deux cas de cette nature par suite d'un copieux exsudatum pleurétique. — Je regarde comme autant de cas de guérison de la tuberculose ceux où il est donné de trouver des corps crétacés aux sommets du poumon, ou de la matière crétacée dans les glandules lympha- tiques des bronches ou du mésentère sans autres manifestations tuberculeuses dans les organes internes. Sur 292 autopsies d'individus atteints de tuberculose, j'ai enregistré 10 cas de cette manière de guérison. Ensuite j'ai remarqué 12 au- tres cas des tubercules crétacés dans les poumons et dans les glandules sur 385 autopsies d'individus morts pour diverses altérations. Je m'arrête ici pour ne pas fatiguer davantage votre patience : au reste, dans mon opuscule, j'ai consigné des observations détaillées sur ce sujet, et je m'y suis prononcé aussi sur la possibi* lité de la cicatrisation incomplète de la caverne pulmonaire dans de favorables circonstances.
Tout ce que je viens d'exposer a été rédigé d'après les protocoles des autopsies qui ont été exécutées dans mon école d'anatomie pathologique de l'université de Pavie.
Un médecin hollandais, M. van Lohe> demande la parole. Il trouve que le Congrès n'est guère plus qu'une série de leçons pathologiques, que partant il ne
DU TUBERCULE. — CROCQ. 69
répond pas à l'idée qu'il s'en est faite, et il demande que la discussion soit oorerte sur les questions professionnelles.
M. LE Président. — Je suis obligé de me conformer au programme qui, distri- bué plusieurs mois à l'avance, a édifié en temps opportun les médecins de toutes les contrées sur le but et la portée du Congrès. Je ne puis donc, à mon grand regret, donner suite à la réclamation de mon honorable confrère; mais je lui rap- pelle que les séances du soir sont consacrées aux questions étrangères au pro- gramme, et qu'il pourra y formuler alors sa proposition.
L mcident est vidé.
AlVAVOMIE ET PHYSIOIiOClK PATBOIiOClIflIJES
DU TVBERClIIiE.
PAR M. LE PROFESSEUR CROCQ (DE BRUXELLES).
Par leur firéquence et leur gravité, les lésions tuberculeuses méritent au plus baot degré l'attention des praticiens. Cependant les anciens ne les connaissaient que fort incomplètement, comme tout ce qui est du ressort de l'anatomie patho- logique. Il faut arriver au xix' siècle, à l'époque de Bayle, de Laennec et de Broussais, pour trouver des idées nettes et des données exactes sur les tubercules.
Des six espèces de phthisie admises par Bayle, deux seulement, la phthisie tuberculeuse et la phthisie granuleuse, appartiennent aux affections que nous rattachons à la tuberculisation. La phthisie granuleuse est caractérisée par des granulations dures, transparentes, luisantes, grisâtres, du volume d'un grain de millet à celui d'un grain de blé, ne se soudant jamais ensemble. La phthisie tuberculeuse présente des granulations de même volume, mais grises, blanches «t opaques, qui, en s'accroissant, finissent par se réunir les unes aux autres de noanière à constituer des masses plus considérables.
Uennec repousse énergiquement cette distinction; pour lui, la matière grise (iemi-transparente n'est que le premier âge du dépôt tuberculeux, qui avec le tnnps devient opaque, jaunâtre ou blanchâtre, puis tombe en fonte purulente. U matière tuberculeuse peut se présenter sous forme de masses isolées, ou sous celle d'infiltration. Les tubercules isolés se présentent sous quatre formes : les tubercules miliaires, les tubercules crus, les granulations tuberculeuses et les tubercules enkystés. L'infiltration peut exister sous les formes de l'infiltration gâatiniforme, de l'infiltration grise et de l'infiltration jaune. Quelle que soit sa ^e, la matière tuberculeuse débute toujours par l'état gris, et passe plus ou iD<Mns rapidement à l'état jaune; ce sont là deux degrés d'une même lésion, ^^lant à celle-ci, considérée dans son essence, elle est constituée par un produit accidentel sans analogue dans l'économie, ce que Requin désigne sous le nom <fbétérotrophie. Il repousse toute parenté entre elle etl'infianmiation, ce qu'avait tossi liùt Bayle.
Broussais, au contraire, y vit une inflammation chronique ayant son siège dans ^ganglions et les vaisseaux capillaires lymphatiques.
70 CONGRÈS MÉDICAL INTBRNATIONAL. — PREMifeRB. SÉANCE DE JQUR.
J'ai rapporté les idées fondamentales de ces auteurs, non pas pour tracer un historique de la question, ce qui n'est nullement mon but, mais parce qu'on y rencontre le point de départ des divergences d'opinions qui nous séparent encore actuellement, et que je me propose d'examiner ici.
Les matières tuberculeuses grises et jaunes constituent-elles des lésions diffé- rentes, conune le prétendait Bayle, ou des formes, des degrés d'une même lésion, idée sur laquelle Laennec et Broussais étaient d'accord?
L'origine du tubercule est-elle la même que celle des produits inflammatoires, conformément aux idées de Broussais? Ou bien est-il le résultat hétérologue d'un travail spécial de l'économie, comme le pensaient Bayle et Laennec, d'une hété- rotrophie, comme le disait Requin?
Telles sont les questions que je vais essayer de résoudre. Je tâcherai en même temps d'établir le siège, le lieu du développement de la matière tuberculeuse.
C'est évidemment à l'observation des lésions anatomiques de la phthisie que nous devonsinous adresser, si nous voulons parvenir à la résolution de ces gi'aves et difficiles questions.
Les études auxquelles je me suis livré dans ce but m'ont démontré la merveil- leuse exactitude de la description donnée pai* Laennec; il a vu les principales lésions que l'on trouve dans ces cas, et les a dépeintes de main de maître. Il a parfaitement démontré que la matière tuberculeuse grise se transformait en matière tuberculeuse jaunâtre, tant dans les granulations que dans l'infiltration. On voit, en effet, presque toujours la matière grise et la matière jaune se mon- trer ensemble dans les poumons, de telle manière que celle-ci occupe générale- ment le centre des masses tuberculeuses et des parties infiltrées, tandis que celle-là occupe les parties périphériques; et il en est de même dans la plupart des autres organes*
Ici, messieurs, vous allez m' arrêter par une objection. Gomment, me direz* VOUS) vous ne savez donc pas que pour MM. Virchow, Niemeyer, Hérard et Cornil, la granulation tuberculeuse seule constitue un produit spécial auquel doit être réservé le nom de tubercul^^ tandis que l'infiltration tuberculeuse est bien évidem- ment le résultat d'une forme particulière de pneumonie, la pneumonie casëeusc? Non, je n'ignore cela nullement; mais ici une première difficulté m'arrête. La granulation grise, regardée par tous ces auteurs comme le type du tubercule, est au contraire pour M. Empis une altération toute différente, la granulie, recon- naissant pour point de départ l'inflammation, dont elle n'est qu'un mode spécial.
De quel côté se trouve donc la vérité? Il existe un seul moyen de le découviir, c'est de s'adresser à l'observation des faits. Je ne me dissimule pas, et les nom- breuses discussions dont cette question est l'objet le prouvent suffisamment, que cette voie est difficile et périlleuse, et qu'il est facile de mal voir ou de mal inter- prêter les faits que l'on a sous les yeux.
Que sont d'abord les granulations grises? A l'examen microscopique, j'y ai con- stamment trouvé les éléments suivants : l"" de petites cellules arrondies, de 0,007 à 0,01, à un, deux ou ti*ois noyaux, mais le plus souvent un seul; 2*" assez sou- vent des noyaux libres, foncés, sphériques, de 0,002^ à 0,0036, provenant sans doute de la destruction des cellules; 3° des cellules cpithéliales de 0,019 à 0,029^ évidemment des cellules de l'épithélium des vésicules pulmonaires, augmentées de volume; 4* des cellules mères renfennant deux, trois, quatre cellules arron- dies, ou des noyaux multiples; 5"" des cellules fusiformcs ou étoilées, renfermant un ou plusieurs noyaux, parfois même de jeunes cellules, et atteignant parfois des
D0 TUBERCULB. •— CROCQ. 71
dânensions asses considérables (0,05 de longueur sur 0,01 de largeur); 6» des fibres élastiques et des vaisseaux, ceux-ci pénétrant parfois plus ou moins dans l'épaisseur de la granulation.
Tels sont les éléments morphologiques de la granulation grise du poumon, et dans tous les organes on les retrouye, à l'exception des fibres élastiques et des cel- loles épithéliales. Je n'y ai pas trouvé la matière amorphe signalée par MM. Luys, Vulpîan et Empis. Les fibres indiquées par M. Bouchut ne me semblent pas antre chose que des cellules du tissu connectif augmentées de volume et deve- nues plus ou moins granuleuses. Quant aux cellules et aux noyaux, ce sont là les éléments que MM. Vulpian et Empis ont désignés sous le nom d'éléments fibroplastiques^ et M. Robin sous celui de cytoblastions.
Noas ne devons évidemment pas nous contenter de ces appréciations; n'ad- mettant dans l'organisme malade que des éléments identiques avec ceux de l'or- ganisme physiologique, parce qu'ils résultent de l'action des mêmes lois, nous deTons avant tout nous demander à quels éléments normaux se rapportent ces reliâtes. Or fl n'y a qu'un seul type auquel nous puissions les rapporter, c'est celui des cellules de la lymphe et des ganglions lymphatiques, celui des globules blancs du sang et du mucus, qui sont aussi les globules du pus, en un mot celui des leucocytes. Ce qui constitue les granulations tuberculeuses grises, ce sont donc des leucocytes. Ce qui les distingue du pus, c'est avant tout l'absence de substances intercellulaires; ces leucocytes sont petits, parce qu'ils ne baignent pas dans un liquide ; ils n'ont souvent qu'un seul noyau, parce qu'ils n'ont pas Qoe grande vitalité, une grande tendance à se multiplier, et leurs noyaux sont peu volumineux. Quant à leur origine, les dohnées que j'ai fournies précédem- ment sur la structure des granulations l'indiquent suffisamment. Cette origine est double, ces leucocytes peuvent reconnaître pour point de départ lés cellules con- nedives et aussi les ceUules épithéliales. Ceci, bien entendu, s'applique spéciale- ment au poumon ; dans les parties où l'épithélium manque, les éléments connec- tifssont évidemment les seuls générateurs du tubercule gris. Aussi les granulations sont-elles entourées d'une coque de tissu connectif épaissi^ qui concourt en grande partie à leur donner leur consistance, et qui détermine la saillie qu'elles font à la coupe sur les tissus environnants.
Le tubercule gris ressemble donc au pus par sa constitution, il lui ressemble aussi par son mode d'origine; comme lui, il peut provenir soit des éléments épi- tltéliaax, soit du tissu connectif.
Que si nous examinons le tubercule gris à une époque peu éloignée de sa nais- noce, nous le trouvons entouré d'un riche lacis de vaisseaux qui amènent les matériaux de sa formation^ et avant qu'il ne paraisse dans les organes où il se ren- contre, nous y trouvons des points rouges, ii^ectés, dont quelques-uns ofirent déjà une légère tuméfaction, une légère augmentation de consistance, premiers ^es du travail organisateur qui commence à s'y faire.
Par leur mode d'origine comme par leurs caractères histologiques, les granu- lations grises se rapprochent donc au plus haut degré des produits de l'inflam- mation.
Disons maintenant quelques mots de leur siège.
Carswell, MM. Cruveilhier et Schrœder van der Kolk les considèrent comme déposées dans les vésicules pulmonaires; MM. Hérard et Comil prétendent, au contraire, qu'elles siègent dans le tissu élastique interposé entre les infundibulum. k ne puis accepter leur manière de voir; maintes fois j'ai vu les amas tubercu-
72 CONGRÈS MÉDICAL INTERNATION àt. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
leux seulement circonscrits par les parois des vésicules; j'ai vu les cellules pro* duites par des cellules mères évidemment de nature épithéliale; enfin les granu- lations d'un certain volume peuvent englober plusieurs vésicules, et alors les fibres élastiques des cloisons sont interposées dans leur épaisseur. Je ne me rap- pelle même pas avoir vu le tubercule siéger exclusivement dans le tissu qui sépare les vésicules. Cependant on doit admettra qu'il peut tout au moins y avoir son point de départ, car dans les autres organes il n'y a généralement pas de cavités analogues aux vésicules pulmonaires^ où il pourrait se déposer, et il se produit tout naturellement dans l'épaisseur des tissus, entre leurs éléments anatomiqucs, et souvent, comme le veulent MM. Rindfleiscb, Otto Weber^ Hérard et Comil, sur les parois des artérioles et aux dépens de leur membrane adventice.
Les caractères de la granulation jaune offrent la plus grande analogie avec ceux de la granulation grise; je me bornerai donc à indiquer les différences qui les séparent. Les petites cellules, de 0,0035 à 0,006, rarement 0,009, sont plus irré- gidières, plus anguleuses, et souvent dépourvues de noyaux; ce sont celles qui ont été autrefois décrites comme globules spécifiques du tubercule par M. Lebert. D'après la description qu'il en a donnée, ce sont des globules de 1/100* à 1/150* de millimètre de diamètre, irréguliers, à angles arrondie, à contours ordinairement très-distincts, contenant des granules moléculaires, mais pas de noyaux, inatta- quables par l'eau, l'étber et les acides faibles. Mais assez souvent j'ai rencontré dans ces globules des noyaux, et parfois jusqu'à deux ou trois; les globules du pus peuvent aussi se présenter granuleux et sans noyaux, variété désignée par M. Le- bert sous le nom de globules pyoïdes; fis peuvent offrir la même résistance à l'eau et aux acides dfiués, et cette résistance n'indique nullement une différence dans la nature des cellules, mais une simple différence d'âge : nous savons en effet que généralement plus les cellules viefilissent, plus leur enveloppe se rap- proche des substances élastiques et cornées, et plus elle offre de résistance à l'action des réactifs. L'examen macroscopique ne fait nullement distinguer tel pro- duit désigné sous le nom de pus concret de tel autre désigné sous le nom de tuber- cule jaune, et l'examen microscopique ne nous apprend pas plus, le pus concret pouvant aussi bien que le tubercule jaune offrir des cellules rapetissées, angu- leuses, privées de noyaux, et réfractaires à l'action de l'acide acétique dfiué. On rencontre d'ailleurs parfois aussi dans les ganglions lymphatiques enflammés et même sains, de petites cellules irrégulières, sans noyaux, granuleuses, qui, toute idée préconçue mise de côté, ressemblent complètement à ces corpuscules. Si l'on veut, du reste, les comparer à ceux de la granulation grise, que j'ai décrits tantôt, on verra qu'Us n'en diffèrent que par l'absence fréquente de noyaux et par un contenu granuleux formé en grande partie par des molécules graisseuses, comme l'indique leur résistance à l'action de l'acide acétique dUué. Ce sont donc les mêmes cellules, mais atteintes à un degré plus ou moins élevé de la dégé* nérescence graisseuse.
On trouve aussi dans la granulation jaune des granules isolés, constitués la plupart du temps par de la graise et des cristaux de cholestérine. Ces produits amorphes sont d'autant plus abondants que la granulation est plus ancienne, qu'elle se rapproche davantage de l'état d'obsolescence.
Fréquemment on y rencontre ces globules framboises que M. Gluge a le pre- mier siinialés comme caractéristiques de l'état inflammatoire, et des cellules plus ou moins volumineuses, semblables aux cellules épithéliales, et infiltrées de graisse. Quant au siège de la granulation jaune, il est le même que celui de la
DU TUBBBGULB. «- CEOCQ. 7S
granulation; grise : dans le poumon, c'est généralement dans les infundibulum, dont, la plupart du temps, plusieurs sont englobés dans la masse et dans les petites bronches; dans les autres organes, c'est généralement dans le tissu con- nectif, qui en est sans doute aussi parfois le siège dans le poumon. Il en est notamment ainsi dans les centres nerveux, dont les tubercules jaunes ont été considères par M. Robin comme formés d'éléments particuliers, les myélocytes, identiques avec ceux qu'on trouve à l'état normal interposés entre les éléments nerveux. Pour moi, les myélocytes ne sont que les éléments d'un tissu connectif incomplet, se reliant à cette variété que Kôlliker a désignée sous le nom de tissu cytogène : ces éléments produisent des leucocytes, comme tous leurs congénères, et ceux-ci y constituent, selon les circonstances, soit des foyers purulents, soit des tubercules.
Ces études sur la structure et le siège de la granulation jaune nous indiquent parfidtement sa nature : elle n'est pas autre chose que la granulation grise atteinte de dégénérescence graisseuse. Voilà comment il arrive si souvent que la granulation grise se transforme graduellement en granulation jaune, en com- mençant par son milieu, partie la plus anciennement formée et la plus éloignée des matériaux de nutrition, par conséquent la plus disposée à cette métamorphose régressive. Ce fait est tellement évident, que M. Empis lui-même, tout en pro- damant l'indépendance de la granulie et de la tuberculisation, ne peut pas s'empêcher de la reconnaître.
Les globules du tubercule jaune ne sont donc pas autre chose que des leucocytes atteints de dégénérescence graisseuse : et en effet, ils ressemblent tellement à ceux de certains pus concrets et desséchés, qu'on ne saurait pas les en distinguer, comme je l'ai démontré tantdt. Du soi-disant globule du tubercule au leucocyte, type du pus le plus parfait, on peut remonter, par transition insensible, à tel point qu'on ne saurait jamais dire où finit l'un, où l'autre commence. C'est qu'en eflèt, c'est de part et d'autre le même élément anatomique fondamental, le leuco- cyte ne différant qu'en vertu des circonstances dans lesquelles il existe.
Passons maintenant à l'infiltration grise. Elle présente une grande ressem- blance avec l'hépatisation grise; seulement le tissu est moins friable, il se déchire moins facilement; il est moins humide, ne laissant pas suinter de sa coupe ce liquide puriforme sanieux qui caractérise l'hépatisation grise. L'exa- men microscopique y démontre d'abondantes cellules épithéliales de 0,014 à 0,025, dont beaucoup sont plus ou moins infiltrées de granules graisseux. On y trouve aussi des globules framboises (globules inflammatoires de M. Gluge), et des leucocytes de 0,005 à 0,01, renfermant généralement un ou deux noyaux de 0,002/i à 0,0035 millièmes. Souvent on rencontre des cellules épithéliales mères, et ce sont les plus volumineuses, celles de 0,02 à 0,025, contenant des leucocytes complets. Par places, ces cellules mères sont très-abondantes et très^distinctes. Ces produits remplissent les alvéoles comme dans l'hépatisation grise et comme dans la granulation grise. Ils diffèrent de la première par le même caractère qui sépare la granulation tuberculeuse du foyer purulent, c'est-à-dire l'absence d'une matière intercellulaire distincte, de ce liquide qui donne au pus sa flui- dité. Les produits de cette infiltration sont donc tout à fait semblables à ceux de la granulation grise ; ils n'en diffèrent que par leur extension et leur diffusion, et le nom d'infiltration tuberculeuse grise, donné par Laennec, se trouve ainsi, quoi qu'on en dise, parfaitement justifié.
Su|^M)sei maintenant cette infiltration subissant la dégénérescence graisseuse
7& CONGRÈS MÉDICAL IMTBBNATIONAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
selon le mécanisme exposé précédemment; elle prendra une teinte jaune, un aspect granuleux et sec; en un mot, on aura l'infiltration tuberculeuse jaune, différant de la grise, comme le tubercule jaune diflfère de la granulation grise. Ces lésions ne méritent donc nullement d'en être séparées sous le nom de pneu- monie caséeuse. Ce que je viens de dire n'est nullement spécial au poumon ; c'est là que ces phénomènes se produisent avec le développement le mieux marqué ; mais ils sont susceptibles de se manifester dans tous les tissus. Partout on peut ren- contrer, soit la granulation, soit l'infiltration tuberculeuse grise ou jaune. Les masses d'un certain Tolume peuvent reconnaître une double origine ; ou bien elles sont formées d'une pièce par infiltration, ou bien elles sont le résultat delà confiuence de granulations produites successivement.
Ainsi la matière tuberculeuse grise, subissant la dégénérescence graisseuse, de- vient matière tuberculeuse jaune. Mais cette transformation, pour être f^quente, n'est pas absolument nécessaire : cette matière peut persister dans le même état, surtout lorsqu'elle forme des granulations peu volumineuses. Il est possible aussi que les éléments du tubercule s'infiltrent de graisse au moment même de leur naissance, comme cela a lieu également pour le pus et le cancer, et alors la matière tuberculeuse jaune se produira d'emblée, soit isolée, soit infiltrée.
Ces faits étant posés, jetons sur le développement du tubercule un coup d'œil général qui nous fasse bien comprendre ses rapports avec les autres actes patho- logiques de l'économie. Lorsqu'on examine un organe pai'cnchymateux ou membraneux dans lequel des tubercules se développent, on y voit des points ou des taches offhint une vascularisation considérable; parfois le centre de ces points est déjà consistant et élastique. Ces points passent par transition insensible à la granulation tuberculeuse, qui est toujours entourée d'une zone vasculaire bien développée. L'examen microscopique y fait reconnaître des vaisseaux nom- breux et volumineux qui rampent à la surface du tubercule, et qui par places paraissent s'enfoncer dans son intérieur. Si c'est à l'infiltration tuberculeuse qu'on a affaire, le tissu est d'abord injecté, puis il offre les caractères de ce que Laennec appelait l'infiltration gélatiniforme, à laquelle succède l'infiltration tuber- culeuse proprement dite, grise ou jaune.
Voilà les phénomènes dont sont le siège les parties envahies par la tuberculose, et ces phénomènes présentent avec ceux qui président au développement de l'infianmiation une ressemblance telle qu'en décrivant les uns, on décrit involon- tairement les autres : vascularisation et réplétion des tissus par des matériaux dus à l'exsudation, voilà ce qu'on trouve également dans les deux cas.
Pénétrons maintenant davantage dans les phénomènes intimes dont ces parties sont le siège, et voyons si l'analogie se maintiendra. Dans l'inflammation, les élé- ments cellulaires des tissus connectifs s'engorgent, se gonflent, s'obscurcissent, et enfin donnent naissance à de nouvelles générations de cellules semblables aux leucocytes. Les nouvelles cellules ont quatre destinations : 1° elles se détruisent et leurs matériaux sont résorbés ; 2^ elles se transforment en cellules connectives nouvelles; 3° elles nagent dans une substance intercellulaire liquide plus ou moins abondante analogue au sérum du sang, et constituent le pus ; U^ elles subissent la dégénérescence graisseuse et forment des amas qui peuvent séjourner indéfi- niment dans les tissus en s'imprégnant plus ou moins complètement de sels cal- caires.
Dans la tuberculisation, les éléments cellulaires du tissu connectif augmentent aussi de volume, et donnent naissance à de nouvelles générations de cellules
DU TUBERCULE. —• CROGQ. 75
semhlahles aux leucocytes. Dans le poumon, les cellule» ëpithélîales subissent des transformations semblables, et prennent généralement la plus grande part à la ftnination des éléments cellulaires des tubercules. La plupart de ces cellules per- sistent comme celles qui constituent le pus ; et les seules différences qui séparent celui-ci du tubercule sont le volume moindre qu'acquièrent ces cellules, la pré- sence d'un seul noyau dans la plupart d'entre elles, 'et surtout l'absence d'une substance intercellulaire liquide qui les sépare. Toutes ces différences se résument dans celle-ci : c'est qu'il y a dans la tuberculose une énerg:ie moins grande de la force formatrice que dans les formes considérées généralement comme inflammatoires. Ici encore, comme tantôt, nous trouvons entre les faits qui caractérisent l'inflam- mation et le phénomène de la tuberculisation ime analogie tellement étroite, qu'elle saute aux yeux. On comprend ainsi comment la pneumonie caséeuse constitue pour les uns une lésion pblegmasique, tandis que pour les autres elle n'est qu'une forme de la tuberculisation, l'inflltration tuberculeuse. Si nous interrogeons la clinique, elle nous fournit la conflrmation des données de l'anatomie et de la physiologie pathologiques. Nous ne devons du reste pas oublier que c'est la clinique qui a conduit Broussais à rattacher les tubercules aux inflammations, et que c'est l'anatomie pathologique cultivée, d'une manière trop exclusive, qui a déterminé Laennec à y voir un produit spécial sans analogue dans l'économie.
Les symptômes des tuberculoses, et spécialement de celle du poumon, se con- fondent avec ceux des phlegmasies chroniques, de la pneumonie et de la bron- chite à marche lente ; quant à la tuberculose aiguë, la nature et les fonctions de l'organe affecté généralement dans toute son étendue nous rendent compte des faits que nous y rencontrons.
On peut distinguer, d'après leur siège, trois espèces difTérentes de phlegmasie pulmonaire ordinaire : la pneumonie lobaire, envahissant tout un lobe ou une grande partie d'un lobe ; la pneumonie lobulaire ou broncho-pneumonie, enva- hissant des lobules isolés; enfin, la pneumonie vésiculaire, bornées à des points constitués par un seul infundibulum ou par un petit nombre d'entre eux. Voilà aussi, messieurs, les trois formes de la tuberculisation, que nous pouvons parfai- tement, d'après ce qui précède, considérer comme reconnaissant pour point de départ une phlegma.sie de forme spéciale que nous appellerons pneumonie tuber- culeuse. Il y a donc une pneumonie tuberculeuse lobaire, qui est l'inflltration tu- berculeuse, une pneumonie tuberculeuse lobulaire, broncho-pneumonie tuber- culeuse ordinaire ; enfin, une pneumonie tuberculeuse vésiculaire, qui est la tuberculose miliaire proprement dite, celle que l'on rencontre en particulier dans la phthisie aiguë. Le processus pathologique peut d'ailleurs être borné aux éléments pulmonaires proprement dits, ou bien s'étendre aux bronches, et même atout l'arbre aérien. De ces variations proviennent les différences symptomato- logiques si marquées que présentent entre elles les différentes formes de tuber- culisation pulmonaire.
Les auteurs qui considèrent le tubercule comme un produit spécial ne peuvent se dissimuler les phénomènes phlegmasiques dont les tissus voisins sont le siège. Pour les expliquer, ils n'ont rien trouvé de mieux que de considérerle tubercule comme un corps étranger, une épine qui provoque la phlegmasie. Je ne puis que répéter, à cet égard, ce qu'en 1853 j'ai écrit dans mon Traité des tumeurs blanches fpage 251), où j'ai apprécié cette idée de la manière suivante :
< Lorsque le tubercule est formé, deux choses peuvent arriver : la congestion peut cesser et la circulation revenir à son état normal ; alors les matériaux liquides
76 CONGRfcS MÊBIGAL INTBBNATIONAL. — PREMIÈRE SÉANCE DE JOUR.
sont peu à peu résorbés; les matériaux solides, consistant principalement en sels, restent, et le tubercule passe à l'état crétacé. Mais, plus souvent, le travail con- gestif continue, l'exsudation augmente ; il se forme, non plus seulement de la ma- tière tuberculeuse, mais aussi du pus et du tissu cellulo-vasculaire. Il n'y a plus alors seulement tuberculose, il ya inflanmiation. L'une etl'autre lésion oflVent, on le voit, le même point de départ, et, de l'une à l'autre, il n'y a qu'un pas; elles appartiennent à la même famille. Dans l'une comme dansl' autre, il y a tout d'abord afflux congestif du sang, puis production d'une exsudation plastique; la diffé- rence entre les deux gît uniquement dans la différence de l'organisation, que celle-ci subit.
» Généralement, ce n'est pas ainsi que l'on se représente les choses. On re- garde la tuberculose et la phlegmasie comme tout à fait distinctes et sans rap- ports entre elles. Si celle-ci succède à la première, c'est que le tubercule joue, au sein de nos tissus, le rôle d'nn corps étranger, d'une épine qui la provoque.
» Je ne puis m'empêcher de qualifier de singulière cette doctrine, bien qu'elle règne^partout sans conteste. En effet, quelle est la cause qui produit cette épine? Gomment se fait-il que cette cause ne provoque pas l'inflammation, tandis que son effet, qui est le tubercule, la provoque? Cette cause a donc sur nos tissus une action plus faible que son effet? Elle est moins puissante que lui? Comment, enfin, les tubercules crétacés, qui sont tout aussi et plus corps étrangers que les tubercules simples, ne développent-ils pas d'inflammation?
» Ces raisonnements, joints à l'observatioii attentive de ce qui se passe dans les tissus dans lesquels se forment les tubercules, nous prouvent que la production de ceux-ci est la conséquence d'un travail pathologique du même ordre que le travail inflammatoire. Ce travail, en continuant, peut amener et amène, en général, l'inflammation. ... »
Le tubercule, doué d'une activité vitale restreinte, et offrant vers la métamor- phose régressive une tendance évidente, ne constitue nullement par lui-même un danger pour l'organisme. Son évolution naturelle, c'est la dégénérescence graisseuse, avec résorption continue des parties les plus liquides, ce qui amène l'atrophie, le ratatinement ou la destruction des cellules, l'état d'obsolescence, suivis de l'état crétacé et de l'état pierreux. Si, trop souvent, il ne suit pas cette marche normale, mais parait posséder des tendances destructives, ce n'est pas là un résultat de son organisation, mais bien de la continuation du travail phleg- masique auquel il doit naissance. Alors, au lieu de perdre des éléments liquides, il en acquiert de nouveaux ; il se ramollit, en commençant par les parties qui sont le siège principal de la dégénérescence graisseuse, du pus se forme et vient se joindre aux détritus tuberculeux, et un foyer se constitue. Dans les poumons, les infundibulum et les bronches tuberculeux peuvent, de cette façon, devenir le point de départ des cavernes qui, évidemment, communiquent alors de prime abord avec les canaux bronchiques. Mais les choses peuvent se passer autre- ment. Les petites branches présentent, dans leurs cavités, une matière caséeuse puriformc et diffluente ; elles subissent une dilatation parfois considérable ; elles s'ulcèrent, et leur cavité se met directement en communication avec les tissus voisins atteints de tuberculisation. Également, des masses de tissus atteints par la tuberculisation peuvent se nécroser , par suite de l'oblitération de leurs vais- seaux nourriciers. Tels sont les différents mécanismes par lesquels se forment les abcès tuberculeux, lesquels, dans les poumons, conmiuniquent toujours avec les bronches et constituent les cavernes pulmonaires.
DU TUBERCULE. — CROCQ. 77
Beaucoup de médecins considèrent encore actuellement la tuberculisation comme une maladie générale ou comme le résultat d'une altération du liquide sanguin. Mais on trouve très-souvent des tubercules dans les poumons, même dans un seul poumon, sans en rencontrer nulle part ailleurs.
rai vu souvent quelques noyaux tuberculeux, récents ou obsolescents, au som- met d'un ou des deux poumons ; j'ai vu un ou deux ganglions tuberculeux chez des individus qui n'avaient aucune autre lésion. Dira-t-on que ce soit là des résultats d'une maladie générale ou d'une altération du sang? Aucune analyse n'a, du reste, démontré l'existence de cette dernière, que, par conséquent, la rigueur de la science moderne ne nous permet pas d'accepter. Un des ai*gu- ments les plus forts des partisans de ces idées, c'est la transmission héréditaire de la tuberculisation. Mais ce n'est pas la tuberculisation elle-même qui est transmise. J'ai bien souvent ouvert des fœtus et des enfants provenant de fcnmies tubercu- leuses, et je n'ai jamais, chez eux, renconti-é de tubercules. Ouvrez au hasard 100 cadavres d'enfants, et vous rencontrerez fort peu de tubercules pulmonaires; ouvrei 100 cadavres d'individus âgés de vingt à trente ans, et vous en trouverez très-souvent. On n'hérite donc pas de la tuberculisation, et pourtant elle est consi- dérée par tous les praticiens comme incontestablement héréditaire. On hérite à coup sûr de quelque chose, mais ce quelque chose n'est pas la maladie, qui se développe parfois seulement trente ou quarante ans après la naissance. Qu'est-ce doncT C'est la prédisposition , c'est-à-dire certain type de structure interne des tissus, que nous ne saurions définir et qui les rend accessibles à tel ordre de phé* nomènes pathologiques. C'est là qu'il faut chercher la raison d'être de l'hérédité de la tuberculose, ainsi que des difTérences qu'elle ofi&'e, selon les âges, quant aux organes dans lesquels elle élit son siège.
11 résulte des considérations que je viens de vous soumettre, que la tuberculi- sation n'est nullement une maladie spéciale ou spécifique, reconnaissant pour cause un vice du sang, mais une affection du même ordre que les inflanunations^ dont elle ne diffère que fort peu. Cette proposition n'est pas destinée unique- ment à satisfaire l'esprit des savants; elle est avant tout pratique, et ses consé- quences doivent dominer le champ de la thérapeutique.
Le traitement de la tuberculisation, en général, et celui des tuberculisations des poumons, de l'intestin et des méninges, en particulier, n'est pas autre chose que le traitement des phlegmasies, soit aiguës, soit chroniques, des mêmes organes. Un régime convenable, les antiphlogistiques, les révulsifs et les modificateurs appropriés, appliqués selon les indications et en tenant compte de la constitution des malades et des conditions dans lesquelles Us se trouvent, voilà les moyens par lesquels on arrive le plus souvent à des résultats heureux, et mon expérience me permet d'affirmer que les résultats de l'application de ces principes viennent complètement confirmer les idées que j'ai exposées dans ce travail.
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78 GONGBÈS MÉDICAL INTERNATIONAL. *— PRBlilÈRE SÉANCE DE JOUR.
DKS ISILPÉRIEIVCES
SUR Ei^IRRlTATIOrV PVE.llO[VAlRi: EXPÉRIMEMT AI.fi,
SUR liA TR4MSlflISS10M DE E.\ PIVEVflOWli:,
DE I.V%DÉIVITE CHROWigUEl», DEl» «R%I«IJE.AT10IVS
DITE» TIJBER€VE.EVSEIIi ET DE DIVERS AVTRES
PRODUITS MORIIIDES.
PAR M. LE PROFESSEUR LERERT (DE RRESLAU). (Lu pat le •ecrélairefgénëral au nom d« l'auteur.)
Ces expériences ont été faites dans mon laboratoire avec mon excellent chef de laboratoire, M. le docteur Wyss ; toutefois des divergences d'opinion existant entre nous sur l'interprétation des faits observés par la voie expérimentale, je prends sur moi toute la responsabilité de ces généralités. Le travail complet, avec tous les détails des expériences, sera publié prochainement dans les Archives de Virchow.
Nos expériences sont au nombre de quarante-cinq, sans compter les très-nom- breuses non achevées. Une première série de onze expériences se rapporte à la trans- mission des produits de la pneumonie disséminée chronique, de Tadénite chronique d'apparence tuberculeuse et de granulations tuberculeuses des poumons. Deux expériences se rapportent à mes anciennes recherches sur la pyohémie. Deux chiens auxquels de nombreuses injections de pus ont été faites dans les veines ont présenté, l'un des granulations récentes dans les poumons, l'autre dans les poumons et le foie, l'un et l'autre offrant la structure des tubercules dans ces granulations. Dans neuf expériences, des produitsd'expectorationetde cavernes ont été, commp dans les onze premières, injectés sous la peau ; ces animaux ont succombé à la pyohémie ou à la septicémie, et n'ont point présenté des granulations d'infec- tion. Dans la vingt-troisième expérience, une fistule biliaire est établie à un chien pour des expériences sur l'empoisonnement par le phosphore; après une semaine le chien commence à tousser, et à l'autopsie il présente des granula- tions pulmonaires récentes ayant les mêmes caractères que celles produites par les granulations pulmonaires, et les petits foyers pneumoniques disséminés. Les expériences vingt-cinq à trente-cinq se rapportent à la transmission de divers produits morbides, de glandes lymphatiques hypertrophiées, de mélanose du cheval, de tumeui*s ûbroplastiqucs, cancroïdes et cancéreuses. Les dix dernières expériences concenieut des ii\jections de chai*bon ou de mercure dans la veine jugulaire ; ce dernier a été introduit une fois directement dans la trachée.
En passant sui* tous ces détails très-nombreux et l'analyse soigneusement faite des expériences, je puis résumer dans l'exposé suivant le résultat som- maii-e auquel je suis ai-rivé.
En commençant pai* les expériences les plus simples, le charbon a fourni le type d'une obstruction mécanique des capillaires pulmonaires. Mais déjà nous arrivons à l'irritation des alvéoles, du tissu pulmonaire interstitiel, même de la tuni- que externe des petites artères ; nous constatons le passage de petites granula- tions à de l'irritation et surtout à une hyperplasie cellulaire plus diffuse^ alvéo-
DU TUBERGULI. — LfiBBRT. 79
laire, lobulaire, plus étendue même. L'embolie capillaire est éyidemment le point de départ^ et il est très-probable qu'une fluxion collatérale consécutive a proToqué la multiplication cellulaire^ qui a tout aussi bien eu lieu dans les cellules du tissu coDJonctif que dans celles du type épithélial
L'injection du mercure offre déjà des résultats plus compliqués. Outre l'ob- struction mécanique^ U y a ici un véritable travail in*itatif, et j'avais déjà prouvé antérieurement, par des expériences faites à Paris^ en 1850, que le mercure injecté dans les vaisseaux